Thérèse Raquin : Un roman noir puissant et prenant, signé Zola.

« Au bout de la rue Guénégaud, lorsqu’on vient des quais, on trouve le passage du Pont-Neuf, une sorte de corridor étroit et sombre qui va de la rue Mazarine à la rue de la Seine. » Emile Zola, première phrase de Thérèse Raquin

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Enrobage : Thérèse Raquin, de Emile Zola
Fève : France / Thérèse Raquin
Ecadossage : Par la volonté de sa tante, Thérèse épouse son cousin. Bientôt, elle ne supporte plus sa vie de cloîtrée, ni cette ruelle noire du Pont-Neuf où madame Raquin a installé sa mercerie. Toute sa sensualité refoulée va alors s’éveiller au contact de Laurent, peintre dont elle devient la maîtresse. Et les amants décide de noyer les mari…
Ganache : Roman / Naturaliste
Tempérage : 252 pages / 1,6 cm / Pocket / 4€50

– Les gens meurent quelquefois, murmura-t-elle enfin. Seulement, c’est dangereux pour ceux qui survivent.

Laurent ne répondit pas.

-Vois-tu, continua-t-elle, tous les moyens connus sont mauvais.

Thérèse est un personnage que l’on aime et haït à la fois. Laurent est tellement faible qu’il est fort. Madame Raquin tue la mort. Camille est chétif, maladif mais aimable. François a des yeux ronds. Grivet, Michaud et Olivier sont-ils aveuglent. Suzanne est naïvement sympathique…
Ces personnages doucement attachants, si complexe, si réel…

Dans ce roman rien est simple et pourtant, on est pris, emporter bien loin de nos petites vies bien rangées pour les gros tracas des personnages. Après tout, un crime ça pose toujours quelques problèmes ?
L’un des premiers romans de Zola, et on comprend pourquoi il est si connu. Un livre noir, puissant et prenant où se mélange l’âpreté, la sexualité et le crime. Rien n’est laissé au hasard, chaque goutte de bonheur est payé. Et les personnages ne se plaignent pas, ils vivent leurs horreurs, surveillés par François : « Dis, ce serait drôle, s’il se mettait à parler dans la boutique, un de ces jours ».

On fini ce roman et on se dit « ouah », il y a tellement de chose, on vit ce roman, on ne se contente plus de lire. On est là, on les épie… Et si c’était nous qui les dénoncions ?

Au final, un roman magnifique et à lire ! Pour votre culture générale, pour avoir lu au moins une fois dans votre vie du naturalisme, pour (re)découvrir Zola… Pour toutes les raisons du monde !

Couverture de mon édition de Thérèse Raquin

Couverture de mon édition de Thérèse Raquin

Couverture : 1/3 => Cela ne me fait pas vraiment penser au livre. J’y vois seulement un résumé de la société féminine du XIXéme siècle, trop simpliste pour un livre de cette trempe.
Ecriture : 4.5/6 => Ce n’est plus l’écriture d’aujourd’hui mais la qualité est 
excellente sans être pour autant trop soutenu. 
Personnages : 5/6 => Des personnages complexes et complets qui ont « des tempéraments et non des caractères. Là est le livre tout entier » comme dit Zola en 1868 à propos de son livre.
Histoire : 3/5 => Est-ce vraiment vraisemblable ? Après tout, là est tout le charme de cette histoire.

Bilan : 13.5/20 => Chocolat au lait !

¿ Et vous, vous en avez  pensé quoi ?

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À propos de liresansfrontiere

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Publié le 15 février 2014, dans Choco, Chocolat au lait, Critique Littéraire, Roman, et tagué , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. 2 Commentaires.

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