Archives de Catégorie: Coup de cœur

[Avis BD] Le bleu est une couleur chaude, de Julie Maroh

Rares sont mes lectures de BDs. Je lis déjà peu de mangas et d’albums, et les BDs sont encore plus à la ramasse. Alors, mes coups de coeur BD on ne les compte même pas sur les doigts d’une main. En réalité, ils étaient plutôt inexistant… Mais il y avait une petite BD sur ma wish-list depuis bien longtemps. La seule. Une amie m’en avait dit plutôt du mal depuis, et du coup ce n’était plus vraiment une urgence. Mais en allant à la bibliothèque et en farfouillant les rayons, je suis tombée dessus. Alors, je l’ai prise. Tentons !

Le bleu est une couleur chaude
de Julie Maroh

Couverture de Julie Maroh

J’ai ouvert cette BD en début de soirée et j’ai tout de suite été happée par les dessins : j’ai complètement accroché à ce style, en couleur pour le présent, en noir, blanc et bleu pour les souvenirs (plus grosse partie de l’histoire). Avec son trait sûr, ses multiples nuances de gris et ses petites touches de bleu pleine d’espoir, de vitamines et d’amour, cette BD nous emmène sur le chemin des souvenirs laissés dans des carnets de Clémentine.

Extrait

Le message de la BD est un très beau message : message d’amour sans limite, quoique non éternel. Un message qui se veut contre l’homophobie d’une façon belle et merveilleuse. Avec les difficultés, le dénis, le bonheur… Et le tout bien dosé sur une centaine et demi de pages… J’en aurais bien pris plus… Non pas qu’il en faille plus (c’est parfait pour raconter l’histoire) mais parce que j’ai tellement apprécié ma lecture que j’y serais bien restée un petit peu plus longtemps…

Planche

L’histoire en elle-même est belle, elle m’a même arrachée la petite larme (pas courant pour une BD…) : je crois qu’en très peu de pages, je me suis beaucoup attachée aux protagonistes; Clémentine, à la recherche de soi-même, Valentin, le meilleur ami de Clémentine (celui qui reste malgré l’adversité) et Emma, aux cheveux bleus.

Emma en rêves.

Emma, c’est le bleu du roman : elle attire l’œil dans les nuances de gris et, implacablement, on s’accroche à elle tout comme Clémentine.

Les dialogues sont biens gérés, ni trop nombreux, ni pas assez, et des petites indications (extraits de journal intime) viennent complétées le tout. Au final, on a toute l’histoire, on est pas perdu, mais il n’y a pas non plus trop à lire.

Quelques petits passages à garder en tête ?

-Et je crois que c’est tes soit disant amies qui ont un problème.
-Quand je pense qu’on m’a traitée de détraquée sexuelle parce que je suis partie avec toi…
-MAIS ARRÊTE DE PARLER DES HOMOS DE CETTE MANIÈRE!!! ILS T’ONT FAIT UN LAVAGE DE CERVEAU OU QUOI?!
-T’as jamais eu honte d’être comme ça ?
-Il n’y a que l’amour pour sauver le monde. Pourquoi j’aurais honte d’aimer ?

L’amour s’enflamme, trépasse, se brise, nous brise, se ranime… : nous ranime. L’amour n’est peut-être pas éternel mais nous, il nous rend éternels…

Au final, cette BD m’a emportée, m’a touchée, m’a faite pleurer… Bref, c’est un coup de coeur !
Et pour vous ? 

Pleins de kisses !

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Half Bad, Tome 2 : Nuit Rouge, de Sally Green

Lire en… Anglais #10

Ce livre sort aujourd’hui en français (le 20 mai) et je l’ai lu en anglais fin avril.

« a crossbill calls »
Première phrase de l’édition anglaise

Couverture de mon édition

Le livre

Titre original : Half Wild
Auteur : Sally Green
Nationalité : Anglaise

Mon édition

Edition : Penguin Book
Langue : Anglais
Nombre de pages : 400
Épaisseur : 2,3 cm
Prix : £7.99

Résumé 

Nathan apprend à dompter son nouveau pouvoir. Il se retrouve face à un choix impossible : pour ne pas perdre Annalise, son amour secret, il doit tuer Marcus, son père.

Avis

3 étoiles

_J’attendais ce tome 2 avec impatience, ayant adoré le tome 1. J’ai donc pas trop trop tardé à le lire et avait prévu de vous faire une petite critique pour lorsque le tome 2 sortirais.
_Pour ceux qui n’aurais pas encore lu le tome 1 : foncez ! Je sais qu’on entend beaucoup d’avis mitigé sur la blogosphère, mais je pense que si vous aimez les histoires de magie, le côté intime avec les personnages, et les écritures originales, je vois pas ce qu’il y a à perdre… L’anglais est peut-être un peu plus dur à lire que d’autres, je ne recommanderais pas de commencer la VO avec, mais l’histoire est géniale, publiée en français et le tome 3 sort dans un an…

_Alors, ce tome 2 ? Côté personnage, on retrouve bien évidemment notre Nathan qui doit apprendre à gérer son pouvoir. Comme dans le tome 1, j’ai adoré ce personnage qui commence à s’ouvrir un peu plus aux autres. J’ai parfois l’impression que sa vision du monde, de sa magie, offre une petite métaphore de l’adolescence…
_On retrouve aussi pas mal d’autres personnages comme Mercury ou Gabriel ainsi que bien d’autres mais je ne voudrais pas spoiler. Il y a bien évidemment aussi de nouveaux personnages; et le fait que Nathan s’ouvre plus, face un peu plus confiance nous offre plus de proximité avec les autres personnages auxquels on s’attache (ou non) bien plus que dans le premier : on apprend à en apprécié certain, à douter d’autres…

_Pour l’histoire, je vais en parler en deux parties. D’abord le triangle amoureux (ceux qui ont lu le tome 1 voit de quoi je parles) et ensuite l’histoire en générale avec son action et touti touti.
_Donc côté amour d’abord. Vous le savez peut-être, ou peut-être pas, mais je ne suis pas particulièrement fane des triangles amoureux. Surtout que j’ai le don pour toujours préféré le couple qui ne sera pas choisi à la fin (Un petit exemple ? Je haîs Peeta. C’est pas ma faute, mais je peux pas le voir en peinture…). Du coup, on peut se dire : « bah, elle aime pas… » et justement, j’adore ce triangle. Parce qu’il y a un petit côté « amour impossible » (un peu à la Roméo et Juliette) d’un côté (certains diront aussi de l’autre) et un côté LGBT+ (bon, ok, juste GB mais déjà qu’avec le terme complet je suis pas sûre que tout le monde comprenne alors avec GB… J’ai pas envie qu’on me demande pourquoi il y a un petit côté Grande-Bretagne dans un des couple possibles…) de l’autre. Donc bon, vous imaginez bien que je préfère l’un des deux couples potentiels de ce triangle et je vous dirais pas lequel. Mais, sachez que au niveau de triangle (et comme à tous les autres niveaux) j’ai adoré ce tome. Je vous laisse le lire et devinez.
_Et pour la partie « action » de ce tome maintenant : la aussi, j’ai adoré. On a un bon mélange de temps pleins et de temps plus lents. Et surtout pas mal de retournements de situation auxquels je ne m’attendais absolument pas. (Voir la fin par exemple, ou même le « début » avec Mercury… Ou encore plein d’autres…). Je me suis fait surprendre plusieurs fois, et ça fait du bien ! De plus, le côté manichéen reste toujours aussi flou que dans le tome 1 : il n’y a pas vraiment de gentils ni de méchants même si on peut mettre certains personnages dans une case « gentil » et d’autres dans une case « méchant ». Néanmoins, quand on essaye de voir les choses du point de vue de tout et chacun, bah on se rend compte que c’est comme dans la vraie vie : les méchants et les gentils… bah, c’est les même en fait… Je résumerais en « tuer pour le bien » (soit le mal pour le bien et le bien pour le mal).

_Pour ce qui est de la plume de l’auteur, j’ai été un peu déçue de ne pas retrouver plus de passage à la deuxième personne du singulier mais j’apprécie tout de même beaucoup la plume de l’auteur (que je trouve toujours aussi dure à lire en anglais…). Elle utilise pas mal de vocabulaire que je ne comprends pas, mais bon, ça passe ! (Merci la contexte !) Et pour ceux qui voudrez, to dive = plonger.

_Bilan ? Le tome 2 est au moins aussi excellent que le tome 1 ! J’adore complètement cette série et je surveille déjà la sortie du tome 3 (pour mars 2016… trop long…) : j’adore l’univers que l’auteur à créer, les personnages, les idées de pouvoirs et la façon de les recevoir… Les avantages et les inconvénients de chaque camps, le fait que Nathan nous soit pas « parfait »…. Mais surtout, j’ai hâte de voir quelles possibilités offertes par ce tome 2 vont être utilisées dans le troisième et dernier tome. J’ai fini ce deuxième tome sur un « merde, mais ça peut pas s’arrêter là !! » ce qui m’arrive rarement et je crois que je suis vraiment accro à cette série.
_Qu’une seule chose à vous dire : lisez cette série, elle en vaut la peine ! A l’heure d’aujourd’hui, j’aurais du mal à dire qu’elle est mon histoire de sorciers favorite. Deux sagas se disputent la première place, et je pense qque je n’ai pas besoin de vous indiquer les deux quelles. (Un sorcier à lunette avec une cicatrice en éclair / Un sorcier avec des tatouages B0.5 un peut partout)

18/20
Chocolat noir Supplément orange !

Will Grayson Will Grayson, de John Green et David Levithan

Lecture VO anglais #6
Lire en… Anglais #9

Will Grayson Will Grayson

David Levithan
John Green

Langue : Anglais
Titre FR : Will & Will
Nmb pages : 308
Éditeur : Penguin books
Épaisseur : 2cm

Je voulais découvrir David Levithan depuis longtemps mais absolument en anglais (une de mes lubies…). Bon, comme peu de ces romans sont traduits, ce n’était pas trop dur…
Je voulais aussi redécouvrir John Green, mais en anglais.
J’avais entendu que ces deux auteurs étaient plutôt simple à lire dans la langue de Shakespeare (ce qui est la pure vérité !)
Ce livre me faisait de l’œil pour la simple et unique raison (complètement superficiel) que la première fois que j’en avais entendu parler, il était en rupture de stock partout et plus publié.

Bilan ? Co-écrit par deux auteurs que je voulais découvrir en anglais, couverture d’un violet sublime, livre dans ma wish depuis longtemps… Quand il est arrivé le temps de ma commande de lectures VO anglais, je n’ai pas beaucoup hésité : je l’ai pris. Puis dévoré. Juste après l’avoir reçu…

Quand je l’ai reçu…

Bon, du coup, j’en ai pensé quoi ?
Et bien, je suis tombée complètement amoureuse de ce bouquin…

Les personnages sont géniaux, je les ai adorés et tout particulièrement Tiny Cooper qui est extraordinaire.

Tiny Cooper is not the world’s gayest person, and he is not the world’s largest person, but I believe he may be the world’s largest person who is really, really gay, and also the world’s gayest person who is really, really large.

Tiny Cooper est de ces personnages remplis de défauts mais qui sont aussi à mourir de gentillesse et qu’on ne peut qu’adorer. Il monte une comédie musicale sur lui-même et ça magnifique vie amoureuse (avec dix-huits ex…). Même s’il n’a pas sont nom dans le titre, c’est l’un des trois personnages principaux (avec les deux Will) et il lie ces deux derniers.

Et même si je n’imagines pas vraiment les deux Will comme cela, je trouve que ça les résume assez bien…

En ce qui concerne l’histoire, je veux bien avouer que c’est légèrement tirer par les cheveux… Mais c’est tellement drôle, émouvant et beau ! L’histoire parle d’adolescence et de s’assumer avec un humour ! On a peut-être le droit à des personnages un peu extrêmes (surtout Tiny Cooper) mais dans l’histoire ils font réalistes et on s’attache à eux.

J’ai juste complètement adoré l’histoire. Oui, l’histoire d’amour est visible à mille kilomètres, mais pour une fois, ça ne me dérange pas. Parce que ce n’était pas le fin mot de l’histoire, ou peut-être parce qu’ils sont justes trop mignons… Ou peut-être parce que la rencontre est hilarante… J’en sais rien, mais j’ai l’impression que tout passe dans ce roman… En fait, on ouvre le livre, on passe un bon moment en souriant, riant et ayant son petit coeur qui se sert : pas parce que c’est particulièrement triste, mais parce que c’est mignon, et que parfois, on a juste envie de tuer certains personnages… Jusqu’à ce que Tiny arrive !

En réalité, je crois que c’est mon John Green préféré… Je ne sais pas… Ce livre n’a pas une originalité du tonnerre, il n’a rien de véritablement extraordinaire… mais, mais  je l’adore ! Je suis tombée complètement sous le charme des personnages, leur histoire est mignonne, drôle, simple, belle et complètement emportante (j’invente des mots…), et puis le style des deux auteurs est hyper plaisant à lire. C’est simple et fluide.

Il faut juste lire ce roman qui amène avec fraîcheur le sujet de l’homosexualité dans la littérature adolescente. Tout vas bien, ou presque, et la bonne humeur de Tiny est communicative alors autant en profiter !

Un roman dont on ressort avec le sourire ! Pour moi, ce sera un 18/20 !

3 étoiles

Oh, et juste un détail : All is about falling !

Séance de rattrapage #3 : La voleuse de livres, de Markus Zusak

Hello  ecerybody !

Aujourd’hui, une séance de rattrapage spéciale relecture ! C’est parti !

C’est quoi ?

La voleuse de livres est un roman de Markus Zusak, un auteur australien. Ce roman conte l’histoire de Liesel, une jeune fille  vivant dans une famille d’accueil en Allemagne nazie : on a une vue de la seconde guerre mondiale depuis l’intérieur, sans jamais allé jusqu’au front.

Le monde bouillonnait en elle tandis qu’elle était là, parmi les jolis livres aux titres bien nets. Elle sentait ce grand brassage tandis qu’elle parcourait les pages aux ventres pleins à ras bord de paragraphes et de mots.
Petits salauds, pensait-elle.
Jolis petits salauds.
Ne me rendez pas heureuse. Surtout ne venez pas me remplir pour que je croie que quelque chose de bon peut sortir de tout cela. Regardez mes meurtrissures. Regardez cette écorchure. Voyez-vous l’écorchure que j’ai à l’intérieur? La voyez-vous s’étendre sous vos yeux et me ronger?

La grande originalité de ce roman vient de son point de vue : en effet, le narrateur n’est autre que la mort !

Quelques petites vérités:
Je n’ai pas de faux, ni de faucille. Je ne porte une robe noire à capuche que lorsqu’il fait froid. Et je n’ai pas cette tête de squelette que vous semblez prendre plaisir à m’attribuer. Vous voulez savoir à quoi je ressemble vraiment? Je vais vous aider. Allez vous chercher un miroir pendant que je vous poursuis.

C’est comment ?

Vous le savez déjà, ce livre est une relecture pour moi. Coup de coeur l’an dernier, je me suis fait un plaisir de me relancer dedans.

On découvre une plume sympathique; une histoire prenante, touchante, drôle parfois, émouvante mais aussi révoltante, et le tout avec des personnages attachants, amicaux. De plus, l’histoire nous propose un point de vue atypique (autant au niveau du narrateur que de la vie en Allemagne nazie qui nous ai rarement conté par une jeune fille qui n’est pas juive…)

Enfin, ce livre nous prouve que les mots, même simples, ont une véritable puissance.

Et deux autres petits détails : le roman est constamment plongé dans un certain humour noir dû à la mort qui ne se prive pas pour nous spoiler la fin…

Evidemment, c’est très impoli de ma part. Je suis en train de gâcher non seulement le dénouement du livre, mais la fin de ce passage particulier. Je vous ai annoncé deux événements, parce que mon but n’est pas de créer un suspense. Le mystère m’ennuie. Il m’assomme. Je sais ce qui se passe, du coup vous aussi. Non, ce qui m’agace, me trouble, m’intéresse et me
stupéfie, ce sont les intrigues qui nous y conduisent.

Evidemment, c’est encore une fois un coup de coeur auquel je mets de bonne grâce un 18/20 !

 

 

 

 

 

Séance de rattrapage #1 : Boys don’t cry, de Malorie Blackman

On continue toujours…

Editions Milan

C’est quoi ?

Boys don’t cry est le roman d’une talentueuse auteure (dont je n’ai rien lu d’autres…) nommée Malorie Blackman. On suit l’histoire de Dante, un jeune homme de 17 ans qui découvre en quelques heures qu’il est père et va devoir s’occuper de sa fille.

-C’est qui ce bébé ? Une petite cousine ? Une nièce ?
A ce moment, le bébé s’est mis à pleurnicher. Bon sang ! ça avait l’air parti pour durer.
-Sa couche est sale, a dit Mélanie. Prends Emma une minute.
[…] Je tenais le bébé à bout de bras en reculant ma tête comme une tortue pour mettre un maximum de distance entre lui et moi. J’ai entendue Mélanie ouvrir le robinet et la poubelle s’ouvrir et se fermer. J’étais concentré sur chaque bruit en attendant qu’elle revienne et reprenne cette chose.
[…] J’essayais encore d’intégrer que Mélanie était mère quand elle a pris une grande inspiration, puis une autre.
-Dante, c’est toi le père. Emma est ta fille.

Chapitre 1, Point de vue de Dante.

/Léger spoil\ On suit aussi l’histoire de son frère, Adam qui assume son homosexualité et essaye de la faire accepter. /Fin\ Les chapitres alternent les points de vue des deux frères, avec chacun leurs problèmes.

Il n’étais même pas capable de voir la beauté de sa fille – un miracle vu le père !
Et sa tête quand je lui ai dit que je ne serais jamais père. Je ne cache pas ce que je suis, mais ma famille ne m’encourage pas vraiment à être ouvert sur le sujet.

En blanc, le léger spoil.
Chapitre 14, Point de vue d’Adam.

C’est comment ?

On parle là de mon premier coup de coeur de l’année. Enfin, mon premier gros coup de coeur. Très franchement, je pense qu’il fera parti de mon top à la fin de l’année… Parce que c’est une meilleure lecture que Le Monde de Charlie de Stephen Chbosky (et donc que Nos étoiles contraires de John Green)…

Ce livre est extrêmement émouvant. J’ai été très très très touchée par ce roman, à tel point que j’étais incapable d’en parler. De plus, il traite de sujets plus ou moins difficiles et reste réaliste.

Un autre très bon point pour ce roman, c’est l’importance qu’il donne à la famille. En refermant ce roman, j’avais envie de passer du temps avec toute ma famille et de leur dire à tous que je les aime.

Bref, au final, et vous l’aurez compris, j’ai adoré ce roman. C’est un coup de coeur phénoménal, j’ai pleuré, j’ai ri, j’ai eu envie d’hurler, de tuer certains personnages, de faire un gros câlins à d’autres... En fait, j’ai juste envie d’oublier toute l’histoire pour pouvoir le redécouvrir la tout de suite maintenant, parce que c’était une superbe découverte. Et que, bien sûr, je le relirais.

Et du coup, 19/20.

 

 

 

The Perks of being a Wallflower : Danse, de Chbosky

Lire en… Anglais #5
Lecture VO Anglais !

« I am writing you because she said you listen and understand and didn’t try to sleep with that person at that party even though you could have. » Stephen Chbosky, première phrase de The Perks of being a Wallflower

Bannière

Enrobage : Le monde de Charlie, de Stephen Chbosky
Fève : Etats-Unis / The Perks of being a Wallflower
Ecadossage : Charlie’s not the biggest geek in high school, but he’s by no means popular. Shy, introspective, intelligent, yet socially awkward, Charlie is a wallflower, standing on the threshold of his life whilst watching everyone else live theirs.
As Charlie tries to navigate his way through uncharted territory – the world of first dates and mix tapes, family dramas and new friends – he realises that he can’t stay on the sidelines forver. There comes a time when you have to see what life looks like from the dance floor.
Ganache : Roman / Épistolaire, Contemporain
Tempérage :  231 pages / 1,4 cm / Simons and Schuster / 6£99 (prix conseillé)

3 étoiles

C’est vieux, ça a été écrit il y a des années (publié en 1999 mais l’histoire ce déroule en 1991), mais ça reste criard de vérité : je me suis ressentie dans ses lettres. Parce que, merde, les mots sont justes, les sentiments sont là et ses problèmes sont ceux que l’on peut tous avoir. Alors oui, c’est peut être pas écrit dans la plus belle prose du monde. Oui, il y du vocabulaire fleuri, pour ne pas dire grossier. Oui, il fait des conneries. Mais putain, est-ce qu’on est pas tous comme ça ? C’est ça qui fait que c’est vrai. On a tous déjà eu envie de se plaindre, de raconter sa vie. On a tous déjà fait des conneries. On a tous déjà utiliser un vocabulaire qui n’est pas celui que nos parents préfèrent. Et surtout, on a tous déjà écrit comme on parle. Et alors ?

Il y a ces citations, tout au long du bouquin. Ces citations où l’on se dit : « mais oui, c’est vrai ». Et ça commence par la première page :

I want you to know that I am both happy and sad and I’m still trying to figure out how that could be.

Qui n’a jamais était à la fois heureux et triste lève la main.

And I thought that all those little kids are going to grow up someday. And all of those little kids are going to do the things that we do. And they will all kiss someone someday. But for now, sledding is enough. I think it would be great if sledding were always enough, but it isn’t.

Mais surtout, celle que je préfères, celle que je veux retenir à tout jamais :

So, I guess we are who we are for a lot of reasons. And maybe we’ll never know most of them. But even if we don’t have the power to choose where we come from, we can still chose where we go from there. We can still do things. And we can try to feel okay about them.

Pour moi, ce livre fait parti de ces livres qui vous captivent, que vous ne voulez pas lâcher mais dont vous ne vous doutez pas qu’ils vont être un coup de coeur. Parce que, jusqu’à la dernière phrase, jusqu’à la dernière ligne, vous croyez qu’il est trop simple. Puis, quand vous le refermez, quand vous comprenez qu’il n’y a plus de pages supplémentaires, ni de paragraphes supplémentaires, ni même de phrases, ou encore seulement de mots, vous vous rendez compte qu’il n’était pas simple. Il était vrai. Il était de ceux qui ne peuvent que ce terminer en coup de coeur. Et je vais dire quelque chose que je ne pensais jamais dire, du moins pas avant un bon bout de temps : « Je crois que ce livre est mon plus gros coup de coeur de l’année. Oui, je le place au dessus de Nos étoiles contraires. Le temps fera le reste, mais je crois, je suis intimement persuadée, que ce livre aura une meilleure place dans le top de l’année que Nos étoiles contraires.

Ce livre m’a fait rire. Ce livre m’a ému au larme. Ce livre m’a rendu mélancolique. Ce livre m’a donné des envies de solitudes comme des envies de sorties entre amis. Ce livre m’a fait passer par un panel d’émotions que je ne serais décrire. Alors il n’y a pas grand chose que je puisse ajouter sauf « Lisez ce livre ». Même si je ne pense pas qu’il sera aussi puissant que pour moi pour beaucoup d’entre vous. Pour la bonne raison que ce roman a eu ce quelque chose qui a fait que j’y ai vraiment cru, que j’ai vraiment compris Charlie. Je crois aussi que je lui ressemble un peu et que je l’ai lu au bon moment, au moment où moi aussi, j’ai ces questions en tête.
Je crois sincèrement que ce livre est arrivé au bon moment pour qu’il devienne un coup de coeur, mais que cela ne change rien au fait que pour moi, ce roman est la pépite qui ratatine toutes les autres.

Alors oui, cette chronique ne vous aura rien dit sur les personnages, sur l’histoire ou sur je-ne-sais-quoi d’autre. Oui, elle n’a fait que donné mon avis. Mais c’est la critique qui est sorti de mon esprit en fermant ce livre, et c’est celle qui est ouvertement la plus vraie que je pouvais vous faire.
Et j’espère sincèrement donner envie de lire The Perks of being a Wallflower a au moins une personne, juste une seule.

Couverture de l’édition Simon and Schuster.

Bilan :  19,75/20=> Chocolat noir Supplément orange !

Je sais que je n’ai pas l’habitude de mettre les notes ainsi mais c’est la note la plus juste que j’ai trouvé pour ce roman. S’il n’a pas 20, la seule raison est que l’on m’a toujours appris que rien ne pouvais être parfait et qu’il faut toujours laissé un marge pour l’éventuel…

¿ Et vous, vous en avez pensé quoi ?

Et pour la petite info, juste comme ça en passant :
To be a wallflower : Faire tapisserie
Et si, comme moi avant, vous ne savez absolument pas ce que veux dire cette expression, en gros cela veut dire que lorsque tout le monde danse vous reste assis ou debout à côté de la piste sans danser, sans agir. Comme ça on pourrait ce dire que ce titre (littéralement en français : « Les petits avantages à faire tapisserie ») n’a aucun rapport avec le livre, mais quand on le finit, on comprend. Et je peux vous dire que je préfère dix mille fois ce titre que le titre français.

Les Ombres de la ville (Hantée, Tome 1) : Sur les traces de Jack, de Johnson

Happy Halloween !

« Londres avait Claire Jenkins à l’œil. » Maureen Johnson, première phrase de Les Ombres de la ville

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Enrobage : Hantée, Tome 1 : Les Ombres de la ville, de Maureen Johnson
Fève : Etats-Unis / Shades of London, Book 1 : The Name of the Star
Ecadossage : A Londres, un assassin hante les rues, réveillant la légende de Jack l’Éventreur. Malgré l’omniprésence des caméras, le tueur est indétectable.
Aurora, arrivée depuis peu sur son campus, se rend compte qu’elle est la seule capable d’apercevoir son ombre.
Accompagnée d’un mystérieux jeune homme, elle plonge au plus profond des brumes de la cité pour arrêter le meurtrier avant qu’il ne récidive. A moins que son don ne fasse d’elle la prochaine victime…
Ganache : Roman / Fantasy, Young-adult
Tempérage :  428 pages / 3,2 cm / Michel Lafont / 15€95

Il était planté devant moi, son visage à deux centimètres du mien. Je ne sentais aucun souffle émaner de lui, puisque bien entendu, il ne respirait pas. Il n’était qu’une masse glaciale. Je suis restée parfaitement immobile jusqu’à ce qu’il recule et s’éloigne…

3 étoiles

Dernier coup de cœur en date, ce roman a été un réel plaisir à lire : j’ai passé un excellent moment et j’ai tellement aimé que je l’ai laissé me voler mon sommeil pour me coucher vers trois heures du matin, une fois fini…

Ce roman traînait dans ma P.A.L. Depuis trois mois, voir plus, maintenant et même s’il me faisait envie, je n’arrivais pas à le retirer. Puis je me suis dit Jack l’Éventreur, Halloween, les deux vont bien ensemble, on va se le programmer en octobre comme lecture qui fait peur.
Bon, pour le peur, j’y croyais pas trop : faut dire, du young-adult qui fait peur… mais oui ! Mais bien sûr ! En réalité je me suis magnifiquement bien trompée : le livre est angoissant et à l’heure de me coucher, j’ai un petit peu flippé… Bon, c’est pas de l’horreur, mais l’auteur a vraiment créé une ambiance inquiétante, oppressante. Oh ! J’ai trop adoré !

Je situerais l’histoire à mi-lieu entre le thriller, le fantasy et le young-adult. On est vraiment embarquer dans l’enquête tout en gardant un style d’écriture très simple et en alliant, dans un très bon dosage, monde réel et paranormal.
Jack l’Éventreur est plus ou moins une excuse pour mettre en place l’histoire, les crimes auraient puis se passer sans lui mais c’est tout de même une bonne réécriture de la légende. Même si je ne sais pas si on peut vraiment parler de réécriture puisque la légende est garder telle quelle et que tout se déroule plusieurs années après.
On en découvre tout de même pas mal sur cette légende, surtout si, comme moi, vous ne la connaissiez que de nom.

Je n’ai pas vraiment de point noir à pointer dans ce roman : j’ai adoré l’histoire qui comporte des idées excellentes, le style est simple mais efficace et surtout (point extrêmement important quand je sort d’une romance assez niaise) il n’y a pas d’histoire d’amour à l’eau de rose ! On doit bien avoir deux lignes de romances mais c’est plutôt lointain et le triangle amoureux que j’ai cru voir apparaître à vingt milles kilomètres s’est révélé inexistant !

Pour les personnages, je les ai trouvé plutôt attachants et j’ai bien aimé que l’on en sache pas trop sur eux. Maintenant que j’y repense, on sait ce que l’héroïne sait, ou à quelques détails près. On arrive quand même rapidement à les cerner et l’histoire révèle vite que le trop pleins de personnages que l’on peut croire voir arriver ne sont en fait que des figurants. De plus, lorsqu’un personnage n’a plus d’importance l’auteure arrive à l’éloigner sans problème et sans étrangeté.

Alors voilà, je pense que vous l’aurez compris, j’ai adoré ce roman sous tous les angles ! Je ne sais pas encore si je lirais la suite, par contre, car j’ai trouvé ce tome très bien dans le rôle d’un one-shot. Je vous avoue tout de même que si le tome deux venait à me tomber dans les mains, je ne lui cracherais pas dessus. C’est tout de même pas une priorité mais qui sait, à Noël, il se peut que je me l’offre ou me le fasse offrir…

Couverture de mon édition de Hantée, Tome 1 : Les Ombres de la ville.

Couverture : 2,75/3 => Je suis juste fane de la couverture, elle est trop belle ! De plus, le dos et la quatrième de couverture sont dans le continuité de la première…
Ecriture : 4/6 => Assez simple mais facile à lire.
Personnages : 5/6 => Des personnages que j’ai bien aimé.
Histoire : 4,5/5 => Une histoire de fantôme plutôt angoissante qui revisite bien la légende de Jack l’Éventreur.

Bilan :  16,25/20=> Chocolat noir Supplément orange !

¿ Et vous, vous en avez pensé quoi ?

Critique Coup de Cœur #1 : Qui es-tu Alaska ?

Hi !

Je n’avais pas vraiment envie de vous faire une critique classique pour ce roman qui s’est révélé être un véritable coup de coeur. De quel roman parle-je ? Mais de Qui es-tu Alaska ? bien sûr !
Premier roman de John Green, ce roman me faisait de l’œil depuis ça réédition. Regardez donc cette beauté de couverture !

Qui es-tu Alaska ? par John Green.

J’ai donc craqué pour cette sublime couverture recouvrant l’oeuvre d’un auteur que j’avais adoré dans Nos étoiles contraires. Ici, j’ai retrouvé le style de l’auteur que j’aimais tant dès la première phrase :

La semaine qui a précédé mon départ de Floride, où je laissais ma famille et ma petite vie insignifiante pour aller en pension dans l’Alabama, ma mère n’a eu de cesse de m’organiser une fête d’adieu.

Même si on sent que son style à évoluer depuis son premier roman, pour rappelle la première phrase de son dernier roman, Nos étoiles contraires, est :

L’année de mes dix-sept ans, vers la fin de l’hiver, ma mère a déclaré que je faisais une dépression.

On retrouve une réelle similarité et la première chose que j’ai pensé en commençant ce roman fut : « On ne m’aurais pas dit que c’était John Green, j’aurais dit que c’était John Green. Parce que c’est John Green. » Oui, ça fait beaucoup de John Green.

Vous l’aurez donc compris, j’ai était charmé dès le début. Dès le tout début même !

Et sans transition, passons aux personnages ! (Et pour faire une pseudo-transition : ) Que j’ai, eux aussi, adoré !

-Le Colonel ?
-Oui. Le Colonel. Et toi, on va t’appeler… euh… le Gros.
-Hein ?
-Le Gros, a confirmé le Colonel. Parce que tu es maigre comme un clou.

Vous venez de rencontrer deux des trois personnages principaux. Deux personnages que j’ai adoré, j’ai nommé Miles Halter, susdit le Gros, et Chip Martin (qui, au passage, à un nom de famille bien français…), susdit le Colonel.
J’ai adoré le côté perdu du Gros puis le voir commencer à comprendre le nouveau monde dans lequel il débarque. Et l’humour du Colonel ! Ah ! Franchement, c’est une personnage qui m’a fait mourir de rire. Peut-être pas autant que Julie mais tout de même…
Le troisième personnage principal, ou plutôt « la » devrais-je dire, que j’ai tout autant adoré est Alaska Young.

Moi, je les regardais, impressionné par la vigueur de la voix qui émanait de cette fille petite (mais aux courbes ô combien voluptueuses) et par les gigantesques piles de livres adossées aux murs.

Mais contrairement à ce que l’on pourrait penser, Alaska n’ai pas une grande lectrice… Elle amasse seulement les livres dans le but de les lire quand elle sera vieille.

D’autres personnages ont une belle influence dans ce roman, mais je vous laisse les découvrir en lisant l’histoire.

En ce qui concerne l’histoire justement, je n’ai pas vraiment envie de trop vous en parler. Personnellement, je n’ai même pas lu la quatrième de couverture avant de commencer le roman car je ne voulais absolument pas être spoilé. Je l’ai donc lu après… et je dirais que vous pouvez la lire sans risque.

La vie de Miles Halter n’a été jusqu’à maintenant qu’une sorte de non-événement. Décidé à vivre enfin, il quitte le cocon familial pour partir dans un pensionnat loin de chez lui. Ce sera le lieu de tous les possibles. Et de toutes les permières fois. C’est là aussi qu’il rencontre Alaska. La troublante, l’insaisissable et insoumise, drôle, intelligente et follement sexy, Alaska Young.

L’histoire est magnifique. Même si les personnages ne restent pas des « enfants-sages » longtemps… En réalité, on observe une magnifique description de l’adolescence, même si c’est une adolescence un peu trop dans l’excès…
Racontée à la première personne par Miles Halter lui-même, on a le droit à seulement ce qu’il sait, ce qu’il ressent, ce qu’il vit, c’est ce qui offre une deuxième partie excellente. Car oui, le roman est divisé en deux parties. Réellement, la séparation est marqué.

En réalité, je n’ai pas envie de m’appesantir sur ce roman, je crois qu’il faut le découvrir. Pour moi, ça a été un véritable coup de coeur. Pas à en détrôner Nos étoiles contraires mais il rentre haut la main dans mon top dix de l’année et je ne pense pas qu’il en sorte…

Et je terminerais pas un extrait qui représente parfaitement Alaska :

Elle a précisé que le fait de laisser la cuisine aux femmes était sexiste, mais qu’il était préférable de manger de la bonne cuisine sexiste plutôt que de la cuisine dégoûtante préparée par des garçons.

Et sur ce, je vous dit lisez ce livre, dites moi s’il vous a plu, et Kisses !

Coeur de Pierre : Romance à la poésie, de Gauthier & Almanza

« L’enfant au coeur de pierre était né en décembre… » Séverine Gauthier, première phrase de Coeur de Pierre

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Enrobage : Cœur de Pierre, de Séverine Gauthier (Scénario) et Jérémie Almanza (Dessin)
Fève : France / Cœur de Pierre
Ecadossage : Il est né avec un cœur de pierre, elle, avec un cœur d’artichaut…
Ganache : BD / Romance, Poésie
Tempérage :  32 pages / x cm / Delcourt / 9€95

Elle fut envahie d’une étrange douceur,
sentit ses joues rosir et ses genoux trembler,
tandis que doucement des frissons de chaleur
parcouraient sa peau claire. Elle n’osait bouger.

3 étoiles

Ça ne m’était jamais arrivée, d’avoir un coup de cœur pour une BD, après il faut dire que je n’en lis pas souvent …
Celle-là m’a attiré par sa magnifique couverture qui représente bien deux univers si semblables et pourtant très différents : un univers d’amour et de joie et un univers d’indifférence et de tristesse.

Je m’attendais à une petite histoire d’amour toute simplette, un peu clichée : autrement dit, je n’en attendais rien ou franchement pas grand chose. Et j’ai été drôlement bien surprise.
L’histoire est simple, oui, mais réfléchie et aboutie (pour ce qu’elle peut l’être en trente-cinq pages) avec une fin à laquelle on ne s’attend pas en ouvrant la BD. On nous propose un point de vue sur l’amour plus large et réaliste que ce que l’on nous offre habituellement et même un triangle amoureux extrêmement bien gérer.
De plus, les personnages sont mignons, attachants et suffisamment vivant pour une BD. Ils sont tous bien différents et font avancés l’histoire : une fois que l’on a supprimé les parents et docteurs des planches « passé des personnages », on ne trouve que les personnages principaux.
Quand aux dessins, tout comme les textes, ils sont beaux et poétiques : très plaisant !

En bilan, je dirais que cette BD est une petite perle qui a presque réussi à m’arracher une larme, même si je me suis retenue.
C’est réellement un petit bonbon tout doux pour passer une demi-heure poétique : une histoire doudou !

Couverture de mon édition de Cœur de Pierre.

Couverture : 2,75/3 => La couverture est sublime ! Franchement, elle est magnifique !
Dessin : 6/7 => Les dessins sont très beaux, poétiques et tout doux, créant des univers semblables différents.
Texte : 2/2 => Écris en vers avec des rimes, c’est original et très sympa !
Histoire : 6/8 => Une histoire d’amour, oui, mais avec un petit plus !

Bilan :  16,75/20=> Chocolat noir Supplément orange !

¿ Et vous, vous en avez pensé quoi ?

Le chuchoteur : Dieu se tait, de Carrisi

« Le grand papillon l’emportait, se fiant à sa mémoire pour se déplacer dans la nuit. » Donato Carrisi, première phrase de Le Chuchoteur

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Enrobage : Le Chuchoteur, de Donato Carrisi
Fève : Italie / Il Suggeritore
Ecadossage : Cinq petites filles ont disparu.
Cinq petites fosses ont été creusées dans la clairière.
Au fond de chacune, un petit bras, le gauche.
Depuis qu’ils enquêtent sur les rapts des fillettes, le criminologue Goran Gavila et son équipe d’agents spéciaux ont l’impression d’être manipulés.
Chaque découverte macabre, chaque indice les mènent à des assassins différents.
La découverte d’un sixième bras, dans la clairière, appartenant à une victime inconnue, les convainc d’appeler en renfort Mila Vasquez, experte dans les affaires d’enlèvement.
Dans le huis clos d’un appartement spartiate converti en QG, Gavila et ses agents vont échafauder une théorie à laquelle nul ne veut croire : tous les meurtres sont liés, le vrai coupable est ailleurs.
Quand on tue des enfants, Dieu se tait, et le diable murmure…
Ganache : Roman / Thriller
Tempérage :  433 pages /2,6 cm / Calmann-Lévy / 21€90

Nous les appelons « monstres » parce que nous les sentons loin de nous, et donc nous les voulons « différents », disait Goran dans ses séminaires. Au contraire, ils nous ressemblent en tout et pour tout. Mais nous préférons balayer l’idée qu’un de nos semblables est capable de telles atrocités. En partie pour absoudre notre nature. Les anthropologues appellent ça la « dépersonnalisation du coupable », et cela constitue souvent le principal obstacle à l’identification d’un tueur en série. Car un homme a des points faibles et peut être capturé. Pas un monstre.

Un thriller palpitant.

A chaque page, le doute s’installe un peu plus : et si, finalement c’était lui ? Ah non ! Mais, attend et si… Et puis ce doute ne reste pas seul, la peur (un peu) vous entraîne tout au fond.

Comment décrire ce livre ? Ce thriller ? C’est excellent. S’en détacher est un vrai calvaire, le continuer est dure; parce qu’on a peur de ce qui peut arriver, peur que ce soit pire. Toujours pire.
Jusqu’au bout, le mystère est complet. Et de multiple revirement de situation modifie tout : qui est réellement Albert ? Et la petite fille numéro six ?

Tout le long du roman, « nous fréquentons des gens dont nous pensons tout connaitre, mais en fait nous ne savons rien d’eux« . Chaque personnage a son secret qui modifie, change tout !

Et puis, l’horreur ! Certains passages sont vraiment dur, presque gore. Il faut parfois être bien accroché. Ce qui est fait n’est pas un simple crime. Tout est organisé. Parfaitement organisé. Pour être complètement indevinable. Tout est prévu.
La tension est palpable. L’enquête est un défi. Rien n’est comme on le veut.
Et c’est excellent.

Dès le début, la saveur est donné : c’est un sextuple crime est les détails ne nous seront pas épargné. Il faut savoir.

Quand on finit, on découvre le pire, cette petite phrase : « Un époustouflent thriller littéraire, inspiré de faits réels. » Parce que, finalement, « quand on tue des enfants, Dieu se tait, et le diable murmure… »

Couverture de mon édition de Le Chuchoteur

Couverture : 2,75/3 => Sombre et simple mais représentative.
Ecriture : 5,5/6 => Whaou ! C’est vraiment bien écrit, la plume de Donato Carrisi est excellente !
Personnages : 5/6 => On croit les avoir cernés. On croit les connaitre. Mais finalement…
Histoire : 5/5 => L’histoire est juste excellente : suspense et action ! On est tenu en haleine jusqu’à la fin !

Bilan :  18,25/20=> Chocolat noir Supplément orange !

¿ Et vous, vous en avez pensé quoi ?