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C’est Vendredi, donnez votre avis ! #3 Semaine C

Hi !

Tout à l’heure débute le week-end à mille ! Trop hâte je vais pouvoir lire Harry Potter !!! En attendant, cette semaine je devais lire Le Horla de Guy de Maupassant sous forme d’album. Alors, place à mon avis !

c'est vendredi

Chaque vendredi, plusieurs livres vous sont proposés. Vous pouvez alors voter pour celui que vous voulez que je lise et dont je fasse une critique. D’après une idée originale de Iris.


  • Semaine A : Je vous propose deux à cinq lectures (livres, bd, manga, album) et, parfois, là dedans, viendras ce greffer un film. Parce que la vie est faite de film aussi.
  • Semaine B : Bilan des votes, remerciements (parce que je remercierais tous ceux qui auront voter !) et petit blabla sur la lecture à faire, parce que j’aime bien blablater.
  • Semaine C : Bilan de lecture et critique. En gros, la semaine C vous aurez deux articles pour le prix d’un : une critique, tous ce qu’il y a de plus vrai, de ma lecture (ou du film) et un « résumé de critique » avec un peu de blabla qui serviras de « vrai » C’est vendredi, donnez votre avis !, si on peut parler de vrai et de faux dans ce cas là…

Cette semaine, pas de « vraie » critique, seulement un avis : je n’ai pas vraiment grand chose à dire à propos de cet album…

Titre : Le Horla
Auteur : Guy de Maupassant
Genre :
Adaptation d’une nouvelle sous forme d’album
Illustrateur :
Anna et Elena Balbusso
Quatrième de couverture :
Un jeune homme solitaire tombe sous l’emprise d’une force inconnue. Une présence menaçante sans forme ni consistance.
Songe ou réalité ? Phénomène surnaturel ? Hallucination ?… Jour après jour, une vie paisible comme la Seine qui coule en bas du jardin, se change en cauchemar…
Un des plus beaux récits de Maupassant présenté ici dans sa version originale.
Nombre de pages :
59 pages / pas de chapitres
Éditeur :
Milan Jeunesse
Prix :
16€50

Couverture de Le Horla.

Un album juste magnifique : les dessins sont très beaux et révèle avec douceur et simplicité l’ambiance angoissante régnant dans la nouvelle de Maupassant. Nouvelle que je ne connaissais pas, justement, et qui est un véritable plaisir à découvrir (il me reste encore une petite dizaine de pages à lire…) même si je ne suis pas rentrée dedans dès le début.
Je conseille à tous ceux qui éloignent autant que possible le classique de leur bibliothèque : avec les illustrations (je vous ai dit qu’elles sont magnifiques ?), la nouvelle est très digeste. De plus, ça fait de la culture ! Le Horla est tout de même un classique !

Bilan ? J’aime vraiment bien; vous avez fait un très bon choix ! Un, ma lecture me fait découvrir cette nouvelle (et un bon point pour ma culture, un !) ce qui ne peut absolument pas être mauvais. Deux, la nouvelle est assez sympa même si j’avoue que sans les illustrations j’en aurais peut être pas lu autant d’un coup. Trois, les illustrations sont magnifiques ! On retrouve deux styles différents, quoique assez semblables, sûrement dû aux deux illustratrices, mais deux styles très sympas.
A découvrir !

Note : 4/5 : Un bon album.

Voilà ! En tout cas, merci pour vos votes, votre choix s’est révélé plutôt bon !

Kisses !

Complètement cramé : Tout peut changer, de Legardinier

« Il faisait nuit, un peu froid. » Gilles Legardinier, première phrase de Complètement cramé !

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Enrobage : Complètement cramé !, de Gilles Legardinier
Fève : France / Complètement cramé !
Ecadossage : Lassé d’un monde dans lequel il ne trouve plus sa place, privé de ceux qu’il aime et qui disparaissent un à un, Andrew Blake décide de quitter la direction de sa petite entreprise pour se faire engager comme majordome en France, le pays où il avait rencontré sa femme.
En débarquant au domaine de Beauvillier, où personne ne sait qui il est réellement, il espère marcher sur les traces de son passé. Pourtant, rencontres et situations hors de contrôle vont en décider autrement… Entre Nathalie, sa patronne veuve aux étranges emplois du temps, Odile, la cuisinière et ses problèmes explosifs, Manon, jeune femme de ménage perdue et Philippe, le régisseur bien frappé qui vit au fond du parc, Andrew ne va plus avoir le choix. Lui qui cherchait un moyen d’en finir va être obligé de tout recommencer…
Ganache : Roman / Comique
Tempérage :  419 pages /1,9 cm / Pocket / 7€70

3 étoiles

-Moi, si un jour tu te retrouves dans le coma, je ne te laisserai pas tomber, infâme crapule. Je serai là dès le lendemain. Je te mettrai une perruque, je te maquillerai et je te ferai poser des implants mammaires. Quand tu te réveilleras, comme moi tu ne te souviendras de rien et là, je te raconterai que tu es Angelina Jolie. Je pourrai même te montrer tes films.

-En France, vous faites moins cuire la viande qu’en Angleterre. Chez vous, tout est servi rouge, saignant à l’intérieur.
– Et chez vous, c’est de la semelle. C’est vous qui avez un problème avec la viande. Vous la faites toujours trop cuire. C’est un défaut historique. Regardez ce que vous avez fait à notre Jeanne d’Arc. Vous l’avez tellement cuite que vous l’avez brûlée!

Un petit peu déçue.
Cela reste une excellente lecture, mais je suis un petit peu déçue.
Pas par le livre en lui même, seulement, je m’attendais à rire plus…

Je ne vais pas m’étaler sur les personnages, qui sont doucement attachant, surtout Andrew Blacke et Manon, ainsi que Odile, Magnier, Yanis et Nathalie. Oui, quasiment tous, en fait… parce que je n’en ai pas envie.
La plume de l’auteur est, comme dans le précédant livre, sympa et simple à lire mais teintée de jeu de mots mélangeant anglais et français cette fois-ci ! Un vrai moment de plaisir !

Pour l’humour, il est toujours présent mais plus subtil et moins pliant.
On sourit joyeusement aux jeux de mots et aux quiproquos mais les situations sont moins cocasses… Malgré certaines qui sont vraiment très drôles !

Finalement, c’est un bon bouquin, un très bon livre mais un peu en dessous, niveau humour, de ce à quoi on pourrait s’attendre en finissant le premier. Mais il est tout de même à lire !

Couverture de mon édition de Complètement cramé !

Couverture : 2,5/3 => Un chat !!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Ecriture : 4,5/6 => Cette plume simple et appréciable teinté d’une légère touche d’humour…
Personnages : 5/6 => Des personnages attachants et un chat adorable ! (Oui, je suis de plus en plus accro aux chats…)
Histoire : 4/5 => Une histoire plus « profonde » mais moins drôle que dans son précédant livre.

Bilan : 16/20=> Chocolat noir !

¿ Et vous, vous en avez pensé quoi ?

Le Petit Prince : Dessine-moi un mouton, de Saint-Exupéry

« Lorsque j’avais six ans j’ai vu, une fois, une magnifique image, dans un livre sur la forêt vierge qui s’appelait Histoires vécues. » Antoine de Saint-Exupéry, première phrase de Le Petit Prince

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Enrobage : Le Petit Prince, de Antoine de Saint-Exupéry
Fève : France / Le Petit Prince
Ecadossage : Rencontre avec la poésie de l’enfance…
Ganache : Conte / Poésie, Philosophie
Tempérage :  97 pages /0,6 cm / folio / 6€80

Et si je connais, moi, une fleur unique au monde, qui n’existe nulle part sauf dans ma planète, et qu’un petit mouton peut l’anéantir d’un seul coup, comme ça, un matin, sans se rendre compte de ce qu’il fait, ce n’est pas important ça !

Les grandes personnes aiment les chiffres. Quand vous leur parlez d’un nouvel ami, elles ne vous questionnent jamais sur l’essentiel. Elles ne vous disent jamais : « Quel est le son de sa voix ? Quels sont les jeux qu’il préfère ? Est-ce qu’il collectionne les papillons ? » Elles vous demandent : « Quel âge a-t-il ? Combien a-t-il de frères ? Combien pèse-t-il ? Combien gagne son père ? » Alors seulement elles croient le connaître. 

Quand la poésie rencontre le désert.

Je ne vous apprends rien en vous disant que ce livre est magnifique. Quand on le lit, on se rend compte qu’on est devenu une grande personne. Ces gens incompréhensible, qui ne comprennent rien à la poésie du monde.

Je ne sais même pas pourquoi je fais une critique de ce livre, parce qu’il est incriticable. Il a une âme d’enfant si mignonne, une puissance, une poésie… Ce livre c’est un peu un rêve. Et on ne critique pas les rêves… Alors je vais vous laissez le lire, sans rien en dire.

petit prince

Couverture de mon édition de Le Petit Prince

Couverture : 2/3 => Comme tout le livre : simple, beau et poétique.

Ecriture : 5/6 => C’est super bien écrit; une poésie de prose !
Personnages : 5/6 => Le petit prince est très attachant et le narrateur bien sympathique…
Histoire : 4/5 => Une jolie histoire simple, mais qui fait réfléchir, et qui me rappelle mon beau voyage au désert !

Bilan :  16/20=> Chocolat noir Supplément orange ! (Comme le gâteau que j’ai fait hier…)

¿ Et vous, vous en avez pensé quoi ?

Et si c’était vrai… : Coma profond, de Levy

« Le petit réveil posé sur la table de nuit en bois clair venait de sonner. » Marc Levy, première phrase de Et si c’était vrai…

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Enrobage : Et si c’était vrai…, de Marc Levy
Fève : France / Et si c’était vrai…
Ecadossage : Que penser d’une femme qui choisit le placard de votre salle de bain pour y passer ses journées ? Qui s’étonne que vous puissiez la voir ? Qui disparaît et reparaît à sa guise et qui prétend être plongée dans un profond coma à l’autre bout de la ville ? Faut-il lui faire consulter un psychiatre ? En consulter un soi-même ? Ou, tout au contraire, se laisser emporter par cette extravagante aventure ? 
Et si c’était vrai ?…
Ganache : Roman / Comédie, Fantastique
Tempérage :  253 pages /1 cm / Pocket / 6€80

Rien n’est impossible, seules les limites de nos esprits définissent certaines choses comme inconcevables. Il faut souvent résoudre plusieurs équations pour admettre un nouveau raisonnement. C’est une question de temps et des limites de nos cerveaux. Greffer un coeur, faire voler un avion de trois cent cinquante tonnes, marcher sur la Lune a dû demander beaucoup de travail, mais surtout de l’imagination. Alors quand nos savants si savants déclarent impossible de greffer un cerveau, de voyager à la vitesse de la lumière, de cloner un être humain, je me dis que finalement ils n’ont rien appris de leurs propres limites, celles d’envisager que tout est possible et que c’est une question de temps, le temps de comprendre comment c’est possible.

On m’avait beaucoup parlé de Marc Levy. J’ai décidé de me lancer, de lire son premier roman quand j’ai pu l’obtenir pour une modique somme. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que je n’ai pas été déçue : il est drôle, beau et émouvant !

Ce roman est très rapide à lire et au moins tout aussi sympas ! Dès le début, on rit des quiproquos, des incompréhensions…
D’une écriture fluide et simple à lire, Marc Levy nous dresse une magnifique intrigue aux Etats-Unis dans laquelle on s’attache (trop ?) rapidement aux deux personnages principaux : Lauren et Arthur.
Lauren est une jeune interne en médecine. Victime d’un accident de voiture, elle tombe dans un coma profond qui l’amène à se retrouver sous une forme plus ou moins fantomatique dans le placard d’un jeune homme.
Ce jeune homme, c’est Arthur. Architecte (et complètement sain d’esprit), il loue l’appartement de Lauren et est la seul personne à pouvoir la voir et l’entendre.
Ces deux personnages sont terriblement attachants. Déjà parce que l’on a l’impression d’être les seuls à pouvoir les comprendre, les autres personnages ne voulant (et pouvant) pas croire à cette aventure très cocasse.

L’histoire est drôle et pleine de rebondissements. Elle ne se termine pas vraiment comme on pourrais si attendre, et c’est un peu triste : c’est une excellente fin, mais on risque d’être triste pour un personnage… (Je n’en dirais pas plus, j’ai déjà assez commencer à spoiler…)

Si je devais trouver un petit bémol, je pointerais le passage du trajet en voiture : long et difficile à lire, je l’ai sauté… Je l’ai trouvé ennuyeux et lent, peu instructif. Mais peut-être, un jour, le lirais-je en entier…

J’ai donc découvert un premier roman tout en douceur et très appréciable que je recommande ouvertement : lisons tous Marc Levy ! (D’ailleurs, je m’en vais lire un autre livre de cet auteur…)

Couverture de mon édition de Et si c’était vrai…

Couverture : 1,75/3 => Une couverture qui représente plutôt bien la base du roman même si je ne l’aime pas plus que ça.
Ecriture : 4/6 => Une belle écriture, fluide et simple. Toute en douceur malgré le petit bémol de la scène du trajet en voiture…
Personnages : 4,5/6 => Des personnages attachants, déterminés et émouvants.
Histoire : 4/5 => Une histoire drôle et original, très belle et émouvante.

Bilan :  14,25/20=> Chocolat au lait !

¿ Et vous, vous en avez pensé quoi ?

Phèdre : La vengeance est terrible, signé Racine

« Le dessein en est pris : je pars, cher Théramène, (Hippolyte) » Racine, première réplique de Phèdre

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Enrobage : Phèdre, de Jean Racine
Fève : France / Phèdre
Ecadossage : A peine unie à Thésée, Phèdre s’est éprise du fils de celui-ci, Hippolyte. Poussée par sa destinée et par la colère des dieux à un amour illégitime, elle se sait coupable et tente de lutter contre la passion qui la dévore.
Ganache : Théâtre / Tragédie, Classique
Tempérage :  91 pages /0,6 cm / Magnard / 2€95

Mon mal vient de plus loin. A peine au fils d’Egée
Sous ses lois de l’hymen je m’étais engagée,
Mon repos, mon bonheur semblait être affermi,
Athènes me montra mon superbe ennemi.
Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue ;
Un trouble s’éleva dans mon âme éperdue ;
Mes yeux ne voyaient plus, je ne pouvais parler,
Je sentis tout mon corps et transir et brûler.
Je reconnus Vénus et ses feux redoutables,
D’un sang qu’elle poursuit, tourments inévitables.
Par des voeux assidus je crus les détourner :
Je lui bâtis un temple, et pris soin de l’orner ;
De victimes moi−même à toute heure entourée,
Je cherchais dans leurs flancs ma raison égarée.
D’un incurable amour remèdes impuissants !
En vain sur les autels ma main brûlait l’encens :
Quand ma bouche implorait le nom de la déesse,
J’adorais Hippolyte, et le voyant sans cesse,
Même au pied des autels que je faisais fumer,
J’offrais tout à ce dieu que je n’osais nommer.
(Phèdre)

Euh, oui… mais qui est qui ? qui fait quoi ? et, surtout, est-ce qu’on peut me passer la version française ? Ah ! mais c’est la version française, d’accord…
Vous avez dû le comprendre, je n’ai rien compris à cette pièce (ou du moins, pas grand chose), et qu’est qui est plus dur que de faire une critique sur un livre auquel on a rien compris ? J’ai donc créer un résumé-dessin (trois heures de travail, merci de le respecter) que voici :

Personnages de Phèdre

Personnages de Phèdre

Je ne vous propose pas le résumé entier mais seulement celui des personnages car l’autre contient des spoilers…

Phèdre, c’est donc l’histoire d’une femme mariée à un homme (Thésée) mais amoureuse de son beau-fils (Hippolyte) qui, lui, aime la pire ennemie de son père (Aricie), le tout à cause d’une querelle entre dieux…
C’est une pièce complexe tant par l’écriture (vers et français du XVIIéme siècle) que par l’intrigue, qu’il faut comprendre. Personnellement, n’ayant pas compris grand chose, je préfère ne pas me prononcer sur ce livre.

Couverture de mon édition de Phèdre

Couverture : 2/3 =>  Cette couverture représente un morceau d’un tableau résumant très rapidement la pièce (sans dévoiler le moindre spoiler).
Dialogue : 4/6 => Je n’ai pas compris grand chose, mais c’est tout de même très joli…
Personnages : 2/6 => Je les ai tous confondus et ai dû lire la pièce deux fois pour comprendre qui était qui…
Histoire : 2/5 => J’ai compris l’histoire vite fait mais, mais… Voilà, il reste plein de « mais » en suspend…

Bilan :  10/20=> Chocolat au lait !

¿ Et vous, vous en avez pensé quoi ?

De la part de Staline : Trotski a sa chance, de Wagner

« Il baissa la tête en entendant les coups de feu. » Roalnd C. Wagner, première phrase de De la part de Staline

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Enrobage : De la part de Staline, de Roland C. Wagner
Fève : France / De la part de Staline
Ecadossage : La nouvelle se situe dans une Europe où Staline est décédé durant la Révolution d’Octobre, où sa tyrannie n’a jamais existé, où Trotski est devenu le chef suprême de l’URSS et où le Pacte germano-soviétique de 1939 n’a jamais été signé. Les Soviétiques ont attaqué par surprise les Allemands en 1940 alors que toutes les forces de ces derniers étaient tournées vers la Grande-Bretagne. La Wehrmacht a été battue en six mois. L’Armée rouge a envahi l’Allemagne, mais aussi les Pays-Bas, la Belgique, la moitié Nord de la France.
Ganache : Nouvelle / Uchronie
Tempérage :  26 pages /Extrait de 10 façons de bouleverser le monde

Un seul coup de feu. Comme pour une exécution.
Il se rendit soudain compte qu’il avait très, très froid.

Cette nouvelle, courte comme toutes les nouvelles, est sympathique et rapide à lire. Pour une deuxième lecture du genre uchronie, je la trouve très bonne.
Comme dit juste au-dessus, ce n’est que la deuxième fois que je lisais une uchronie, la première étant une autre nouvelle de la même anthologie qui m’avait déplu.

Cet nouvelle prend comme point de divergence la succession de Lénine : Staline, tué pendant les révolutions russes, ne lui succède pas et laisse sa place à Trotski. Les conséquences pour notre pays sont dramatiques !

Si la lecture est très plaisante, je pointe tout de même un gros point noir : l’histoire n’est, de mon point de vue, pas du tout original ! C’est une sorte de copier-coller de Berlin Ouest/Est de la Guerre Froide appliquée à la France. La fin est trop simpliste, trop prévisible.
Ainsi, même si j’ai passé un bon moment, c’est plus le style de l’auteur que l’histoire que j’ai apprécié.

J’oubliais ! Il peut être difficile de comprendre le déroulement de l’histoire car on fait sans cesse des flash-backs mais moi, j’ai adoré. On comprend tout de même suffisamment et ça laisse un voile de doute jusqu’à la fin !

Roland C. Wagner, écrivain français de science-fiction.

Ecriture : 3,5/4 => Le style de l’auteur est excellent, on est pris dans le livre. J’ai vraiment adoré ce style et je pense lire d’autres œuvres de Wagner.
Personnages : 1,5/2 => Pour une nouvelle, les personnages sont bons, ils ne sont pas oubliés, un travail est tout de même fait sur eux.
Histoire : 1/4 => Déçu par cette histoire, trop simple, pas assez originale pour moi, dommage…

Bilan :  12/20=> Chocolat au lait !

¿ Et vous, vous en avez pensé quoi ?

Le Misanthrope : Vrai ou hypocrite, signé Molière

« Qu’est-ce donc ? Qu’avez-vous ? (Philinte) » Molière, première réplique de Le Misanthrope

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Enrobage : Le Misanthrope, de Molière
Fève : France / Le Misanthrope
Ecadossage : Alceste est un «mélancolique» qui s’aveugle sur lui-même pour mieux condamner les autres. Placé dans une situation sociale comique, amoureux d’une coquette, il voit défiler tous les types humains qu’il réprouve. Molière a enfermé toute une époque dans un salon mondain, pour critiquer une société ambitieuse, avide et cynique. Il donne parfois raison à Alceste, lui qui refuse de se soumettre au mensonge et à l’artifice, lui qui affirme radicalement: «J’ai tort, ou j’ai raison.» Alceste n’est pas en accord avec son temps: il rejette les compromis, proteste contre la frivolité des salons et la fausseté des rapports humains. Le Misanthrope est ainsi la pièce la plus complexe de Molière, car la plus fidèle aux contradictions de l’homme et de la société.

Ganache : Théâtre / Comique, Classique
Tempérage :  114 pages /1,2 cm / Flammarion / 2€90

Allez, vous devriez mourir de pure honte ;
Une telle action ne saurait s’excuser ,
Et tout homme d’honneur s’en doit scandaliser.
Je vous vois accabler un homme de caresses ,
Et témoigner pour lui les dernières tendresses ;
De protestations , d’offres et de serments
Vous chargez la fureur de vos embrassements :
Et, quand je vous demande après quel est cet homme ;
A peine pouvez-vous dire comme il se nomme ;
Votre chaleur pour lui tombe en vous déparant ,
Et vous me traitez, à moi, d’indifférent.
Morbleu ! c’est une chose indigne, lâche, infâme,
De s’abaisser ainsi jusqu’à trahir son âme ;
Et si, par malheur, j’en avais fait autant,
Je m’irais, de regret, pendre tout à l’instant.
(Alceste)

Le principal problème est la difficulté qu’il y a à lire cette pièce due au vieux français employer: les mots n’ont pas la même signification qu’aujourd’hui, certaines tournures sont inusitées et certaines idées sont difficiles à comprendre. Cela nous donne une lecture difficile, pour les gens qui comme moi, n’ont pas l’habitude de ce genre de français.
J’avais déjà lu Le malade imaginaire de Molière mais, moins long, il avait été plus simple à comprendre et plus drôle.

Cette pièce, doit sûrement être drôle mais les efforts fournis pour la comprendre, et seulement en parti car il y a des pans entier du livre que je n’ai pas compris, m’ont gâcher la lecture et je n’ai pas rit une seule fois; ce que je trouve dommage pour un comique, même si on hésite à le placer dans le drame.

J’ai tout de même passé du bon temps en compagnie des personnages, malgré les reprises de lectures, les incompréhension et les erreurs de personnages (car je les ai tous confondus, même Alceste, pourtant personnage principal) mais, maintenant que je l’ai fini, me rend compte que, finalement, je n’ai pas trop capté l’histoire: une histoire de cœur ???
Je n’ai, de plus, pas grand chose à dire sur ce roman, car le fait que je ne sois pas habitués à ce type d’écriture a été le gros point de ce livre. Il est tout de même à lire, je pense, même si je recommande plus Le malade imaginaire, que j’avais vraiment aimé.

Pour aller plus loin, je vous propose ce blog qui nous propose une bonne compréhension de la pièce.

Couverture de mon édition de Le Misanthrope

Couverture : 0,5/3 => Pour moi, cette couverture ne représente pas la pièce et n’a rien de spécialement beau… Certaines éditions ont tout de même de magnifiques couvertures
Dialogue : 5/6 => La langue n’est pas d’aujourd’hui et c’est difficile à comprendre mais ils sont tout de même magnifique.
Personnages : 3/6 => Dans le livre, je me suis perdue, incapable de savoir qui est qui mais la pièce de théâtre m’a aidé.
Histoire : 3/5 => Je n’ai pas vraiment compris l’histoire, c’est une peine de cœur, oui mais…

Bilan :  11,5/20=> Chocolat au lait !

¿ Et vous, vous en avez pensé quoi ?

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Thérèse Raquin : Un roman noir puissant et prenant, signé Zola.

« Au bout de la rue Guénégaud, lorsqu’on vient des quais, on trouve le passage du Pont-Neuf, une sorte de corridor étroit et sombre qui va de la rue Mazarine à la rue de la Seine. » Emile Zola, première phrase de Thérèse Raquin

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Enrobage : Thérèse Raquin, de Emile Zola
Fève : France / Thérèse Raquin
Ecadossage : Par la volonté de sa tante, Thérèse épouse son cousin. Bientôt, elle ne supporte plus sa vie de cloîtrée, ni cette ruelle noire du Pont-Neuf où madame Raquin a installé sa mercerie. Toute sa sensualité refoulée va alors s’éveiller au contact de Laurent, peintre dont elle devient la maîtresse. Et les amants décide de noyer les mari…
Ganache : Roman / Naturaliste
Tempérage : 252 pages / 1,6 cm / Pocket / 4€50

– Les gens meurent quelquefois, murmura-t-elle enfin. Seulement, c’est dangereux pour ceux qui survivent.

Laurent ne répondit pas.

-Vois-tu, continua-t-elle, tous les moyens connus sont mauvais.

Thérèse est un personnage que l’on aime et haït à la fois. Laurent est tellement faible qu’il est fort. Madame Raquin tue la mort. Camille est chétif, maladif mais aimable. François a des yeux ronds. Grivet, Michaud et Olivier sont-ils aveuglent. Suzanne est naïvement sympathique…
Ces personnages doucement attachants, si complexe, si réel…

Dans ce roman rien est simple et pourtant, on est pris, emporter bien loin de nos petites vies bien rangées pour les gros tracas des personnages. Après tout, un crime ça pose toujours quelques problèmes ?
L’un des premiers romans de Zola, et on comprend pourquoi il est si connu. Un livre noir, puissant et prenant où se mélange l’âpreté, la sexualité et le crime. Rien n’est laissé au hasard, chaque goutte de bonheur est payé. Et les personnages ne se plaignent pas, ils vivent leurs horreurs, surveillés par François : « Dis, ce serait drôle, s’il se mettait à parler dans la boutique, un de ces jours ».

On fini ce roman et on se dit « ouah », il y a tellement de chose, on vit ce roman, on ne se contente plus de lire. On est là, on les épie… Et si c’était nous qui les dénoncions ?

Au final, un roman magnifique et à lire ! Pour votre culture générale, pour avoir lu au moins une fois dans votre vie du naturalisme, pour (re)découvrir Zola… Pour toutes les raisons du monde !

Couverture de mon édition de Thérèse Raquin

Couverture de mon édition de Thérèse Raquin

Couverture : 1/3 => Cela ne me fait pas vraiment penser au livre. J’y vois seulement un résumé de la société féminine du XIXéme siècle, trop simpliste pour un livre de cette trempe.
Ecriture : 4.5/6 => Ce n’est plus l’écriture d’aujourd’hui mais la qualité est 
excellente sans être pour autant trop soutenu. 
Personnages : 5/6 => Des personnages complexes et complets qui ont « des tempéraments et non des caractères. Là est le livre tout entier » comme dit Zola en 1868 à propos de son livre.
Histoire : 3/5 => Est-ce vraiment vraisemblable ? Après tout, là est tout le charme de cette histoire.

Bilan : 13.5/20 => Chocolat au lait !

¿ Et vous, vous en avez  pensé quoi ?

Livre 1 : Le Rouge et le Noir

¿ Qu’est-ce-que c’est ?

Le Rouge et le Noir est un roman romantique et réaliste de Stendhal paru en 1830 chez Levasseur. Ce roman compte une grosse cinq-centaine de pages et nous propose l’histoire de Julien Sorel.

¿ Qui est l’auteur ?

Stendhal est un auteur français du XIXéme siècle connu pour être un des premiers auteurs réalistes français.

¿ Ça raconte quoi ?

Fils de charpentier, Julien Sorel est trop sensible et trop ambitieux pour suivre la carrière familiale dans la scierie d’une petite ville de province. En secret, il nourrit une fascination pour Bonaparte et ses mémoires compilés dans Mémorial de Saint-Hélène de Las Cases. Il rêve d’une ascension similaire à celle de l’empereur. Julien trouve une place de précepteur dans la maison du maire, Monsieur de Rênal, et noue une relation interdite avec son épouse. Chassé lorsque cette idylle est découverte, il rentre au séminaire de Besançon. Avant peu, il monte à Paris et devient le secrétaire du Marquis de la Mole, dont il séduira la fille Mathilde.

¿ Un petit extrait ?

Ses regards le lendemain, quand il revit madame de Rênal, étaient singuliers ; il l’observait comme un ennemi avec lequel il va falloir se battre. Ces regards si différents de ceux de la veille, firent perdre la tête à madame de Rênal : elle avait été bonne pour lui, et il paraissait fâché. Elle ne pouvait détacher ses regards des siens.

La présence de madame de Derville permettait à Julien de moins parler et de s’occuper davantage de ce qu’il avait dans la tête. Son unique affaire, toute cette journée, fut de se fortifier par la lecture du livre inspiré qui retrempait son âme.

¿ Et mon avis dans tout ça ?

J’en ressorts un avis très mitigé : l’histoire en elle-même est bien, il ne faut pas ce le cacher, mais ce n’est pas du tout mon type de livre. Il a été très dur à lire, pour moi, car l’action et le suspense se font lent et petit par rapport à mes lectures précédentes. Je l’ai tout de même fini, et ai même adoré la fin, elle est inattendue, et sort du commun des livres. Je n’en dirais pas plus, de peur de gâcher votre lecture.

On ne peut pas nier que c’est un chez-d’oeuvre de la littérature française mais il faut quand même voir qu’il est de son temps, plus vraiment du nôtre…

¿ Quelle musique ? ¿ Quel film ?

Bon, pour le film c’est simple, je vous propose tout simplement le film tiré du livre, que je n’ai pas vu, mais dont j’ai entendu des éloges. Peu connu, du moins, moins que le livre, ce film permet de savoir les grandes lignes du livre en trois heures (car il dure tout de même trois heures, oui). Je n’ai pas vraiment trouvé de bande annonce, mais cette petite vidéo d’une minute et quelques : ceci

Pour la musique, c’est un peu plus dure, je pencherais plus pour du classique, un peu romantique mais je suis tombée sur une musique nommée « Le Rouge et le Noir » de Claude Nougaro (artiste que je ne connais pas du tout), le premier couplet me fait un peu penser à un scène du livre, alors je vous la propose là, en lien youtube : Le Rouge et le Noir

¿ Au final ?

Le Rouge et le Noir est donc un roman romantique à lire mais long et qui ne plaira pas à tous. A réserver aux plus grands !