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[Avis BD] Le bleu est une couleur chaude, de Julie Maroh

Rares sont mes lectures de BDs. Je lis déjà peu de mangas et d’albums, et les BDs sont encore plus à la ramasse. Alors, mes coups de coeur BD on ne les compte même pas sur les doigts d’une main. En réalité, ils étaient plutôt inexistant… Mais il y avait une petite BD sur ma wish-list depuis bien longtemps. La seule. Une amie m’en avait dit plutôt du mal depuis, et du coup ce n’était plus vraiment une urgence. Mais en allant à la bibliothèque et en farfouillant les rayons, je suis tombée dessus. Alors, je l’ai prise. Tentons !

Le bleu est une couleur chaude
de Julie Maroh

Couverture de Julie Maroh

J’ai ouvert cette BD en début de soirée et j’ai tout de suite été happée par les dessins : j’ai complètement accroché à ce style, en couleur pour le présent, en noir, blanc et bleu pour les souvenirs (plus grosse partie de l’histoire). Avec son trait sûr, ses multiples nuances de gris et ses petites touches de bleu pleine d’espoir, de vitamines et d’amour, cette BD nous emmène sur le chemin des souvenirs laissés dans des carnets de Clémentine.

Extrait

Le message de la BD est un très beau message : message d’amour sans limite, quoique non éternel. Un message qui se veut contre l’homophobie d’une façon belle et merveilleuse. Avec les difficultés, le dénis, le bonheur… Et le tout bien dosé sur une centaine et demi de pages… J’en aurais bien pris plus… Non pas qu’il en faille plus (c’est parfait pour raconter l’histoire) mais parce que j’ai tellement apprécié ma lecture que j’y serais bien restée un petit peu plus longtemps…

Planche

L’histoire en elle-même est belle, elle m’a même arrachée la petite larme (pas courant pour une BD…) : je crois qu’en très peu de pages, je me suis beaucoup attachée aux protagonistes; Clémentine, à la recherche de soi-même, Valentin, le meilleur ami de Clémentine (celui qui reste malgré l’adversité) et Emma, aux cheveux bleus.

Emma en rêves.

Emma, c’est le bleu du roman : elle attire l’œil dans les nuances de gris et, implacablement, on s’accroche à elle tout comme Clémentine.

Les dialogues sont biens gérés, ni trop nombreux, ni pas assez, et des petites indications (extraits de journal intime) viennent complétées le tout. Au final, on a toute l’histoire, on est pas perdu, mais il n’y a pas non plus trop à lire.

Quelques petits passages à garder en tête ?

-Et je crois que c’est tes soit disant amies qui ont un problème.
-Quand je pense qu’on m’a traitée de détraquée sexuelle parce que je suis partie avec toi…
-MAIS ARRÊTE DE PARLER DES HOMOS DE CETTE MANIÈRE!!! ILS T’ONT FAIT UN LAVAGE DE CERVEAU OU QUOI?!
-T’as jamais eu honte d’être comme ça ?
-Il n’y a que l’amour pour sauver le monde. Pourquoi j’aurais honte d’aimer ?

L’amour s’enflamme, trépasse, se brise, nous brise, se ranime… : nous ranime. L’amour n’est peut-être pas éternel mais nous, il nous rend éternels…

Au final, cette BD m’a emportée, m’a touchée, m’a faite pleurer… Bref, c’est un coup de coeur !
Et pour vous ? 

Pleins de kisses !

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D’un monde à l’autre (La Quête d’Ewilan, Tome 1) : Monde fantastique, de Lylian & Baldetti

« Camille avait séché les cours ce jour-là. » Lylian & Baldetti, première phrase de D’un monde à l’autre

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Enrobage : La Quête d’Ewilan, Tome 1 : D’un monde à l’autre, de Lylian & Baldetti
Fève : France / La Quête d’Ewilan, Tome 1 : D’un monde à l’autre
Ecadossage : La vie de Camille, adolescente surdouée, bascule quand elle pénètre par accident dans l’univers de Gwendalavir avec son ami Salim. Là, des créatures menaçantes, les Ts’liches, la reconnaissent sous le nom d’Ewilan et tentent de la tuer. Originaire de ce monde, elle est l’héritière d’un don prodigieux, le Dessin, qui peut s’avérer une arme décisive dans la lutte de son peuple pour reconquérir pouvoir, liberté et dignité.
Ganache : BD / Fantasy, Jeunesse
Tempérage :  68 pages /1,1 cm / Glénat / 14€95

2 étoiles

Avant que des fans hystériques ne me hurle dessus en me découpant en morceau pour me faire comprendre que je me suis trompée d’auteur, rendons à César ce qui appartient à César : je parle d’une BD qui a bien été faite par Lylian et Baldetti mais j’avoue qu’elle a été adapté du premier tome de la saga La Quête d’Ewilan écrite par Pierre Botero. J’en profite au passage pour dire que je n’ai jamais accroché à cette série malgré le fait que j’ai débuté le tome 1 une dizaine de fois. Vous comprendrez donc que je l’ai aussi abandonné une dizaine de fois…
Et là, je sens venir de loin: mais pourquoi t’as lu la BD si t’aimes pas le bouquin ? C’est simple: vu le nombre de fans, je voulais quand même lui laisser une chance à cet univers, cette histoire et ses personnages. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que je n’ai pas été déçue.

D’abord, je voudrais dire, avant même de parler réellement de la BD, que je comprends parfaitement qu’il y ai des fans : l’univers est superbe et l’histoire hyper entraînante. Je pense vraiment lire la suite. En BD, sûrement, mais tout de même on ne peut pas nier qu’il y a d’excellentes idées et franchement de quoi passer un super moment.

Maintenant, passons à la BD.
Tout d’abord, les dessins : ils sont superbes. Peut-être un peu simple dirons certains mais ils nous emmènent vraiment dans un monde imaginaire et sont pleins de couleurs. De plus les traits sont plaisants à regarder et même quand on veut nous faire ressentir de la vitesse, je n’ai pas trouver l’effet brouillon que je reprochais à Les Gouttes de Dieu (ils n’ont aucun lien, j’en suis consciente).
Ensuite, je n’ai pas lu le roman oui, mais j’ai trouvé qu’on avait ce qu’il fallait pour comprendre même si la BD aurait peut-être gagner à nous expliquer un petit peu plus certains événements et à avoir une dizaine de planches en plus.

Pour les personnages, je les ai trouvé plutôt sympas, suffisamment expressifs même si ce n’est peut être pas le must du must et surtout j’ai beaucoup aimé l’ami de Camille (aussi dit Ewilan), dont je n’ai pas retenue le nom. Vous savez, celui qui vient du monde « normal »… Je les trouvé assez drôle et c’est exactement le type de personnages qui vous donne la pêche pour toute la journée !

Les dialogues sont eux aussi, bien sympa : juste ce qu’il faut, bien écrit et avec la dose d’humour qu’on peut attendre d’une BD qui ne se dit pas humoristique.
Oui, car cette BD, n’est absolument pas humoristique, elle nous donne l’impression d’une saga bourrée d’action tout en restant ouvertement un premier tome de mise en place : il ne se passe pas grand chose à part la découverte du monde « imaginaire » et de la qualité de dessinatrice de Camille.

C’était donc plutôt une bonne découverte, quoique je n’irais pas lire le tome 1 maintenant. Peut-être le deux, qui sait ?

Couverture de mon édition de La Quête d’Ewilan, tome 1 : D’un monde à l’autre

Couverture : 2/3 => Une couverture plutôt jolie, comme les dessins !
Dessin : 5/7 => Les dessins sont vraiment sympas, même s’ils n’ont rien de particulièrement artistiques ou poétiques. Mais ils sont tout de même colorés et bien plaisants à regarder !
Texte : 1,75/2 => Un texte simple sans mot de trop.
Histoire : 5/8 => L’histoire promet quelques choses de sympa dans la suite mais il ne se passe vraiment pas grand chose dans ce tome…

Bilan :  13,75/20=> Chocolat au lait !

¿ Et vous, vous en avez pensé quoi ?

Coeur de Pierre : Romance à la poésie, de Gauthier & Almanza

« L’enfant au coeur de pierre était né en décembre… » Séverine Gauthier, première phrase de Coeur de Pierre

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Enrobage : Cœur de Pierre, de Séverine Gauthier (Scénario) et Jérémie Almanza (Dessin)
Fève : France / Cœur de Pierre
Ecadossage : Il est né avec un cœur de pierre, elle, avec un cœur d’artichaut…
Ganache : BD / Romance, Poésie
Tempérage :  32 pages / x cm / Delcourt / 9€95

Elle fut envahie d’une étrange douceur,
sentit ses joues rosir et ses genoux trembler,
tandis que doucement des frissons de chaleur
parcouraient sa peau claire. Elle n’osait bouger.

3 étoiles

Ça ne m’était jamais arrivée, d’avoir un coup de cœur pour une BD, après il faut dire que je n’en lis pas souvent …
Celle-là m’a attiré par sa magnifique couverture qui représente bien deux univers si semblables et pourtant très différents : un univers d’amour et de joie et un univers d’indifférence et de tristesse.

Je m’attendais à une petite histoire d’amour toute simplette, un peu clichée : autrement dit, je n’en attendais rien ou franchement pas grand chose. Et j’ai été drôlement bien surprise.
L’histoire est simple, oui, mais réfléchie et aboutie (pour ce qu’elle peut l’être en trente-cinq pages) avec une fin à laquelle on ne s’attend pas en ouvrant la BD. On nous propose un point de vue sur l’amour plus large et réaliste que ce que l’on nous offre habituellement et même un triangle amoureux extrêmement bien gérer.
De plus, les personnages sont mignons, attachants et suffisamment vivant pour une BD. Ils sont tous bien différents et font avancés l’histoire : une fois que l’on a supprimé les parents et docteurs des planches « passé des personnages », on ne trouve que les personnages principaux.
Quand aux dessins, tout comme les textes, ils sont beaux et poétiques : très plaisant !

En bilan, je dirais que cette BD est une petite perle qui a presque réussi à m’arracher une larme, même si je me suis retenue.
C’est réellement un petit bonbon tout doux pour passer une demi-heure poétique : une histoire doudou !

Couverture de mon édition de Cœur de Pierre.

Couverture : 2,75/3 => La couverture est sublime ! Franchement, elle est magnifique !
Dessin : 6/7 => Les dessins sont très beaux, poétiques et tout doux, créant des univers semblables différents.
Texte : 2/2 => Écris en vers avec des rimes, c’est original et très sympa !
Histoire : 6/8 => Une histoire d’amour, oui, mais avec un petit plus !

Bilan :  16,75/20=> Chocolat noir Supplément orange !

¿ Et vous, vous en avez pensé quoi ?