Archives de Catégorie: Théâtre

Phèdre : La vengeance est terrible, signé Racine

« Le dessein en est pris : je pars, cher Théramène, (Hippolyte) » Racine, première réplique de Phèdre

Bannière

Enrobage : Phèdre, de Jean Racine
Fève : France / Phèdre
Ecadossage : A peine unie à Thésée, Phèdre s’est éprise du fils de celui-ci, Hippolyte. Poussée par sa destinée et par la colère des dieux à un amour illégitime, elle se sait coupable et tente de lutter contre la passion qui la dévore.
Ganache : Théâtre / Tragédie, Classique
Tempérage :  91 pages /0,6 cm / Magnard / 2€95

Mon mal vient de plus loin. A peine au fils d’Egée
Sous ses lois de l’hymen je m’étais engagée,
Mon repos, mon bonheur semblait être affermi,
Athènes me montra mon superbe ennemi.
Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue ;
Un trouble s’éleva dans mon âme éperdue ;
Mes yeux ne voyaient plus, je ne pouvais parler,
Je sentis tout mon corps et transir et brûler.
Je reconnus Vénus et ses feux redoutables,
D’un sang qu’elle poursuit, tourments inévitables.
Par des voeux assidus je crus les détourner :
Je lui bâtis un temple, et pris soin de l’orner ;
De victimes moi−même à toute heure entourée,
Je cherchais dans leurs flancs ma raison égarée.
D’un incurable amour remèdes impuissants !
En vain sur les autels ma main brûlait l’encens :
Quand ma bouche implorait le nom de la déesse,
J’adorais Hippolyte, et le voyant sans cesse,
Même au pied des autels que je faisais fumer,
J’offrais tout à ce dieu que je n’osais nommer.
(Phèdre)

Euh, oui… mais qui est qui ? qui fait quoi ? et, surtout, est-ce qu’on peut me passer la version française ? Ah ! mais c’est la version française, d’accord…
Vous avez dû le comprendre, je n’ai rien compris à cette pièce (ou du moins, pas grand chose), et qu’est qui est plus dur que de faire une critique sur un livre auquel on a rien compris ? J’ai donc créer un résumé-dessin (trois heures de travail, merci de le respecter) que voici :

Personnages de Phèdre

Personnages de Phèdre

Je ne vous propose pas le résumé entier mais seulement celui des personnages car l’autre contient des spoilers…

Phèdre, c’est donc l’histoire d’une femme mariée à un homme (Thésée) mais amoureuse de son beau-fils (Hippolyte) qui, lui, aime la pire ennemie de son père (Aricie), le tout à cause d’une querelle entre dieux…
C’est une pièce complexe tant par l’écriture (vers et français du XVIIéme siècle) que par l’intrigue, qu’il faut comprendre. Personnellement, n’ayant pas compris grand chose, je préfère ne pas me prononcer sur ce livre.

Couverture de mon édition de Phèdre

Couverture : 2/3 =>  Cette couverture représente un morceau d’un tableau résumant très rapidement la pièce (sans dévoiler le moindre spoiler).
Dialogue : 4/6 => Je n’ai pas compris grand chose, mais c’est tout de même très joli…
Personnages : 2/6 => Je les ai tous confondus et ai dû lire la pièce deux fois pour comprendre qui était qui…
Histoire : 2/5 => J’ai compris l’histoire vite fait mais, mais… Voilà, il reste plein de « mais » en suspend…

Bilan :  10/20=> Chocolat au lait !

¿ Et vous, vous en avez pensé quoi ?

Le Misanthrope : Vrai ou hypocrite, signé Molière

« Qu’est-ce donc ? Qu’avez-vous ? (Philinte) » Molière, première réplique de Le Misanthrope

Bannière

Enrobage : Le Misanthrope, de Molière
Fève : France / Le Misanthrope
Ecadossage : Alceste est un «mélancolique» qui s’aveugle sur lui-même pour mieux condamner les autres. Placé dans une situation sociale comique, amoureux d’une coquette, il voit défiler tous les types humains qu’il réprouve. Molière a enfermé toute une époque dans un salon mondain, pour critiquer une société ambitieuse, avide et cynique. Il donne parfois raison à Alceste, lui qui refuse de se soumettre au mensonge et à l’artifice, lui qui affirme radicalement: «J’ai tort, ou j’ai raison.» Alceste n’est pas en accord avec son temps: il rejette les compromis, proteste contre la frivolité des salons et la fausseté des rapports humains. Le Misanthrope est ainsi la pièce la plus complexe de Molière, car la plus fidèle aux contradictions de l’homme et de la société.

Ganache : Théâtre / Comique, Classique
Tempérage :  114 pages /1,2 cm / Flammarion / 2€90

Allez, vous devriez mourir de pure honte ;
Une telle action ne saurait s’excuser ,
Et tout homme d’honneur s’en doit scandaliser.
Je vous vois accabler un homme de caresses ,
Et témoigner pour lui les dernières tendresses ;
De protestations , d’offres et de serments
Vous chargez la fureur de vos embrassements :
Et, quand je vous demande après quel est cet homme ;
A peine pouvez-vous dire comme il se nomme ;
Votre chaleur pour lui tombe en vous déparant ,
Et vous me traitez, à moi, d’indifférent.
Morbleu ! c’est une chose indigne, lâche, infâme,
De s’abaisser ainsi jusqu’à trahir son âme ;
Et si, par malheur, j’en avais fait autant,
Je m’irais, de regret, pendre tout à l’instant.
(Alceste)

Le principal problème est la difficulté qu’il y a à lire cette pièce due au vieux français employer: les mots n’ont pas la même signification qu’aujourd’hui, certaines tournures sont inusitées et certaines idées sont difficiles à comprendre. Cela nous donne une lecture difficile, pour les gens qui comme moi, n’ont pas l’habitude de ce genre de français.
J’avais déjà lu Le malade imaginaire de Molière mais, moins long, il avait été plus simple à comprendre et plus drôle.

Cette pièce, doit sûrement être drôle mais les efforts fournis pour la comprendre, et seulement en parti car il y a des pans entier du livre que je n’ai pas compris, m’ont gâcher la lecture et je n’ai pas rit une seule fois; ce que je trouve dommage pour un comique, même si on hésite à le placer dans le drame.

J’ai tout de même passé du bon temps en compagnie des personnages, malgré les reprises de lectures, les incompréhension et les erreurs de personnages (car je les ai tous confondus, même Alceste, pourtant personnage principal) mais, maintenant que je l’ai fini, me rend compte que, finalement, je n’ai pas trop capté l’histoire: une histoire de cœur ???
Je n’ai, de plus, pas grand chose à dire sur ce roman, car le fait que je ne sois pas habitués à ce type d’écriture a été le gros point de ce livre. Il est tout de même à lire, je pense, même si je recommande plus Le malade imaginaire, que j’avais vraiment aimé.

Pour aller plus loin, je vous propose ce blog qui nous propose une bonne compréhension de la pièce.

Couverture de mon édition de Le Misanthrope

Couverture : 0,5/3 => Pour moi, cette couverture ne représente pas la pièce et n’a rien de spécialement beau… Certaines éditions ont tout de même de magnifiques couvertures
Dialogue : 5/6 => La langue n’est pas d’aujourd’hui et c’est difficile à comprendre mais ils sont tout de même magnifique.
Personnages : 3/6 => Dans le livre, je me suis perdue, incapable de savoir qui est qui mais la pièce de théâtre m’a aidé.
Histoire : 3/5 => Je n’ai pas vraiment compris l’histoire, c’est une peine de cœur, oui mais…

Bilan :  11,5/20=> Chocolat au lait !

¿ Et vous, vous en avez pensé quoi ?

.