Archives de Catégorie: Chocolat au lait

Entre 10/20 et 15/20

L’appel de l’ange, de Guillaume Musso

Ce truc aurait dû être publié il y a à peu près douze mille cinq cent ans. Mais, allez savoir pourquoi, cette jolie critique s’est perdue dans les tréfonds des brouillons… Je vous laisse donc le plaisir de la découvrir !

Couverture de L’appel de l’ange, de Guillaume Musso aux éditions XO

Titre original : L’appel de l’ange
Auteur : Guillaume Musso
Version originale : Français (France)
Éditeur : XO

New York. Aéroport Kennedy.

Dans la salle d’embarquement bondée, un homme et une femme se télescopent. Dispute anodine, et chacun reprend sa route.
Madeline et Jonathan ne s’étaient jamais rencontrés, ils n’auraient jamais dû se revoir. Mais en ramassant leurs affaires, ils ont échangé leurs téléphones portables. Lorsqu’ils s’aperçoivent de leur méprise, ils sont séparés par 10 000 kilomètres : elle est fleuriste à Paris, il tient un restaurant à San Francisco. Cédant à la curiosité, chacun explore le contenu du téléphone de l’autre. Une double indiscrétion et une révélation : leurs vies sont liées par un secret qu’ils pensaient enterré à jamais…

2 étoiles

Quand tu aimes quelqu’un, tu le prends en entier, avec toutes ses attaches, toutes ses obligations. Tu prends son histoire, son passé et son présent.
Tu prends tout ou rien du tout.

Je n’avais jamais lu de livre de Musso. Pourtant, on m’en avais dit beaucoup de bien ! Et puis bon, le fait qu’il soit l’un des auteurs français encore en vie les plus lus dans le monde ne présageait rien de mauvais. Et comme ce livre était dans ma P.A.L. Depuis six mois environ… Je me suis laissée tenter.

– Je peux vous aider ?
– Je… euh… oui, je voudrais acheter des fleurs, expliqua-t-il en posant le flight case de sa guitare sur une chaise.
– Ca tombe bien. Vous m’auriez demandé des croissants, j’aurais eu plus de mal.

Rapidement, l’histoire portée par un style fluide m’a emporté. Le passé flou des deux protagonistes me plaisait : je voulais en savoir plus !
Les personnages, justement, sont assez restreint : la plus part on de l’importance dans le passé de nos protagonistes mais ne sont pas s’y important que ça aujourd’hui. L’auteur les a tout de même bien amené, tout comme la rencontre de nos personnages principaux.
Malgré les côtés étranges et pas très probables de la rencontre (une coïncidence comme cela ? Impossible!), on l’accepte vite car malgré tout, le romancier nous donne quelques raisons (et notamment la curiosité).

J’avais un ennemi redoutable à affronter : moi-même. L’ennemi ultime. Le plus dangereux.

Sauf que, je ne peux pas faire que des éloges à ce roman : la fin (mi-deuxième partie et troisième partie) m’a déçue. Bien qu’elle soit excellente, je trouve que l’on est parti trop loin : l’auteur l’amène très bien, mais moi, je souhaitais, au vu du début, autre chose. Quelque chose de moins « course poursuite », de moins épique… Juste résoudre le mystère du passé sans partir aussi loin…
C’est malgré tout une très bonne fin ; et ce serais mentir que de dire que je ne l’ai pas aimé : elle prend une tournure pleine d’action avec les complications et les idées que l’on peut attendre d’un gentil thriller, sauf que, moi justement, en venant de finir deux thrillers, j’en voulais pas d’un troisième : et le côté énigme du passé du début était vraiment excellent et ne me rappelait pas de trop mes deux précédentes lectures tout en restant tout de mêle un léger thriller…

On a tous un avis sur le suicide. Acte de courage ou de lâcheté? Ni l’un ou l’autre sans doute. Juste une décision désespérée lorsqu’on se retrouve dans une impasse. Le dernier recours pour sortir de sa vie et échapper à l’insupportable.

Vous l’aurez compris, j’ai bien aimé ma lecture mais j’aurais préféré que l’enquête reste au niveau du passé des personnages plutôt qu’elle ne les rattrape…
C’est tout de même une plutôt bonne lecture que je ne peux que recommander !

Les plus belles années d’une vie sont celles que l’on n’a pas encore vécues.

[Aujourd’hui] Bref, avec le recul d’aujourd’hui (parce qu’avec près de six mois d’écouler, oui, on prend un peu de recul) je mettrais 13/20 à ce roman qui m’avait fait passer un bon moment, m’avait bien accrochée mais ne m’avait pas non plus transcender…
C’est donc un chocolat au lait pour mon premier Musso…

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Séance de rattrapage #2 : Alice au Pays des merveilles, de Lewis Carroll

Coucou !

J’accumule encore le retard et pourtant je suis en pleine panne de lecture… Donc bon, une nouvelle séance de rattrapage pour essayer de rattraper ce retard…

Illustrations : Sir John Tenniel

C’est quoi ?

Alice au Pays des merveilles est un roman de Lewis Carroll. Plus qu’un roman, c’est même un conte d’abord à destination des enfants, mais qui peut tout aussi bien être lu par des adultes. On découvre l’histoire d’Alice, une jeune fille qui découvre un monde où les animaux parlent et pensent :

– Que je n’aime pas les chats ! s’exclama la Souris d’une voix perçante et furieuse. Et toi, tu les aimerais, les chats, si tu étais à ma place ?
-Ma foi, peut-être bien que no, répondit Alice d’un ton conciliant.

Chapitre 2

C’est un conte plein de jeux de mots :

Et je n’ai rien pour illustrer ici…

C’est comment ?

Et bien, pour faire simple, je n’ai pas aimé. Je connaissais déjà l’histoire (dû au film que j’adore…) et je voulais me lancer dans le conte que je n’avais jamais lu. Sauf que :

1) je n’ai pas accroché aux personnages (à aucun !)

2) la traduction gâche les jeux de mots. De plus, mon édition propose une explication des jeux de mots en annexe et on se retrouve à faire des allers-retours entre le texte et l’explication pour comprendre pourquoi on devrait rire…

« De plus-t-en plus curieux ! » s’écria Alice (elle était si surprise que, sur le moment, elle en oublia de parler correctement);

Chapitre 2

3) certains passages m’ont parus bien trop long

Au final, je lui ai mis 8/20…

Séance de rattrapage #1 : L’enfant Océan, de Jean-Claude Mourlevat

On continue…

Couverture illustrée par Jean-Noël Rochut

C’est quoi ?

L’enfant Océan est un roman de Jean-Claude Mourlevat. On suit le périple de sept enfants, tous jumeaux sauf Yann, qui décide de fuir de chez eux pour aller voir la mer.
Réécriture du conte du Petit Poucet, ce roman est conté de différents point de vue, tantôt ceux des frères de Yann, tantôt ceux des gens qu’ils croisent sur le chemin.

Le temps que je réfléchisse à tout ça, que je pèse le pour et le contre, figurez-vous que ça s’était tout endormi d’un coup, hop là. La vie est bizarre, me dites pas le contraire. Un quart d’heure avant, j’étais tout seul dans mon bahut à écouter RTL et voilà que d’un coup on était huit là-dedans. Sept qui dormaient et un qui rigolait : moi.

Chapitre 5, Point de vue de Daniel Sanz.

C’est comment ?

J’ai pas vraiment accroché plus que ça. Le style a une certaine oralité qui n’est pas déplaisante, mais à laquelle je n’ai pas accroché. Les personnages ne m’ont pas particulièrement émus…

Au final, il n’y a pas vraiment de gros points positifs (pour moi) à ce roman. Néanmoins, il n’y a pas non plus de gros points négatifs et il se lit plutôt bien. Je lui ai mis 13/20.

 

 

 

La fin de l’innocence : Bascule, de Abbott

« Elle, entraperçue du coin de l’oeil, vive comme l’éclair. » Megan Abbott, première phrase de La fin de l’innocence

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Enrobage : La fin de l’innocence, de Megan Abbott
Fève : Etats-Unis / The End of Everything
Ecadossage : Les années 1980. Lizzie, 13 ans, et sa voisine Evie Verver sont inséparables. Un jour, Evie disparaît. Le seul indice : la voiture que Lizzie a aperçue plus tôt dans la journée. Evie aurait-elle pu monter de son plein gré dans la voiture d’un homme ? Lizzie, rongée par la curiosité et le désir de sauver les Verver de l’anéantissement, essaie de comprendre ce qui a pu arriver. Elle passe ses journées avec M. Verver, sous le choc, et ses nuits à arpenter le quartier pour trouver des indices. Hantée par la disparition d’Evie, émoustillée par la place centrale qu’elle occupe dans les recherches, Lizzie découvre qu’elle est loin de tout savoir sur sa meilleure amie.
Ganache : Roman / Thriller
Tempérage :  330 pages /1,2 cm / Le Livre de Poche/ 7€10

Et là, soutenant la porte d’une main pour éviter qu’elle ne tombe, il ouvre le dépose-lait.
Mon coeur s’affole, et je plaque ma main dessus.
C’est ouvert.

2 étoiles

Je crois qu’il va falloir que je relise ce livre.
Parce que la fin apporte un tel éclairage qu’elle change tout.
Ou, du moins, les plus grandes lignes de l’histoire.
Et surtout, l’avis que l’on a pu se faire sur les personnages.
Sûrement qu’il y avait des indices disséminés partout.
Il y en avait, maintenant que j’y réfléchi…
Mais je ne les ai pas vu sur le moment.
Alors, forcément, ça a tout bouleverser.

Ce thriller, tout court, ne me promettais rien. Bon, il était bien dit que les héroïnes ne seraient pas niaises mais quand on attend que cela d’un bouquin, je crois que l’on peut dire qu’on en attendais rien. Je n’attendais donc rien de ce roman. Je me suis lancée dedans comme ça. Parce qu’il me faisait de la peine, sur le haut de ma P.A.L. depuis trop de temps…
Et tout ce que je peux dire, c’est que j’ai été agréablement surprise.

L’histoire est prenante, surtout que jusqu’à la fin, on ne sait pas vraiment ce qu’il sait passer. Plein de scénarios peuvent nous passer par la tête, au fur et à mesure que l’enquête progresse.
Pour les personnages, je vous le dit, ils ne sont pas niais !!! Absolument pas ! Donc, promesse tenue ! Personnellement, j’ai bien aimé l’héroïne et me suis attachée à plus ou moins tout les personnages. J’ai par contre très rapidement détesté Dusty jusqu’à ce que la fin vienne tout bouleverser. Maintenant que j’ai terminé le roman, tout ce que je peux dire c’est que Dusty est mon personnage préféré. Oui.
Pour l’écriture, sans être extraordinaire, elle reste très sympa : fluide et plaisante à lire. Si on y ajoute le fait que l’histoire est prenante et le livre plutôt court, on obtient un livre qui se lit vite et presque tout seul !

Bilan, très sincèrement, c’était vraiment une bonne lecture : j’ai passé un très très bon moment et ne m’attendais vraiment pas à cette fin. Même si, à certains moments, elle m’a paru plausible, je me disait toujours que non, ça ne pourrait pas être ça. Elle est tout de même excellente et l’auteur l’amène très bien !

Couverture : 1/2 => J’ai vu mieux, j’ai vu pire…
Ecriture : 2/3 => Une bonne écriture
Personnages : 3/5 => Et de bons personnages
Histoire : 4/5 => Je ne m’attendais absolument pas à cette fin… Enfin si, un peu mais en même temps non…
Ma note : 3/5 => Un bon thriller

Bilan :  13/20=> Chocolat au lait !

¿ Et vous, vous en avez pensé quoi ?

Critique rapide : Les chiots, de Mario Vargas Llosa

Coucou !

Je continu avec mes critiques rapides car j’ai vraiment énormément de retard dans mes critiques et que je n’aurais jamais le tant pour vous faire une critique de chaque livre lu…

Les chiots
Mario Vargas Llosa

Photo Ibid / Sipa Press.

Nouvelle
84 pages / Folio 2 / 2€00

L’histoire ?

Les chiots, ce sont ces jeunes garçons turbulents de la banlieue de Lima qui tentent de s’affirmer, de devenir adultes. Parmi eux, Cuéllar, cruellement surnommé Petit-Zizi dans un monde où règne le mythe de la virilité. En grandissant, les différences se font plus sensibles, les jeux plus violents et Cuéllar se retrouve en marge. Son innocence est broyée par les rouages implacables de la société péruvienne.

Les plus

  • La plume très spéciale de l’auteur qui est très originale, mélange de première et troisième personne :

Quand les fêtes d’anniversaire devinrent des fêtes mixtes, ils restaient dans les jardins en faisant semblant de jouer à tu l’as, mère qu’as-tu dit ou à chat perché j’t’ai touché ! alors que nous n’avions d’yeux, nous n’avions d’oreilles que pour ce qui se passait au salon, que fabriquaient ces filles avec ces espèces de grands gars, les veinards, qui savaient déjà danser ?

  • La façon spéciale qu’à l’auteur de conter, en ajoutant des onomatopées ou autres mots que l’on écrit rarement :

Quand les fêtes d’anniversaire devinrent des fêtes mixtes, ils restaient dans les jardins en faisant semblant de jouer à tu l’as, mère qu’as-tu dit ou à chat perché j’t’ai touché ! alors que nous n’avions d’yeux, nous n’avions d’oreilles que pour ce qui se passait au salon, que fabriquaient ces filles avec ces espèces de grands gars, les veinards, qui savaient déjà danser ?

  • La publication chez Folio 2€ qui permet de découvrir cet auteur (prix Nobel de Littérature et chef de file de la littérature latino-américaine) pour un prix dérisoire.
  • Les personnages attachants, réalistes, vivants :

À mesure que passaient les jours, Cuéllar devenait plus ours avec les filles, plus laconique et plus distant. Plus fou aussi : il gâcha l’anniversaire de Pusy en jetant un tas de pétards par la fenêtre, elle se mit à pleurer et Marlou se fâcha, il alla le chercher, ils se bagarrèrent, Petit-Zizi le frappa.

Les moins

  • La plume qui ne pourra plaire à tout le monde, car très spéciale.

Bilan

Un tout petit roman, une nouvelle même, mais avec une vraie force et une plume à découvrir car sublime et très original.

Je lui ai mis 3/5 : chocolat au lait !

Oui, encore une fois quatre plus et un moins, mais c’est un hasard…

Kisses !

Hamburger Games : Une parodie, de The Harvard Lampoon

« A mon réveil, j’entend gronder un estomac. » The Harvard Lampoon, première phrase de Hamburger Games

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Enrobage : Hamburger Games, de The Harvard Lampoon
Fève : Etats-Unis / The Hunger Pains
Ecadossage : Vivre ou mourir il faut choisir.
Que les Hamburger Games commencent !
Le jour où Capriss Kidordine remplace sa soeur pour participer aux Hamburger Games l’émission la plus regardée après Les Maçons du coeur elle ne sait pas dans quoi elle vient de mettre les pieds. Élevée dans le district du télémarketing, Capriss est mal préparée au combat à mort qui l’attend dans l’arène. Sa survie dépend d’un choix crucial : s’allier à un loser à croquer, Pita Mellagomme, ou rester fidèle à un tombeur super sexy, Herpès Bogosse.
Armée de son arc, la jeune fille lutte pour être la dernière concurrente sur le champ de bataille. Et c’est pas ce fichu couteau planté dans son front qui l’en empêchera !
Ganache : Roman / Humour, Parodie
Tempérage :  159 pages /1,2 cm / Castelmore / 9€90

Je compte onze coups de trombone triste. S’il y a un coup de trombone par tribut, sachant qu’il y a vingt-quatre tributs au départ, qu’une journée compte vingt-quatre heures et les Jeux durent depuis moins d’une heure, qu’il y a soixante minutes dans une heure et qu’il m’a fallu deux heures pour pousser aussi loin mon équation, alors il doit rester au moins quarante tributs ! La compétition bat son plein.

2 étoiles

Stupide.

Oui, ce n’est pas fréquent de débuter une critique ainsi. Mais en fait, ce simple mot aurait suffit à résumer ce roman parodiant Hunger Games :

  • Les personnages sont tous plus stupides les uns que les autres (et la palme d’or reviens à Capriss Kidordine, magnifique parodie de Katniss)
  • Les spécificités des districts et du Capitole sont stupides ( palme d’or : l’accent ch’ti à outrance du Capitole)
  • L’humour est stupide (jeux de mots bancals, blagues pourries…)

Et pourtant, la seule chose que je peux ajouter est que l’on passe un plutôt bon moment. Oui, c’est stupide et ce n’est pas à mourir de rire. Oui, si vous en lisez trop à la suite, ça devient lourd. Mais tout de même, c’est une lecture qui peut se révéler très plaisante si on n’accroche pas trop d’importance à Hunger Games (la série est réduite à un gros tas de boue…) car si vous la considérez comme intouchable, ne lisez pas la parodie.

En gros, j’ai passé un plutôt bon moment. Un moment stupide, mais plutôt bon : Capriss est complètement idiote et on ne peut que rire à certaines de ses conneries, même si d’autres sont plus douteuses… Les jeux de mots sont bancals et les blagues avoisinent le niveau 0 mais c’est aussi ça qui est drôle : la parodie rend Hunger Games stupide tout en s’auto-rendant stupide : il y a une auto-dérision de la parodie qui ne se prend absolument pas au sérieux devenant presque une surenchère du stupide. Ce qui j’avoue, peut devenir lourd…

Au final, je dirais que ça peut être une bonne parodie plutôt amusante si on n’en attend rien et qu’on ne lit pas que ça : un chapitre passe très bien et vous ferras forcément sourire voir rire, deux commencent à devenir lourd, et trois c’est trop. C’est donc à lire par petite quantité : A consommer avec modération !

Finalement, c’est stupide à en devenir drôle…

Couverture de l’édition Castelmore

Couverture : 2,75/3 => J’adore ! Je suis désolée mais je trouve que c’est une tellement belle parodie de celle de Hunger Games
Ecriture : 3/6 => C’est pas du grand art, je vous avoue, mais c’est efficace.
Personnages : 4/6 => Stupide au possible, on peut même retrouver un petit côté de leurs originaux dans certains mais exagérés cent mille fois.
Histoire : 3,5/5 => On retrouve les grandes lignes de Hunger Games, le tout est rendu complètement stupide tout en restant sympa si on en lit pas trop.

Bilan :  13,25/20=> Chocolat au lait !

¿ Et vous, vous en avez pensé quoi ?

Un cadavre dans la bibliothèque : Miss Marple enquête, de Christie

« Mrs. Bantry rêvait : » Agatha Christie, première phrase de Un cadavre dans la biblitohèque

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Enrobage : Un cadavre dans la bibliothèque, de Agatha Christie
Fève : Angleterre/ The body in the library
Ecadossage : Le colonel Bantry est contrarié : une jeune femme, vêtue d’une toilette tape-à-l’œil, a été retrouvée étranglée dans sa bibliothèque. Cruelle énigme pour la police. Heureusement, le manoir des Bantry est situé non loin du village de miss Marple. Cette sympathique vieille dame pleine de bon sens permettra-t-elle, une fois de plus, de dénouer toute l’affaire ?
Ganache : Roman / Policier
Tempérage :  185 pages /1,1 cm / Librairie des Champs-Elysées / 5€50

Le téléphone de Miss Marple sonna tandis qu’elle s’habillait. Ce qui, vu l’heure inhabituelle, la mit en émoi. Sa vie rangée de vieille demoiselle était tellement réglée que les appels téléphoniques inattendus étaient source de vives conjectures.
– Ça, par exemple, fit-elle en lorgnant d’un œil perplexe l’appareil qui insistait. Qui cela peut-il bien être?
De 9h à 9h30 du matin: tel était le créneau généralement admis au village pour les appels amicaux entre voisins. Les projets de la journée, les invitations, tout se discutait à ce moment-là. On savait qu’il était arrivé au boucher de téléphoner juste avant 9h lors d’exceptionnelles difficultés d’approvisionnement.Un coup de fil accidentel pouvait survenir pendant la journée, mais il était toujours mal vu d’appeler après 9h30 du soir. Il est vrai que le neveu de Miss Marple -écrivain, donc farfelu- s’était déjà manifesté aux heures les plus aberrantes, une fois même à 23h50!

2 étoiles

Book-Jar du mois de novembre, je vous l’avoue, je m’y suis encore mis plus ou moins à la dernière minute. Et du coup, pendant tout le roman je me suis questionnée : mais pourquoi diantre ne l’ai-je pas fait sortir de ma P.A.L. Plus tôt ? Ce livre est magnifique !

Bon, ce livre n’a pas non plus été un coup de cœur : si j’ai adoré le style, la plume d’Agatha Christie qui est fluide et ce lit toute seule, j’ai par contre confondu tous les personnages. A part Miss Marple, Josie et Mrs. Bantry (au passage, ma quatrième de couverture comporte une faute dans son nom : mais c’est génial !) que j’arrivais a peu près à reconnaître, les autres, j’étais perdu. Le pire, c’était les gens qui bossaient sur l’enquête : ils étaient beaucoup trop nombreux pour moi et j’étais tout le temps en train de me dire « mais attend, tu lui a déjà dit ça… ah non, c’était peut être l’autre en fait.. mais quel autre !? »

Pour ce qui est de l’histoire, ce serait mentir que de dire que je n’ai pas apprécié l’enquête : elle est prenante, pleine de retournements et j’ai soupçonné tour à tour tout le monde avant d’abandonner l’idée de trouver le meurtrier avant la fin… Fin qui s’est révélée est un énorme retournement de situation et que je ne pense pas avoir pu y penser ne serais-ce qu’une micro-seconde…

Ainsi, ce petit roman fait passer un plutôt bon moment : l’enquête est très bien ficelée, la plume de l’auteur est fluide, et il n’y a rien à redire sur la fin ! Franchement, ça me donne envie de lire plus de livres de cette auteure…

Couverture de mon édition d’Un cadavre dans la bibliothèque

Couverture : 1/3 => Mouais…
Ecriture : 5/6 => Une écriture très sympa : fluide et plaisante à lire !
Personnages : 4/6 => Si on retire le fait que je les ai tous confondus, ils sont plutôt bons…
Histoire : 4/5 => Une enquête plutôt sympa.

Bilan :  14/20=> Chocolat au lait !

¿ Et vous, vous en avez pensé quoi ?

D’un monde à l’autre (La Quête d’Ewilan, Tome 1) : Monde fantastique, de Lylian & Baldetti

« Camille avait séché les cours ce jour-là. » Lylian & Baldetti, première phrase de D’un monde à l’autre

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Enrobage : La Quête d’Ewilan, Tome 1 : D’un monde à l’autre, de Lylian & Baldetti
Fève : France / La Quête d’Ewilan, Tome 1 : D’un monde à l’autre
Ecadossage : La vie de Camille, adolescente surdouée, bascule quand elle pénètre par accident dans l’univers de Gwendalavir avec son ami Salim. Là, des créatures menaçantes, les Ts’liches, la reconnaissent sous le nom d’Ewilan et tentent de la tuer. Originaire de ce monde, elle est l’héritière d’un don prodigieux, le Dessin, qui peut s’avérer une arme décisive dans la lutte de son peuple pour reconquérir pouvoir, liberté et dignité.
Ganache : BD / Fantasy, Jeunesse
Tempérage :  68 pages /1,1 cm / Glénat / 14€95

2 étoiles

Avant que des fans hystériques ne me hurle dessus en me découpant en morceau pour me faire comprendre que je me suis trompée d’auteur, rendons à César ce qui appartient à César : je parle d’une BD qui a bien été faite par Lylian et Baldetti mais j’avoue qu’elle a été adapté du premier tome de la saga La Quête d’Ewilan écrite par Pierre Botero. J’en profite au passage pour dire que je n’ai jamais accroché à cette série malgré le fait que j’ai débuté le tome 1 une dizaine de fois. Vous comprendrez donc que je l’ai aussi abandonné une dizaine de fois…
Et là, je sens venir de loin: mais pourquoi t’as lu la BD si t’aimes pas le bouquin ? C’est simple: vu le nombre de fans, je voulais quand même lui laisser une chance à cet univers, cette histoire et ses personnages. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que je n’ai pas été déçue.

D’abord, je voudrais dire, avant même de parler réellement de la BD, que je comprends parfaitement qu’il y ai des fans : l’univers est superbe et l’histoire hyper entraînante. Je pense vraiment lire la suite. En BD, sûrement, mais tout de même on ne peut pas nier qu’il y a d’excellentes idées et franchement de quoi passer un super moment.

Maintenant, passons à la BD.
Tout d’abord, les dessins : ils sont superbes. Peut-être un peu simple dirons certains mais ils nous emmènent vraiment dans un monde imaginaire et sont pleins de couleurs. De plus les traits sont plaisants à regarder et même quand on veut nous faire ressentir de la vitesse, je n’ai pas trouver l’effet brouillon que je reprochais à Les Gouttes de Dieu (ils n’ont aucun lien, j’en suis consciente).
Ensuite, je n’ai pas lu le roman oui, mais j’ai trouvé qu’on avait ce qu’il fallait pour comprendre même si la BD aurait peut-être gagner à nous expliquer un petit peu plus certains événements et à avoir une dizaine de planches en plus.

Pour les personnages, je les ai trouvé plutôt sympas, suffisamment expressifs même si ce n’est peut être pas le must du must et surtout j’ai beaucoup aimé l’ami de Camille (aussi dit Ewilan), dont je n’ai pas retenue le nom. Vous savez, celui qui vient du monde « normal »… Je les trouvé assez drôle et c’est exactement le type de personnages qui vous donne la pêche pour toute la journée !

Les dialogues sont eux aussi, bien sympa : juste ce qu’il faut, bien écrit et avec la dose d’humour qu’on peut attendre d’une BD qui ne se dit pas humoristique.
Oui, car cette BD, n’est absolument pas humoristique, elle nous donne l’impression d’une saga bourrée d’action tout en restant ouvertement un premier tome de mise en place : il ne se passe pas grand chose à part la découverte du monde « imaginaire » et de la qualité de dessinatrice de Camille.

C’était donc plutôt une bonne découverte, quoique je n’irais pas lire le tome 1 maintenant. Peut-être le deux, qui sait ?

Couverture de mon édition de La Quête d’Ewilan, tome 1 : D’un monde à l’autre

Couverture : 2/3 => Une couverture plutôt jolie, comme les dessins !
Dessin : 5/7 => Les dessins sont vraiment sympas, même s’ils n’ont rien de particulièrement artistiques ou poétiques. Mais ils sont tout de même colorés et bien plaisants à regarder !
Texte : 1,75/2 => Un texte simple sans mot de trop.
Histoire : 5/8 => L’histoire promet quelques choses de sympa dans la suite mais il ne se passe vraiment pas grand chose dans ce tome…

Bilan :  13,75/20=> Chocolat au lait !

¿ Et vous, vous en avez pensé quoi ?

Toxicité maximale : Virus mortel, de Puard

« Ils se côtoyaient depuis six mois maintenant, sans faire attention les uns aux autres. » Bertrand Puard, première phrase de Toxicité maximale

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Enrobage : Les Effacés, Tome 1 : Toxicité maximale, de Bertrand Puard
Fève : France / Toxicité maximale
Ecadossage : Ilsa, Mathilde, Émile et Zacharie. Leurs parents respectifs ont été assassinés parce qu’ils en savaient trop. Eux ont échappé à la mort et n’ont plus d’existence légale. Ils ont un ange gardien : Nicolas Mandragore, ancien directeur de l’Institut médico-légal de Paris. Un personnage bien mystérieux dont on ne sait rien.Ils sont quatre, et vont tous lutter contre une société où seule la loi du plus puissant compte. Leur mission : rétablir la vérité sur des affaires trop vite classées par les autorités. Pour que les coupables soient châtiés. Et pour que jamais plus personnes ne soit « traité » au nom d’intérêts très controversés.
Ils sont les EFFACÈS.
Ganache : Roman / Jeunesse, Aventure
Tempérage :  360 pages /2,8 cm / Hachette / 14€50

Ce fut donc Neil qui rompit le silence.
-Je ne sais pas si vous êtes au courant, mais ma situation craint. Je suis retenu prisonnier dans une villa paumée.
Zacharie, seul, sourit.
-J’ai bien tenté de m’évader sous l’orage tout à l’heure, mais je me suis évanoui d’un coup. C’était étrange. D’autant qu’à mon réveil, j’étais paisiblement allongé sur un canapé, les vêtements secs et, quelques minutes plus tard, mes geôliers m’invitent à partager leur petit-déjeuner… Alors, qu’est-ce que vous dites de ça ?

2 étoiles

Au moment où j’ai eu ce livre entre les mains, je m’attendais réellement à quelque chose semblable à CHERUB de Robert Muchamore. Ça n’a pas était le cas. Oui, les « héros » sont des orphelins engagés par une société secrète pour faire des missions, mais les ressemblances s’arrêtent là.
Si dans CHERUB ils obéissent au gouvernement britannique, ici ils ne dépendent de personnes d’autres que de Mandragore, le médecin qui les a « embauchés ». Je mets des guillemets car ils n’ont pas réellement eu le choix. On a aussi organisé leurs morts, et on parle donc régulièrement de leurs enterrements. Mais je n’en dirais pas plus pour éviter le spoil.

Mon avis sur ce roman, et premier tome au passage, est plutôt mitigé : si certains points m’ont beaucoup plu, d’autres m’ont gênés, voir parus complètement irréalistes, déplacés.
Avant de réellement parler du roman et de l’histoire en eux-même, je voudrais aborder la plume de l’auteur : je l’ai d’abord trouvé simpliste et assez étrange avant de m’y habituer et de bien l’apprécier. Oui, elle n’a rien d’extraordinaire mais se lis bien et nous permet d’entrer facilement dans l’histoire.
Pour ce qui est de l’histoire, certains points m’ont pas mal dérangés, points que je ne citerais pas pour ne pas spoiler, même si je dirais que ce sont surtout des sortes de « petits crimes » qui ne passent pas pour une organisation qui œuvre pour le bien. J’ai par contre bien aimé son déroulement avec ces multiples retournements de situations même si la plupart sont devinables d’avance.
Le rythme est quand à lui bon et plaisant et l’action presque omniprésente : il y a peu de repos mais ce n’est absolument pas déplaisant.

Les personnages sont par contre un point plutôt faible de cette série. J’ai trouvé Neil trop présent, on se centre un peu trop sur lui, au dépend des quatre autres Effacés… Ils sont aussi peu vivants : je ne me suis pas vraiment capable de décrire mentalement ni physiquement la plupart d’entre eux en sortant de ce roman.
Si Amandieu est plutôt bien présenter pour un méchant et qu’on arrive à le « cerner » pour ce qu’il est cernable, les autres personnages secondaires sont plutôt absent, voir inexistant.
Par contre, Mandragore m’a vraiment plu. On ne sais que le strict minimum sur lui, même un peu moins, et l’auteur a vraiment créé un personnage très mystérieux au point que l’on peut se demander qui il est vraiment… Si je devais lire le tome 2, ce serait seulement pour lui.

La fin est, quant à elle, excellente. Cela termine très bien le tome : déjà, elle est prenante et ensuite, sa fin (la fin de la fin, la dernière page au final) clôture génialement le tome : elle peut donner envie d’en lire plus, d’ouvrir le tome 2 comme elle peut être une fin en soi. Un très bon point, il faut le dire !

En bilan, je dirais que malgré un tome qui a ses défauts, ce livre a su presque me charmer, mais pas me convaincre de lire la suite…

Couverture de mon édition de Les Effacés, Tome 1 : Toxicité maximale

Couverture : 2,5/3 => La couverture est magnifique : un peu doré, bronzé, elle brille ! C’est trop beau !
Ecriture : 4/6 => L’écriture est simple mais plutôt sympa.
Personnages : 3/6 => J’ai eu pas mal de mal avec les personnages principaux mais j’ai adoré Amandieu et Mandragore.
Histoire : 4/5 => L’histoire est plutôt sympa malgré des points faibles mais avec de bonnes idées.

Bilan :  13,5/20=> Chocolat au lait !

¿ Et vous, vous en avez pensé quoi ?

La chambre des officiers : « Gueules cassées », de Dugain

« La guerre de 14, je ne l’ai pas connue. » Marc Dugain, première phrase de La chambre des officiers

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Enrobage : La chambre des officiers, de Marc Dugain
Fève : France / La chambre des officiers
Ecadossage : En 1914, tout sourit à Adrien, ingénieur officier. Mais, au début de la guerre, lors d’une reconnaissance sur les bords de la Meuse, un éclat d’obus le défigure. En un instant, il est devenu un monstre, une « gueule cassée ».
Adrien ne connaitra ni l’horreur des tranchées ni la boue, le froid, la peur ou les rats. Transféré au Val-de-Grâce, il rejoint une chambre réservée aux officiers. Une pièce sans miroir où l’on ne se voit que dans le regard des autres. Il y restera cinq ans. Cinq ans entre parenthèses. Cinq ans pour penser à l’avenir, à l’après-guerre, à Clémence qui l’a connu avec son visage d’ange. Cinq ans à nouer des amitiés déterminantes pour le reste de son existence…
Ganache : Roman / Contemporain, Réaliste
Tempérage :  172 pages / 1,1 cm / Pocket / 5€30
Le p’tit + : Il existe un film

J’ai été le premier à occuper cette chambre. En treize mois, j’ai vu défiler de nombreux camarades. Certains nous ont quittés sans plus de bruit qu’ils n’en avaient fait pour venir. D’autres, réparés tant bien que mal, ont rejoint leur famille. Tous nous ont encouragés et ont promis de nous écrire pour nous dire ce qui avait changé dehors, et tous l’ont fait.

2 étoiles

Ce livre étant un roman historique réaliste, c’est vrai qu’il est difficilement critiquable. Mais n’étant pas un témoignage, c’est faisable.

Déjà, ce roman nous conte la vie d’un « gueule cassée » pendant la Première Guerre mondiale : la vie d’un officier qui, avant même la première offensive, est devenue l’une des trop nombreuses victimes de cette guerre.
On suit donc sa « vie », son parcours dans « l’hôpital » où il a passé la guerre, avec l’espoir de pouvoir un jour revivre normalement.
On suit également le quotidien de ses plus proches amis dans ce lieu : trois personnes (parmi d’autres) qui ont subi des dommages plus ou moins graves que lui.

Ce roman est une autre façon de voir les atrocités de cette première guerre : on a quitté les tranchées, quitté le premier front pour un lieu où l’on s’estime presque heureux, car aucune arme n’est braquée directement sur nous.

C’est un roman tout en sentiments et celui que l’on ressent le plus, c’est l’ennui : oui, on s’ennuie en lisant ce roman, car certains passages sont éternellement longs. Mais, et c’est sûrement la seule fois où je dirais cela, cet ennuie est nécessaire car c’est le quotidien même de ces hommes : ils n’ont rien à faire, sauf d’éternelles parties de cartes pour tromper l’ennui, et attendre.
Alors oui, j’imagine qu’ils doivent s’ennuyer et le côté ennuyeux du roman permet donc de se sentir plus près d’eux, et peut-être même d’entre-apercevoir ce qu’est devenue leur vie.
On ressent aussi l’horreur de la situation, leurs peurs mais aussi leurs espoirs et on peut même aller jusqu’à rire gentiment dans les moments les plus beaux, les plus « joyeux », les plus criants d’amitié de leur parcours.

Pour ce qui concerne la plume de l’auteur, je l’ai trouvée digne d’un classique malgré que ce soit un contemporain (puisqu’il a été écrit après la Seconde Guerre mondiale). C’est donc une plume assez soutenue et qui peut, parfois, créée un détachement du texte si on n’est pas très « classiques » comme moi…

En bilan, c’était une lecture plutôt plaisante quoi qu’un peu ennuyeuse, mais pour la bonne cause, donc ça va, on apprécie presque cet ennui !

Couverture de mon édition de La chambre des officiers.

Couverture : 1,5/3 => Bon, franchement, il y a mieux mais ça représente plutôt bien le lire…
Ecriture : 4/6 => Par moment, ça devient vraiment trop…
Personnages : 5/6 => De bons personnages.
Histoire : 3,5/5 => Un peu ennuyeux sur les bords mais plutôt réaliste (même très).

Bilan :  14/20=> Chocolat au lait !

¿ Et vous, vous en avez pensé quoi ?