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La chambre des officiers : « Gueules cassées », de Dugain

« La guerre de 14, je ne l’ai pas connue. » Marc Dugain, première phrase de La chambre des officiers

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Enrobage : La chambre des officiers, de Marc Dugain
Fève : France / La chambre des officiers
Ecadossage : En 1914, tout sourit à Adrien, ingénieur officier. Mais, au début de la guerre, lors d’une reconnaissance sur les bords de la Meuse, un éclat d’obus le défigure. En un instant, il est devenu un monstre, une « gueule cassée ».
Adrien ne connaitra ni l’horreur des tranchées ni la boue, le froid, la peur ou les rats. Transféré au Val-de-Grâce, il rejoint une chambre réservée aux officiers. Une pièce sans miroir où l’on ne se voit que dans le regard des autres. Il y restera cinq ans. Cinq ans entre parenthèses. Cinq ans pour penser à l’avenir, à l’après-guerre, à Clémence qui l’a connu avec son visage d’ange. Cinq ans à nouer des amitiés déterminantes pour le reste de son existence…
Ganache : Roman / Contemporain, Réaliste
Tempérage :  172 pages / 1,1 cm / Pocket / 5€30
Le p’tit + : Il existe un film

J’ai été le premier à occuper cette chambre. En treize mois, j’ai vu défiler de nombreux camarades. Certains nous ont quittés sans plus de bruit qu’ils n’en avaient fait pour venir. D’autres, réparés tant bien que mal, ont rejoint leur famille. Tous nous ont encouragés et ont promis de nous écrire pour nous dire ce qui avait changé dehors, et tous l’ont fait.

2 étoiles

Ce livre étant un roman historique réaliste, c’est vrai qu’il est difficilement critiquable. Mais n’étant pas un témoignage, c’est faisable.

Déjà, ce roman nous conte la vie d’un « gueule cassée » pendant la Première Guerre mondiale : la vie d’un officier qui, avant même la première offensive, est devenue l’une des trop nombreuses victimes de cette guerre.
On suit donc sa « vie », son parcours dans « l’hôpital » où il a passé la guerre, avec l’espoir de pouvoir un jour revivre normalement.
On suit également le quotidien de ses plus proches amis dans ce lieu : trois personnes (parmi d’autres) qui ont subi des dommages plus ou moins graves que lui.

Ce roman est une autre façon de voir les atrocités de cette première guerre : on a quitté les tranchées, quitté le premier front pour un lieu où l’on s’estime presque heureux, car aucune arme n’est braquée directement sur nous.

C’est un roman tout en sentiments et celui que l’on ressent le plus, c’est l’ennui : oui, on s’ennuie en lisant ce roman, car certains passages sont éternellement longs. Mais, et c’est sûrement la seule fois où je dirais cela, cet ennuie est nécessaire car c’est le quotidien même de ces hommes : ils n’ont rien à faire, sauf d’éternelles parties de cartes pour tromper l’ennui, et attendre.
Alors oui, j’imagine qu’ils doivent s’ennuyer et le côté ennuyeux du roman permet donc de se sentir plus près d’eux, et peut-être même d’entre-apercevoir ce qu’est devenue leur vie.
On ressent aussi l’horreur de la situation, leurs peurs mais aussi leurs espoirs et on peut même aller jusqu’à rire gentiment dans les moments les plus beaux, les plus « joyeux », les plus criants d’amitié de leur parcours.

Pour ce qui concerne la plume de l’auteur, je l’ai trouvée digne d’un classique malgré que ce soit un contemporain (puisqu’il a été écrit après la Seconde Guerre mondiale). C’est donc une plume assez soutenue et qui peut, parfois, créée un détachement du texte si on n’est pas très « classiques » comme moi…

En bilan, c’était une lecture plutôt plaisante quoi qu’un peu ennuyeuse, mais pour la bonne cause, donc ça va, on apprécie presque cet ennui !

Couverture de mon édition de La chambre des officiers.

Couverture : 1,5/3 => Bon, franchement, il y a mieux mais ça représente plutôt bien le lire…
Ecriture : 4/6 => Par moment, ça devient vraiment trop…
Personnages : 5/6 => De bons personnages.
Histoire : 3,5/5 => Un peu ennuyeux sur les bords mais plutôt réaliste (même très).

Bilan :  14/20=> Chocolat au lait !

¿ Et vous, vous en avez pensé quoi ?

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