La trilogie des fourmis : Rencontre avec les intraterrestres, de Werber

« Pendant les quelques secondes qui vont vous être nécessaires pour lire ces 4 lignes :  » Bernard Werber, première phrase de La trilogie des fourmis

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Enrobage : La trilogie des fourmis, de Bernard Werber
Fève : France / La trilogie des fourmis
Ecadossage : Nous ne sommes pas seuls sur Terre. A côté de nous, à nos pieds, entre nos maisons, vit une autre civilisation. Les fourmis. Elles étaient sur Terre bien avant nous. Il y a plus de 100 millions d’années, alors que nos plus lointains ancêtres ne sont apparus qu’il y a 3 millions d’années. Elles ont su, au cours des siècles, développer leur propre technologie, leur propre agriculture, leur propre architecture, leur propre politique. Mais nous les méprisons juste à cause de leur taille. 
Un savant génial, le professeur Edmond Wells, a décidé enfin de susciter la rencontre. Le dialogue peut commencer malgré les méfiances et les peurs. 
Ganache : Roman / Philosophie-fiction
Tempérage :  1391 pages /3,1 cm / Le Livre de Poche / 18€90

Pendant les quelques secondes qui vont vous être nécessaires pour lire ces 4 lignes:
-40 humains et 700 millions de fourmis sont en train de naître sur Terre.
-30 humains et 500 millions de fourmis sont en train de mourir sur Terre
(Les Fourmis)

Le moment le plus important, c’est maintenant, car on ne peu agir que sur le présent. Et si on ne se préoccupe pas de son présent, on manquera aussi son futur. La chose la plus importante est d’affronter ce qui est là, face à nous.
(Le Jour des fourmis)

N’as-tu jamais rêvé d’un monde qui ne craindrait pas ce qui ne lui ressemble pas ?
N’as-tu jamais rêvé d’un monde où chacun saurait trouver en lui sa perfection ?
J’ai rêvé, pour changer nos vieilles habitudes, d’une Révolution.
Une Révolution des petits, une Révolution des fourmis,
Mieux qu’une révolution : une évolution.
J’ai rêvé, mais ce n’est qu’une utopie.
(La Révolution des fourmis)

Que se passe-t-il si on écrit une histoire super prenante ?
Ainsi qu’une deuxième ?
Et qu’on mélange les deux ensemble avec une encyclopédie ?

La Trilogie des fourmis, c’est un livre extraordinaire. Dans chaque tome se côtoient énigmes,  informations en tout genre, enquêtes policières, et aventures de fourmis. Et c’est magnifiquement bien dosé !
Chaque page nous en apprend un peu plus, chaque page nous offre un peu plus de suspens, chaque page nous donne un peu plus envie de passer à la suivante : c’est génial !

C’est un gros pavé qu’on ne voit pas passer et que j’ai déjà envie de relire. On apprend énormément de chose, tout en passant un excellent moment en compagnie de 103e et les autres.
Et puis, quand on le termine, on a forcément des questions, dont la plus importante : Sommes-nous vraiment les plus intelligents ? Oui, nous sommes les plus grands, mais les fourmis ont survécus à tout ! Plus de 10 milliards d’années qu’elles squattent la Terre. A côté, nos minables 3 milliards d’années sont bien ridicules…
Et puis, pourquoi vouloir les tuer ? Pourquoi ce serait-elles qui devrait partir ? Elles nous dérangent… Oui, mais nous, on les fait pas chier peut-être ?

Sous couvert d’une simple histoire de fourmis et d’humains, Werber nous entraîne vers un questionnement de nous et de notre société. Qu’avons-nous fait ? Que faisons-nous ?
Tout le livre, on comprend qu’on est matériellement  capable de rencontrer les fourmis. Mais socialement. Imaginez une ambassade des fourmis à Paris. Vous riez ? Non, c’est sérieux.

Au début, quand j’ai vu Bernard Werber nommer le registre littéraire qu’il a inventé (et qu’il est le seul a exploité, à ce que je sache), j’ai voulu rire : je me suis dit « Quoi ! Une simple histoire de fourmis et il veut nommer ça « Philosophie ». Et beh… » mais finalement, il a raison. Les fourmis, c’est plus qu’un livre, plus qu’une trilogie (pour ceux qui voudraient jouer sur les mots), c’est une philosophie.
Plus que simplement nous prouver l’importance des fourmis, Werber nous apporte une nouvelle façon de penser, de réfléchir : celle où 1+1=3 et non 1+1=0,5.

Vraiment, ce livre est une lecture à faire, et à refaire, même si je peux comprendre que ça ne plaira pas à tout le monde…

Couverture de mon édition de La trilogie des fourmis

Couverture : 2,5/3 => Autant si je ne suis pas fane des premières couvertures, autant j’adore celle-là !
Ecriture : 5/6 => Le style de Bernard Werber est juste excellent.
Personnages : 5/6 => 103e je t’adore ! Les personnages sont attachants et on est bien triste quand on doit les quitter…
Histoire : 4,5/5 => L’alliance des différentes intrigues qui se rejoignent toutes. Whaou ! Et puis, il y a le suspens, l’action, la romance… Tout ce qu’il faut !

Bilan :  17/20=> Chocolat noir Supplément orange !

¿ Et vous, vous en avez pensé quoi ?

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À propos de liresansfrontiere

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Publié le 29 mai 2014, dans Non classé. Bookmarquez ce permalien. 2 Commentaires.

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