Archives de Catégorie: Choco

Livres de moins de 300 pages

[Avis BD] Le bleu est une couleur chaude, de Julie Maroh

Rares sont mes lectures de BDs. Je lis déjà peu de mangas et d’albums, et les BDs sont encore plus à la ramasse. Alors, mes coups de coeur BD on ne les compte même pas sur les doigts d’une main. En réalité, ils étaient plutôt inexistant… Mais il y avait une petite BD sur ma wish-list depuis bien longtemps. La seule. Une amie m’en avait dit plutôt du mal depuis, et du coup ce n’était plus vraiment une urgence. Mais en allant à la bibliothèque et en farfouillant les rayons, je suis tombée dessus. Alors, je l’ai prise. Tentons !

Le bleu est une couleur chaude
de Julie Maroh

Couverture de Julie Maroh

J’ai ouvert cette BD en début de soirée et j’ai tout de suite été happée par les dessins : j’ai complètement accroché à ce style, en couleur pour le présent, en noir, blanc et bleu pour les souvenirs (plus grosse partie de l’histoire). Avec son trait sûr, ses multiples nuances de gris et ses petites touches de bleu pleine d’espoir, de vitamines et d’amour, cette BD nous emmène sur le chemin des souvenirs laissés dans des carnets de Clémentine.

Extrait

Le message de la BD est un très beau message : message d’amour sans limite, quoique non éternel. Un message qui se veut contre l’homophobie d’une façon belle et merveilleuse. Avec les difficultés, le dénis, le bonheur… Et le tout bien dosé sur une centaine et demi de pages… J’en aurais bien pris plus… Non pas qu’il en faille plus (c’est parfait pour raconter l’histoire) mais parce que j’ai tellement apprécié ma lecture que j’y serais bien restée un petit peu plus longtemps…

Planche

L’histoire en elle-même est belle, elle m’a même arrachée la petite larme (pas courant pour une BD…) : je crois qu’en très peu de pages, je me suis beaucoup attachée aux protagonistes; Clémentine, à la recherche de soi-même, Valentin, le meilleur ami de Clémentine (celui qui reste malgré l’adversité) et Emma, aux cheveux bleus.

Emma en rêves.

Emma, c’est le bleu du roman : elle attire l’œil dans les nuances de gris et, implacablement, on s’accroche à elle tout comme Clémentine.

Les dialogues sont biens gérés, ni trop nombreux, ni pas assez, et des petites indications (extraits de journal intime) viennent complétées le tout. Au final, on a toute l’histoire, on est pas perdu, mais il n’y a pas non plus trop à lire.

Quelques petits passages à garder en tête ?

-Et je crois que c’est tes soit disant amies qui ont un problème.
-Quand je pense qu’on m’a traitée de détraquée sexuelle parce que je suis partie avec toi…
-MAIS ARRÊTE DE PARLER DES HOMOS DE CETTE MANIÈRE!!! ILS T’ONT FAIT UN LAVAGE DE CERVEAU OU QUOI?!
-T’as jamais eu honte d’être comme ça ?
-Il n’y a que l’amour pour sauver le monde. Pourquoi j’aurais honte d’aimer ?

L’amour s’enflamme, trépasse, se brise, nous brise, se ranime… : nous ranime. L’amour n’est peut-être pas éternel mais nous, il nous rend éternels…

Au final, cette BD m’a emportée, m’a touchée, m’a faite pleurer… Bref, c’est un coup de coeur !
Et pour vous ? 

Pleins de kisses !

Séance de rattrapage #2 : Alice au Pays des merveilles, de Lewis Carroll

Coucou !

J’accumule encore le retard et pourtant je suis en pleine panne de lecture… Donc bon, une nouvelle séance de rattrapage pour essayer de rattraper ce retard…

Illustrations : Sir John Tenniel

C’est quoi ?

Alice au Pays des merveilles est un roman de Lewis Carroll. Plus qu’un roman, c’est même un conte d’abord à destination des enfants, mais qui peut tout aussi bien être lu par des adultes. On découvre l’histoire d’Alice, une jeune fille qui découvre un monde où les animaux parlent et pensent :

– Que je n’aime pas les chats ! s’exclama la Souris d’une voix perçante et furieuse. Et toi, tu les aimerais, les chats, si tu étais à ma place ?
-Ma foi, peut-être bien que no, répondit Alice d’un ton conciliant.

Chapitre 2

C’est un conte plein de jeux de mots :

Et je n’ai rien pour illustrer ici…

C’est comment ?

Et bien, pour faire simple, je n’ai pas aimé. Je connaissais déjà l’histoire (dû au film que j’adore…) et je voulais me lancer dans le conte que je n’avais jamais lu. Sauf que :

1) je n’ai pas accroché aux personnages (à aucun !)

2) la traduction gâche les jeux de mots. De plus, mon édition propose une explication des jeux de mots en annexe et on se retrouve à faire des allers-retours entre le texte et l’explication pour comprendre pourquoi on devrait rire…

« De plus-t-en plus curieux ! » s’écria Alice (elle était si surprise que, sur le moment, elle en oublia de parler correctement);

Chapitre 2

3) certains passages m’ont parus bien trop long

Au final, je lui ai mis 8/20…

Séance de rattrapage #1 : Boys don’t cry, de Malorie Blackman

On continue toujours…

Editions Milan

C’est quoi ?

Boys don’t cry est le roman d’une talentueuse auteure (dont je n’ai rien lu d’autres…) nommée Malorie Blackman. On suit l’histoire de Dante, un jeune homme de 17 ans qui découvre en quelques heures qu’il est père et va devoir s’occuper de sa fille.

-C’est qui ce bébé ? Une petite cousine ? Une nièce ?
A ce moment, le bébé s’est mis à pleurnicher. Bon sang ! ça avait l’air parti pour durer.
-Sa couche est sale, a dit Mélanie. Prends Emma une minute.
[…] Je tenais le bébé à bout de bras en reculant ma tête comme une tortue pour mettre un maximum de distance entre lui et moi. J’ai entendue Mélanie ouvrir le robinet et la poubelle s’ouvrir et se fermer. J’étais concentré sur chaque bruit en attendant qu’elle revienne et reprenne cette chose.
[…] J’essayais encore d’intégrer que Mélanie était mère quand elle a pris une grande inspiration, puis une autre.
-Dante, c’est toi le père. Emma est ta fille.

Chapitre 1, Point de vue de Dante.

/Léger spoil\ On suit aussi l’histoire de son frère, Adam qui assume son homosexualité et essaye de la faire accepter. /Fin\ Les chapitres alternent les points de vue des deux frères, avec chacun leurs problèmes.

Il n’étais même pas capable de voir la beauté de sa fille – un miracle vu le père !
Et sa tête quand je lui ai dit que je ne serais jamais père. Je ne cache pas ce que je suis, mais ma famille ne m’encourage pas vraiment à être ouvert sur le sujet.

En blanc, le léger spoil.
Chapitre 14, Point de vue d’Adam.

C’est comment ?

On parle là de mon premier coup de coeur de l’année. Enfin, mon premier gros coup de coeur. Très franchement, je pense qu’il fera parti de mon top à la fin de l’année… Parce que c’est une meilleure lecture que Le Monde de Charlie de Stephen Chbosky (et donc que Nos étoiles contraires de John Green)…

Ce livre est extrêmement émouvant. J’ai été très très très touchée par ce roman, à tel point que j’étais incapable d’en parler. De plus, il traite de sujets plus ou moins difficiles et reste réaliste.

Un autre très bon point pour ce roman, c’est l’importance qu’il donne à la famille. En refermant ce roman, j’avais envie de passer du temps avec toute ma famille et de leur dire à tous que je les aime.

Bref, au final, et vous l’aurez compris, j’ai adoré ce roman. C’est un coup de coeur phénoménal, j’ai pleuré, j’ai ri, j’ai eu envie d’hurler, de tuer certains personnages, de faire un gros câlins à d’autres... En fait, j’ai juste envie d’oublier toute l’histoire pour pouvoir le redécouvrir la tout de suite maintenant, parce que c’était une superbe découverte. Et que, bien sûr, je le relirais.

Et du coup, 19/20.

 

 

 

Séance de rattrapage #1 : L’enfant Océan, de Jean-Claude Mourlevat

On continue…

Couverture illustrée par Jean-Noël Rochut

C’est quoi ?

L’enfant Océan est un roman de Jean-Claude Mourlevat. On suit le périple de sept enfants, tous jumeaux sauf Yann, qui décide de fuir de chez eux pour aller voir la mer.
Réécriture du conte du Petit Poucet, ce roman est conté de différents point de vue, tantôt ceux des frères de Yann, tantôt ceux des gens qu’ils croisent sur le chemin.

Le temps que je réfléchisse à tout ça, que je pèse le pour et le contre, figurez-vous que ça s’était tout endormi d’un coup, hop là. La vie est bizarre, me dites pas le contraire. Un quart d’heure avant, j’étais tout seul dans mon bahut à écouter RTL et voilà que d’un coup on était huit là-dedans. Sept qui dormaient et un qui rigolait : moi.

Chapitre 5, Point de vue de Daniel Sanz.

C’est comment ?

J’ai pas vraiment accroché plus que ça. Le style a une certaine oralité qui n’est pas déplaisante, mais à laquelle je n’ai pas accroché. Les personnages ne m’ont pas particulièrement émus…

Au final, il n’y a pas vraiment de gros points positifs (pour moi) à ce roman. Néanmoins, il n’y a pas non plus de gros points négatifs et il se lit plutôt bien. Je lui ai mis 13/20.

 

 

 

Séance de rattrapage #1 : L’étranger, d’Albert Camus

Hi !

Vous avez dû le remarquer, depuis mi-février je suis pas mal absente. Quelques urgences, des petits problèmes, un amoncellement de fatigue et deux ou trois autres petits trucs sont sûrement la version la plus courte de l’explication. Même si, j’avoue, la vue du retard énorme (seize en oubliant l’année précédente) que j’ai côté critiques ne m’a pas vraiment aidé à me motiver… Donc, voici une séance de rattrapage pour parler de quelques uns de ces livres !

Photo de Gérard Rondeau / Agence Vu (détail).

C’est quoi ?

L’étranger est le premier roman d’Albert Camus qui raconte l’histoire du narrateur-personnage Mersault, un homme qui vit en Algérie au XXe siècle. Ce personnage semble insensible, étranger à sa propre vie ce qui conduit plus ou moins directement à sa mort. Cette absence d’empathie vient en partie du style utilisé, créant une distance entre les faits que nous raconte le personnage et sa vie :

Aujourd’hui maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. J’ai reçu un télégramme de l’asile : « Mère décédée. Enterrement demain. Sentiments distingués. » Cela ne veut rien dire. C’était peut-être hier.
[…] Pour le moment, c’est un peu comme si maman n’était pas morte. Après l’enterrement, au contraire, ce sera une affaire classée et tout aura revêtu une allure plus officielle.

Partie I, Chapitre 1

Ce roman propose une critique de la société, avec un personnage en marge sans qu’il ne chercher à l’être. Il illustre aussi la philosophie de l’absurde de l’auteur.

C’est comment ?

Personnellement, j’ai bien accroché. Si le style peut paraître étrange au premier abord, il devient rapidement fluide et facile à lire tout en étant un indéniable exercice de style plein d’originalité. Il marque le roman.
Côté personnage, le côté « détaché » de Meursault rend compliquer toute identification ou appréciation des personnages. Pourtant, on se rend compte en fermant le roman, que ces personnages ce sont fait appréciés, et bien plus qu’on ne l’imaginait.

Au final, c’est une très bonne lecture. Je n’ai franchement rien à lui reprocher et lui met aujourd’hui une jolie note de 17/20 même si en le terminant, je ne lui avait donner « que » 15.

 

 

 

 

Les deux messieurs de Bruxelles : x, de x

« Le jour où un trentenaire en costume bleu sonna à son palier en lui demandant si elle était bien la Genevièvre […] » Eric-Emanuel Schmitt, première phrase de Les deux messieurs de Bruxelles

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Enrobage : Les deux messieurs de Bruxelles, de Eric-Emanuel Schmitt
Fève : France / Les deux messieurs de Bruxelles
Ecadossage : Un recueil de 5 nouvelles sur le mystère des sentiments inavoués. Souvent, l’architecture d’une vie est composée de passions invisibles, qui ne se diront jamais, que personne ne devinera, inaccessibles parfois même à celui qui les éprouve. Et pourtant, quoiqu’obscurs, ces sentiments sont réels ; mieux, ils construisent la réalité d’un destin. Avec délicatesse, Eric-Emmanuel Schmitt dévoile les secrets de plusieurs âmes. Une femme entretenue et gâtée par deux hommes qu’elle ne connaît pas. Un héros qui se tue à la mort de son chien. Une mère généreuse qui se met à haïr un enfant. Un couple dont le bonheur repose sur un meurtre. Un mari qui rappelle constamment sa nouvelle femme au respect de l’époux précédent… «En amour, on croit être deux alors qu’on est trois.»
Ganache : Anthologie / Nouvelle, Contemporain
Tempérage :  257 pages /x cm / Le Livre de Poche / 6€90

x

Recueil de cinq nouvelles de même auteur autour du thème de l’amour dans toute sa grandeur, ce livre nous propose une lecture rapide, plaisante et fluide accompagnée d’une belle plume très sympathique à lire : c’est donc une petite anthologie à lire sur le pouce mais qui est aboutie et plaisante.

Les deux messieurs de Bruxelles : Première nouvelle de recueil, elle nous présente la raison du pourquoi une dame reçoit un héritage considérable d’une personne qui lui est inconnue. C’est l’une de mes préférées du recueil : elle nous présente de bons personnages et une histoire originale. Le format est très bon, bien dosé et la sorte de retour en arrière plaisante.

Le chien : Pour moi, la moins bonne nouvelle. Elle est très bonne tout de même, mais il est vrai que j’ai un peu de mal avec le thème développé ici depuis que j’ai lu Si c’est un homme de Primo Levi. De plus, je l’ai trouvée légèrement trop longue…

Ménage à trois : Si tout au long de ma lecture, j’ai trouvé la nouvelle bien, sympa mais sans plus, la fin m’a très franchement laissé sur le cul : la chute est excellente ! Je ne m’y attendais pas du tout et j’ai trouvé que c’était une excellente idée !

Un cœur sous la cendre : Sûrement ma nouvelle favorite. On découvre une femme qui suite à un événement horrible se met à haïr un enfant. La nouvelle tourne beaucoup autour de cette femme qui est un personnage extrêmement développé pour une nouvelle. J’ai adoré découvrir comment tout ce mettait en place et finissais et l’histoire m’a totalement emportée. Surtout qu’elle est, comme toutes les autres, très réalistes, très bien écrite : tout, dans celle-là, m’a fait passer un bon moment !

L’enfant fantôme : Cette nouvelle aborde le débat de l’avortement. Elle reste tout de même très sympa à lire et assez courte. J’ai bien aimé les personnages mais j’ai surtout adiré la chute qui est pour moi excellente même si assez horrible en soi pour les personnages principaux…

Ainsi, vous l’aurez compris, j’ai beaucoup aimé ce recueil qui a été une très bonne découverte et je compte lire un autre livre de l’auteur dès que possible !

Issu d’un tableau de Magritte

Couverture : 1,5/2 => Elle représente plutôt bien la première nouvelle…
Ecriture : 3/3 => Une très belle plume.
Personnages : 4/5 => Des personnages très sympathiques
Histoire : 4/5 => De plutôt bonnes histoires.
Ma note : 3/5 => De bonnes lectures

Bilan :  15,5/20=> Chocolat noir !

¿ Et vous, vous en avez pensé quoi ?

Critique rapide : Les chiots, de Mario Vargas Llosa

Coucou !

Je continu avec mes critiques rapides car j’ai vraiment énormément de retard dans mes critiques et que je n’aurais jamais le tant pour vous faire une critique de chaque livre lu…

Les chiots
Mario Vargas Llosa

Photo Ibid / Sipa Press.

Nouvelle
84 pages / Folio 2 / 2€00

L’histoire ?

Les chiots, ce sont ces jeunes garçons turbulents de la banlieue de Lima qui tentent de s’affirmer, de devenir adultes. Parmi eux, Cuéllar, cruellement surnommé Petit-Zizi dans un monde où règne le mythe de la virilité. En grandissant, les différences se font plus sensibles, les jeux plus violents et Cuéllar se retrouve en marge. Son innocence est broyée par les rouages implacables de la société péruvienne.

Les plus

  • La plume très spéciale de l’auteur qui est très originale, mélange de première et troisième personne :

Quand les fêtes d’anniversaire devinrent des fêtes mixtes, ils restaient dans les jardins en faisant semblant de jouer à tu l’as, mère qu’as-tu dit ou à chat perché j’t’ai touché ! alors que nous n’avions d’yeux, nous n’avions d’oreilles que pour ce qui se passait au salon, que fabriquaient ces filles avec ces espèces de grands gars, les veinards, qui savaient déjà danser ?

  • La façon spéciale qu’à l’auteur de conter, en ajoutant des onomatopées ou autres mots que l’on écrit rarement :

Quand les fêtes d’anniversaire devinrent des fêtes mixtes, ils restaient dans les jardins en faisant semblant de jouer à tu l’as, mère qu’as-tu dit ou à chat perché j’t’ai touché ! alors que nous n’avions d’yeux, nous n’avions d’oreilles que pour ce qui se passait au salon, que fabriquaient ces filles avec ces espèces de grands gars, les veinards, qui savaient déjà danser ?

  • La publication chez Folio 2€ qui permet de découvrir cet auteur (prix Nobel de Littérature et chef de file de la littérature latino-américaine) pour un prix dérisoire.
  • Les personnages attachants, réalistes, vivants :

À mesure que passaient les jours, Cuéllar devenait plus ours avec les filles, plus laconique et plus distant. Plus fou aussi : il gâcha l’anniversaire de Pusy en jetant un tas de pétards par la fenêtre, elle se mit à pleurer et Marlou se fâcha, il alla le chercher, ils se bagarrèrent, Petit-Zizi le frappa.

Les moins

  • La plume qui ne pourra plaire à tout le monde, car très spéciale.

Bilan

Un tout petit roman, une nouvelle même, mais avec une vraie force et une plume à découvrir car sublime et très original.

Je lui ai mis 3/5 : chocolat au lait !

Oui, encore une fois quatre plus et un moins, mais c’est un hasard…

Kisses !

Aux délices des anges : Pâtisserie de Noël, de Cassidy

« Nos dernières affaires ont été empaquetées. » Cathy Cassidy, première phrase de Aux délices des anges

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Enrobage : Aux délices des anges, de Cathy Cassidy
Fève : Angleterre / Angel Cake
Ecadossage : Je m’appelle : Anya
Mon âge : 13 ans
Je suis : tout juste arrivée de Pologne
Mon style : vieil uniforme acheté d’occasion
Je rêve : de commencer une vie géniale en Angleterre
Mon problème : rien ne se passe comme prévu, ni la vie en Angleterre, ni ma relation avec Dan, ce garçon rebelle pour qui je craque malgré moi…
Ganache : Roman / Jeunesse
Tempérage :  220 pages /1,6 cm / Nathan / 14€90

Même la cathédrale est affreuse. On dirait un cornet de glace renversé sur le trottoir, ou un vaisseau spatial échoué en plein ville. On est à des millions d’années des élégants clochers de Cracovie.

3 étoiles

Cathy Cassidy, avec sa saga Les filles au chocolat, c’est hissée au rang d’auteur doudou numéro un depuis longtemps chez moi. Même si je n’avais encore rien lu d’autre que sa première saga (sûrement parce qu’elle n’avait encore rien sorti d’autres…), j’avais toujours eu cette impression que je pourrais acheté ses livres les yeux fermés. Lorsque Aux délices des anges est sorti, il s’est donc très vite hissé dans ma wish-list urgente et n’a pas attendu très longtemps dans ma P.A.L.

Malgré les multiple ressemblance avec le tome un de sa célèbre série, j’ai adoré ce livre. Le sujet est un peu plus dur que dans ses autres livres, mais on retrouve tout de même ce côté « léger » et problèmes d’ado qui plaît tant aux fan(e)s…
Ici, on retrouve Anya qui nous vient de Pologne et le roman nous parle de l’immigration, l’amitié, l’amour et l’intégration. C’est une fois encore un roman plein de vérités simples, car l’auteur ne cherche pas non plus à faire un essai, mais seulement à créer un roman plaisant et accessible aux plus jeunes. Même ce livre s’adresse sûrement à un lectorat légèrement plus âgé que dans les premiers tomes de Les filles au chocolat.

Pour la plume, on retrouve celle simple et efficace que l’auteur use dans ses précédents livres. Malgré tout, je l’ai parfois trouvé trop simple (deux ou trois fois, j’ai eu l’impression qu’une tournure un poil plus complexe aurait été plus « juste ») mais j’ai quand même passé un superbe moment !
De plus, ce roman étant tout petit, et la plume faisant, il se lit très vite : se dévore !

Et ce n’est pas des personnages que je vais me plaindre ! Même s’il m’ont fait terriblement penser à ceux de la série Mickey Bolitar de Harlan Coben (dont je n’ai lu que le tome un pour l’instant), je l’ai ai beaucoup apprécié et pense mettre attaché à eux.
J’ai tout de mettre trouvé des points communs entre Lily et Honey (de Les filles au chocolat) surtout la Honey du tome un. Mais ce n’est pas vraiment un inconvénient : elle reste tout de même suffisamment différentes !

En réalité, je suis pas sûre d’avoir des mauvais points à donner à ce roman. Au même titre que tous les autres titres (justement) de Cathy Cassidy, c’est pour moi un roman doudou qui fait passer un bon moment tout gentiment. L’histoire d’amour à un côté classique mais est mignonne et l’amitié liant les personnages est tout de même très belle même si toute naissante !
Équation bilan ? J’attends encore avec impatience le prochain livre de Cathy Cassidy que je me ferais un plaisir de lire !
Et même si je ne l’ai pas encore écrit noir sur blanc, bien sûr que je vous conseille de lire ce livre ! Même si on n’a pas le droit aux petites recettes à la fin…

Couverture de René Brassart et Anne-Lise Dugat

Couverture : 1,75/2 => Je suis une grande fane de ces couvertures à croquer…
Ecriture : 1,5/3 => Plume simple et efficace : il y a tout de même eu deux ou trois moments où j’ai trouvé le vocabulaire trop simple…
Personnages : 4/5 => Des petits personnages à la Cathy Cassidy
Histoire : 4/5 => Même si elle me rappelle un peu le premier tome des Filles au chocolat, cette histoire est très sympa !
Ma note : 4/5 => Un livre doudou !

Bilan :  15,25/20=> Chocolat noir !

¿ Et vous, vous en avez pensé quoi ?

Une pincée de magie : Concours de pâtisserie, de Littlewood

« Neuf mois après que sa tante Lily eu dérobé le Livre des recettes des Bliss sous son nez, Rosemary Bliss découvrait une abomination dans les rayons du supermarché de Calamity Falls. » Kathryn Littlewood, première phrase de La Pâtisserie Bliss, Tome 2 : Une pincée de magie

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Enrobage : La Pâtisserie Bliss, Tome 2 : Une pincée de magie, de Kathryn Littlewood
Fève : Etats-Unis / Bliss, book 2: A dash of magic
Ecadossage : Rosemary Bliss ferait n’importe quoi pour remettre la main sur le Livre de cuisine magique que sa tante Lily a dérobé. Elle la provoque en duel culinaire dans une compétition internationale de pâtisserie, à Paris. Si Rose l’emporte, elle pourra ramener chez elle le grimoire. Si elle perd… Mais Lily n’a pas l’intention d’être loyale. Rose va devoir trouver à son tour un nouvel ingrédient magique capable de rivaliser avec l’imagination machiavélique de sa tante…
Ganache : Roman / Jeunesse
Tempérage :  254 pages /2,2 cm / Pocket Jeunesse / 17€50

Le dessert de Rose était placé en premier. On aurait dit des petites têtes de singes rabougries plutôt que des biscuits. Ils devaient être loin de ressembler à ceux que sir Falstaffe Bliss avait présenté à l’aigre comptesse Fifi Canard.

3 étoiles

Une petit bonbon simple d’originalité. Voilà ce à quoi j’ai pensé quand j’ai terminé ce tome 2 (de cette saga dont je n’ai pas lu le tome 1…)

Tout seul, ce tome 2 fait un très bon one-shot : le tome 1 n’est absolument pas indispensable pour comprendre celui-là (en tout cas, personnellement j’ai très bien compris et ne me suis absolument pas sentie perdue) et la fin, quoique plutôt ouverte, reste une fin. On peut s’arrêter en ne lisant que ce tome.

En ce qui concerne le livre en lui-même maintenant, je pense que je n’ai que du bien à en dire : les personnages sont très attachants. J’ai particulièrement apprécié les frères Origan et Oliver qui sont plutôt drôle ainsi que le chat (que je me suis imaginée pendant tout le livre comme un certain gros chat roux compagnon d’une certaine sorcière…) mais les autres personnages sont eux aussi très sympathique.
L’histoire en elle-même a une intrigue assez habituelle (un grand méchant qui veut dominer le monde et des enfants qui font tout pour le sauver) mais est aussi assez originale : la magie est amenée par le biais de pâtisserie, il n’y a pas de grand combat dangereux (les enfants font plutôt attention) et puis même, le livre rayonne d’un certaine originalité. De plus, fait tout à fait subjectif, la couverture est magnifique !
Pour la plume de l’auteur, je la dirais simple tout en restant belle et efficace. De plus, on croise, au détour d’un paragraphe écrit « jeunesse », une jolie plume plus soutenue (tout en restant accessible) lorsqu’il est cité les légendes des recettes.

En bilan, je dirais que ce roman a tout d’un très bon jeunesse : une plume très fluide mais qui reste belle, de l’originalité teintant des idées plus simples mais très sympas, des personnages attachants… Jeunes et moins jeunes, ce livre vous fera passer un petit moment tout doux !

Couverture de Iacopo Bruno

Couverture : 1,5/2 => Les couvertures sont super mignonnes : elles ont un petit côté Noël, je trouves…
Ecriture : 1,8/3 => L’écriture est simple mais efficace.
Personnages : 4/5 => Des personnages plutôt sympathiques.
Histoire : 3,5/5 => Une histoire sympa et assez original : un bon jeunesse !
Ma note : 4,75/5 => Adorable !

Bilan :  15,55/20=> Chocolat noir !

¿ Et vous, vous en avez pensé quoi ?

Hamburger Games : Une parodie, de The Harvard Lampoon

« A mon réveil, j’entend gronder un estomac. » The Harvard Lampoon, première phrase de Hamburger Games

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Enrobage : Hamburger Games, de The Harvard Lampoon
Fève : Etats-Unis / The Hunger Pains
Ecadossage : Vivre ou mourir il faut choisir.
Que les Hamburger Games commencent !
Le jour où Capriss Kidordine remplace sa soeur pour participer aux Hamburger Games l’émission la plus regardée après Les Maçons du coeur elle ne sait pas dans quoi elle vient de mettre les pieds. Élevée dans le district du télémarketing, Capriss est mal préparée au combat à mort qui l’attend dans l’arène. Sa survie dépend d’un choix crucial : s’allier à un loser à croquer, Pita Mellagomme, ou rester fidèle à un tombeur super sexy, Herpès Bogosse.
Armée de son arc, la jeune fille lutte pour être la dernière concurrente sur le champ de bataille. Et c’est pas ce fichu couteau planté dans son front qui l’en empêchera !
Ganache : Roman / Humour, Parodie
Tempérage :  159 pages /1,2 cm / Castelmore / 9€90

Je compte onze coups de trombone triste. S’il y a un coup de trombone par tribut, sachant qu’il y a vingt-quatre tributs au départ, qu’une journée compte vingt-quatre heures et les Jeux durent depuis moins d’une heure, qu’il y a soixante minutes dans une heure et qu’il m’a fallu deux heures pour pousser aussi loin mon équation, alors il doit rester au moins quarante tributs ! La compétition bat son plein.

2 étoiles

Stupide.

Oui, ce n’est pas fréquent de débuter une critique ainsi. Mais en fait, ce simple mot aurait suffit à résumer ce roman parodiant Hunger Games :

  • Les personnages sont tous plus stupides les uns que les autres (et la palme d’or reviens à Capriss Kidordine, magnifique parodie de Katniss)
  • Les spécificités des districts et du Capitole sont stupides ( palme d’or : l’accent ch’ti à outrance du Capitole)
  • L’humour est stupide (jeux de mots bancals, blagues pourries…)

Et pourtant, la seule chose que je peux ajouter est que l’on passe un plutôt bon moment. Oui, c’est stupide et ce n’est pas à mourir de rire. Oui, si vous en lisez trop à la suite, ça devient lourd. Mais tout de même, c’est une lecture qui peut se révéler très plaisante si on n’accroche pas trop d’importance à Hunger Games (la série est réduite à un gros tas de boue…) car si vous la considérez comme intouchable, ne lisez pas la parodie.

En gros, j’ai passé un plutôt bon moment. Un moment stupide, mais plutôt bon : Capriss est complètement idiote et on ne peut que rire à certaines de ses conneries, même si d’autres sont plus douteuses… Les jeux de mots sont bancals et les blagues avoisinent le niveau 0 mais c’est aussi ça qui est drôle : la parodie rend Hunger Games stupide tout en s’auto-rendant stupide : il y a une auto-dérision de la parodie qui ne se prend absolument pas au sérieux devenant presque une surenchère du stupide. Ce qui j’avoue, peut devenir lourd…

Au final, je dirais que ça peut être une bonne parodie plutôt amusante si on n’en attend rien et qu’on ne lit pas que ça : un chapitre passe très bien et vous ferras forcément sourire voir rire, deux commencent à devenir lourd, et trois c’est trop. C’est donc à lire par petite quantité : A consommer avec modération !

Finalement, c’est stupide à en devenir drôle…

Couverture de l’édition Castelmore

Couverture : 2,75/3 => J’adore ! Je suis désolée mais je trouve que c’est une tellement belle parodie de celle de Hunger Games
Ecriture : 3/6 => C’est pas du grand art, je vous avoue, mais c’est efficace.
Personnages : 4/6 => Stupide au possible, on peut même retrouver un petit côté de leurs originaux dans certains mais exagérés cent mille fois.
Histoire : 3,5/5 => On retrouve les grandes lignes de Hunger Games, le tout est rendu complètement stupide tout en restant sympa si on en lit pas trop.

Bilan :  13,25/20=> Chocolat au lait !

¿ Et vous, vous en avez pensé quoi ?