Archives de Catégorie: Manga

Les Gouttes de Dieu : Enquête de vins, de Agi & Okimoto

« Dans un verre de cristal Riedel si délicat qu’on le dirait sculpté dans de la glace… » Tadeshi Agi, première phrase de Les Gouttes de Dieu, Tome 1

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Enrobage : Les Gouttes de Dieu, Tome 1 & 2, de Tadeshi Agi et Shu Okimoto
Fève : Japon / 神の雫
Ecadossage : Fils d’un œnologue reconnu, Shizuku Kanzaki n’a aucun goût pour le vin. Malheureusement, son père décède et, alors qu’il pensait profiter tranquillement de son héritage, Shizuku découvre qu’il a un frère adoptif. Pire, le testament de son père les met au défi de découvrir douze grands crus ainsi que le meilleur de tous, Les Gouttes de Dieu. Shizuku est lancé sur une enquête d’un nouveau genre, au beau milieu des vins, des cépages et des saveurs…
Ganache : Manga / Seinen
Tempérage :  219 et 218 pages /1,7 et 1,7 cm / Glénat / 9€15
Le p’tit + de Blue Edel : Il faut savoir que le mangaka (? l’écrivain quoi !) est venu en France pour s’inspirer, goûter, s’imprégner et qu’il est totalement adepte et oenologue !

Extrait de Les Gouttes de Dieu, Tome 1.

2 étoiles

Si vous avez suivi mes C’est Lundi, que lisez-vous ? (il y a un peu de temps maintenant), vous savez sûrement que j’ai bien aimé le tome 1 alors que le tome 2 s’est révélé être un flop.

Dans le tome 1, j’ai beaucoup aimé les personnages qui n’étaient pas trop nombreux et suffisamment différents pour pouvoir au moins les reconnaître et savoir qui est qui. Si leurs caractères ne sont pas abouti, on comprend que c’est car on ne les connais pas encore suffisamment et que l’auteur laisse le temps de la « rencontre »
L’histoire, quant à elle, est prenante, avec un bon rythme qui fait que même si le thème principal ne vous intéresse pas plus que ça, on ne s’ennuie pas et on a envie de savoir le suite. De plus, le vin n’est que la trame de fond, on assiste au début d’une sorte d’enquête plutôt prenante et originale.
En réalité, je n’ai pas grand chose à reprocher au premier tome, qui en plus nous apprend pas mal de choses (sauf si vous êtes œnologue, je veux bien reconnaître que dans ce cas là vous n’apprendrez peut-être pas grand chose, mais ne l’étant pas, je sais pas vraiment…)

Le tome 2, quant à lui, regroupe bien des points négatifs et m’a réellement déçu après les attentes que le 1 avait créées.
Déjà, énormément de personnages font leur apparition et il devient compliquer de tous les différencier. Même si la plupart ne sont que secondaires, c’est assez déplaisant. De plus, certains personnages à qui ont donne un rôle important par leur forte présence ne servent à rien ou presque, et ne font pas avancer l’histoire.
L’avancement de l’histoire, parlons-en justement. Dans ce tome, l’histoire est déjà au point mort. Il ne se passe réellement pas grand chose…
Quand au rythme, lui deviens trop rapide. Enfin pas vraiment. La réalité est que certains dessins veulent donner un côté « speed » ou « fou » à des personnages mais n’apportent qu’un inconfort visuel et une difficulté à la compréhension.

Vous l’aurez compris, je conseille le tome 1 et peut-être le début du 2 pour avoir la réponse au questionnement final du 1, mais ce-dit tome 2 n’est en rien extraordinaire et gâche un peu le tome 1…

Couverture de mon édition du tome 1.

Couverture : 1,5/3 => Bon, on peut pas dire que c’est les couvertures qui m’ont attiré, mais j’ai vu pire…
Dessin : 3,5/7 => Dans le tome 1, ils sont plutôt sympas mais lorsqu’on passe au passage avec les personnages « speeds » du tome 2… C’est juste plus possible.
Texte : 1,5/2 => On a va pas craché sur le texte, même s’il ne m’a absolument pas marqué, je pense qu’on peut faire pire.
Histoire : 5/8 => L’idée est bonne, mais le tome 2 est une catastrophe.

Bilan : 11,5/20 => Chocolat au lait !

¿ Et vous, vous en avez pensé quoi ?

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Death Note : Bien ou Mal, par Obata & Oba

« On y va, Ryûk » début de Death Note, tome 3, de Obata & Oba

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Enrobage : Death Note, Tome 1 à 4, de Takeshi Obata & Tsugumi Oba
Fève : Japon / デスノート
Ecadossage : Light Yagami est un lycéen âgé de 17 ans, jeune homme brillant, fils d’un policier, il découvre un étrange carnet qui se révèle être le livre d’un dieu de la mort : Ryûk ! Light apprendra vite quels terribles pouvoirs renferment ce carnet : tous ceux dont le nom est inscrit dans le Death Note sont appelés à mourir dans les 40 secondes qui suivent !
Ganache : Manga / Shonen, Policier
Tempérage : ≈ 195 pages / 1,1 cm / Kana / 6€85 (Par tome)

Extrait du Tome 1 de Death Note.

3 étoiles

(Je n’ai pour le moment lu que les tomes 1 à 4 et cette critique les reprend tous)

Il faut dire que je lis très rarement des mangas. Et pourtant, celui-là me donne presque envie de lire des mangas en beaucoup plus grande quantité. Parce qu’il est réfléchi et abouti. Du moins, de mon point de vue.

Si les dessins m’ont paru étranges au début, je me suis rapidement habitué et j’ai mis cela sur le compte de ma grande ignorance en terme de manga et BD… Il est vrai que quand on ne lit quasiment que des romans, une BD ou un manga peut paraître bizarre au début…

Si, au départ, je n’attendais rien de ce manga, il m’a rapidement charmé tant par les personnages que par l’histoire. Il faut dire que l’idée est excellente : un carnet qui tue tous ceux dont le nom est inscrit dedans. On se retrouve rapidement dans une histoire sans méchant ni gentil défini et avec ce questionnement : où finit le bien et où commence le mal ? Car parmi les personnages, Light va obtenir ce carnet et s’en servir pour créer un monde meilleur.
Les personnages, parlons-en. Plutôt travaillés, on nous offre deux personnages principaux extrêmement intelligent près à plus ou moins tout pour arrêter l’autre. Les personnages secondaires sont moins travaillés mais tout de même suffisamment pour un manga (de mon point de vue de novice).

Le rythme de l’histoire est aussi très bon avec une bonne dose de suspens très bien placé et pas mal de retournements de situations. On arrive à un manga plutôt imprévisible et prenant, assez près du thriller.

En bilan, et je pense que vous l’aurez compris, je recommande vraiment ce manga : il se lit très vite et est très plaisant. Le seul bémol (mais qui est aussi un gros avantages) est que les tomes se terminent toujours en plein suspens et on a vraiment envie de savoir la suite… Finalement, c’est peut-être pas si mal…
J’ai vraiment l’intention de le continuer.

Couverture de mon édition de Death Note, Tome 1.

Couverture : 1,75/3 => Les couvertures sont plutôt étranges mais représentent bien le manga.
Dessin : 5/7 => J’ai eu un peu de mal au début mais je soupçonne que ce soit à cause du fait que je ne lise jamais ou presque de manga
Texte : 1,5/2 => Plutôt bien travaillé.
Histoire : 7,5/8 => L’histoire est recherchée avec une bonne idée de base bien développé !

Bilan : 15,75/20 => Chocolat noir !

 

¿ Et vous, vous en avez  pensé quoi ?

Solanin : D’une musique triste naît la joie, de Asano

« Mademoiselle Inoue ! Un colis pour vous ! » début de Solanin, tome 1, de Inio Asano
« An 200x, le monde est en flammes, dévasté par une déflagration radioactive ! » début de Solanin, tome 2, de Inio Asano

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Enrobage : Solanin, de Inio Asano
Fève : Japon / ソラニン
Ecadossage : Une petite mélodie un peu folle qui raconte notre jeunesse, imperceptible et ténébreuse.
Ganache : Manga / Josei
Tempérage :  206 + 220 pages /  1,6 + 1,6 cm / Kana /10€20 + 10€20

Extrait de Solanin 2

Extrait de Solanin 2 (En anglais, désolé…)

Un manga en seulement deux tomes. C’est ce qui m’a charmé et c’est pour ça que je l’ai lu. (Il faut savoir que je ne suis pas du tout manga). Et il a eu bien raison.

Ce manga est une petite pépite dans le genre. Une romance dramatique bien ficelée et vraiment sympa à lire. On rit, on verse une petite larme et tout ça, dans le même chapitre.
L’histoire m’a donc charmé, mais vous me direz, dans un manga l’histoire ne suffit pas. Et vous avez tout à fait raison. Il faut donc parler des dessins, qui, il faut le dire, sont magnifiques et suffisamment réaliste.

Tout ce qui nous sépare, vaste comme le ciel
Est-ce un signe que c’est la fin ?
Alors que je voyais pointer l’avenir ensemble
Tu me dis « sayonara »

« Si j’avais fait ça, on n’en serais pas là »
Mais il est trop tard pour penser à ça

Notre ancien petit appart doit être habité par quelqu’un
Chaque jour, je repense à ces mots que tu m’as dits, qui ne servent plus à rien
Mais quand je prends cette petite rue d’un pas pressé
Cette longue écharpe arc-en-ciel, une canette de café
Tout ça m’y fait penser

« Si j’avais fait ça, on n’en serais pas là »
Mais il est trop tard pour penser à ça

De toute façon, nos jours heureux ne l’étaient qu’un peu
La mauvaise graine a poussé, c’est comme ça
On doit se dire « sayonara »

« Si j’avais fait ça, on n’en serais pas là »
Mais il est trop tard pour penser à ça

Pas au revoir mais adieu
Prends soin de toi, c’est mieux
Quant à moi, je continue ma route
Ici ou ailleurs

Ce manga nous propose donc de très beaux dessins et une histoire touchante. Jusqu’à lors, aucune BD, aucun manga n’avait réussi à me tirer une petite larme. Et celui là a réussi l’exploit. Sûrement parce que les personnages sont vraiment attachants…
Il y a Meiko, l’héroïne, forte, amoureuse, mignonne et peut-être un peu naïve, sur les bords…
Mais mon personnage favori, c’est Crack, c’est lui qui m’a fait pleurer, et lui qui m’a fait le plus rire. Et c’est rare; je connais peu de personnages qui m’ont à la fois fait rire et pleurer.
Il ne faut pas non plus oublier Tanato, hommage, parce que je suis sûre que c’est quelqu’un de bien, et qu’il part trop tôt, bien trop jeune.

Couverture de mon édition de Solanin 1

Couverture : 2/3 => Cette couverture est belle, mais ce n’est pas ma préférée. Je préfère la version anglaise, ici.
Dessin : 6/7 => J’adore les dessins, ils sont juste magnifiques (et surtout les gros plans sur Meiko).
Texte : 1/2 => …
Histoire : 6,5/8 => L’histoire est vraiment sympas; d’un côté l’histoire d’amour, de l’autre celle du groupe, le tout habilement mélangé avec ce qu’il faut de flash-back.

Bilan : 15,5/20 => Chocolat noir  !

 

¿ Et vous, vous en avez  pensé quoi ?

 

Chi une vie de chat : Les inconnus peuvent nous ressembler, par Konami Kanata

 » Ça a l’air agréable et sûr de vivre ici » début de Chi une vie de chat, tome 10, de Konami Kanata

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Enrobage : Chi une vie de chat, Tome 10, de Konami Kanata
Fève : Japon / チーズスイートホーム (chīzu suīto hōmu)
Ecadossage : Toujours accompagné de son ami Minou, Chi fait la connaissance de deux chatons qui lui ressemblent comme deux gouttes d’eau. A en croire Madame Tricolore, sa mère rôde également dans les parages, mais Chi a toujours peur d’aller à le rencontre de ce mystérieux personnages…
Pendant ce temps, les Tanka découvrent des avis de recherche avec la photo de Chi placardés dans tout le quartier. Devrons-t-il se séparer du chaton et le rendre à sa véritable famille ?
Ganache : Manga / Comique
Tempérage : 146 pages / 1 cm / Glénat Kids / 10 € 75

Extrait de Chi une vie de chat, tome 10.

Extrait de Chi une vie de chat, tome 10.

Un manga très sympas fait à l’envers (il a été « françaissisé ») donc à l’endroit, vous comprenez ? En gros, on le lit dans le même sens qu’un livre ou une BD. Il y a très peu de texte mais beaucoup de « miaou » et un humour bien placé.

On continue à suivre les aventures de Chi, un chaton toujours aussi mignon ! Avec ses questions, ses erreurs, ses quiproquos… Chi nous propose une vie très drôle.
Les humains sont peu présent, comme dans toutes les aventures, mais très gentils et ont de belles expressions. Les chats sont expressif, et finalement, il y a peu de point négatif.

Chi une vie de chat est le premier manga que j’ai lu (pas ce tome, mais la saga) et le fait qu’il soit « à la française » (je désigne par là qu’il se lit de gauche à droite, comme en français) m’a beaucoup aidé à me mettre dans ce genre. C’est vraiment un manga par lequel on peut commencer : on ne se perd pas dans l’ordre où lire les pages et les bulles (oui, oui, dans les vrais mangas je me perds…)

Enfin, je conclurais en disant que ce manga est rapide à lire (peut de texte) tout en mélangeant humour, poésie et questionnement. On obtient un magnifique manga, à lire de toute urgence et EN COULEUR ! C’est rare, et perso je préfère quand c’est coloré, on se perd un peu moins entre les personnages… (Je suis peut être pas faite pour lire des mangas finalement…)

Couverture de mon édition de Chi une vie de chat.

Couverture : 2,5/3 => J’adore la couverture (j’adore Chi, il est trop mignon !!!) : elle est simple et colorée, tout à fait craquante !
Dessin : 6/7 => De magnifiques dessins, parfaitement compréhensible et en COULEUR!
Texte : 1/2 => Peut existant, on ne peut pas vraiment le noter, il consiste surtout à des « miaou ».
Histoire : 5,5/8 => Simpliste, l’histoire est bonne pour ce détendre, pas pour celui qui cherche de la grande littérature.

Bilan : 15/20 => Chocolat noir !

 

¿ Et vous, vous en avez  pensé quoi ?

 

 

 

 

Edit d’août 2014 : Pour comprendre la simplicité du texte de ce manga, il faut imaginer qu’une amie allemande parlant très mal le français (elle n’en a fait qu’une année scolaire) a réussi à le lire et à très bien le comprendre même s’il a fallu traduire toutes les expressions utilisées.