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Pause Movie : The Giver

Hi !

Ayant lu et vraiment bien aimé le livre The Giver (Le Passeur en version française) de Lois Lowry, il me paraissait normal d’aller voir ce que l’adaptation cinématographique valait. Surtout qu’un magazine auquel je suis abonnée lui réserver une double -page !

Je m’attendais réellement à être déçue surtout à cause de la bande annonce (que je trouvais, et continue de trouver, hyper spoilante) mais aussi de l’article. Rien qu’avec ces deux là, je rencontrais déjà des modifications qui ne me plaisait pas vraiment… De plus, je savais qu’il fallait que je m’attende à des modifications des noms donnés aux « emplois » puisque je passerais des noms de la version originale, soit en anglais, à leur traduction en français.

Pour commencer je vais mettre les modifications qui m’ont plu. Du coup, attention ! Cet partie pourrait contenir de petits spoilers ! Tous plus ou moins dans la bande annonce mais tout de même, éviter de lire si vous ne voulez absolument pas être spoiler !

/spoiler\ Il y a donc eu des modifications qui m’ont plu, tout d’abord l’âge des personnages : ils ont dix-huit ans dans le film au lieu de douze dans le livre, ce qui rend les choses grandement plus probables : il faut avouer que changer le monde à douze même avec l’extrême maturité de Jonas…
Dans les modifications qui m’ont plus, il y a aussi la fin qui est plus une vraie fin : on ne s’arrête pas au début de sa quête mais lorsqu’il l’a terminée; on connait la fin même si elle reste très ouverte.

Parmi les modifications, il y en a aussi qui ne m’ont fait ni chaud ni froid : l’âge d’obtention d’une bicyclette, le numéro de Jonas, l’histoire d’amour, le moment de début un peu plus tardif…
J’ai, par contre, été prise de convulsions et d’une horrible envie d’hurler à certains moments, le premier a été le changement de métier d’Asher : lui donner le rôle de pilote lui offre, d’accord, une plus grande importance dans l’histoire, mais tout de même, pourquoi !? C’est à ce moment là que j’ai réellement compris que le livre et le film ne se ressemblerais pas, le film prenant une tournure plus pleine d’actions. Le changement pour Fiona ne m’a fait ni chaud ni froid jusqu’à ce que l’on arrive à la fin et que ce changement minime entraine des modifications énormes . Surtout qu’à cause de cela, on retire une grande part de l’importance du Passeur (l’un de mes personnages favoris) : dans le livre, c’est un personnage quasi-principal, regardez ce qu’ils en ont fait dans le film !!! /spoiler\

Je ne parlerais pas de la fin qui n’est, elle, qu’un énorme changement mais qui m’a bien plu : elle nous propose plus d’action (même si elle a un petit côté impossible, mais c’est un film, que voulez-vous !) et un aboutissement.

En bilan, je dirais que j’ai bien aimé le film à condition que je ne le considère pas comme l’adaptation du roman mais plus comme une histoire fortement inspiré du livre de Lois Lowry : on retrouve les personnages (avec quelques changements), les grandes lignes de la communauté et une histoire qui s’éloigne plus qu’elle ne se rapproche.
Du coup, livre ou film ? Et là, je vais en étonner plus d’un, mais je vais dire film. Car même si j’ai passé un très bon moment de lecture et que le film m’a déçue dans son rôle d’adaptation, si on le regarde sans comparaison au livre, il est très bon : les idées pour nous faire comprendre les « règles » de la communauté sont excellentes et l’histoire est bien plus pleine d’action. Malgré tout, si on par sur le fait que c’est une adaptations, il manque trop d’éléments, il y a donc trop de changements, c’est donc la raison de ma note : 5/10.

Bilan :

Et voilà ! Maintenant, je vous laisse libre de courir aller le voir, ou au contraire de passer votre chemin. Par contre, si vous l’avez vu, dites-moi ce que vous en avez penser !

Kisses !

Pause Movie : Nos étoiles contraires, de Josh Boone

Basé sur le livre du même nom, dont vous trouverez une critique ici, Nos étoiles contraires est un film réalisé par Josh Boone, réalisateur que je ne connais pas car je ne connais aucun réalisateur.

C’est chiant d’essayer de présenter un film objectivement… J’ai toujours préféré le subjectif….

« One sick love story. » (Une histoire d’amour de malade, accroche du film.)

C’est magnifique. C’est sublime. C’est une seconde claque. Et, pourquoi pas, le meilleur film de 2014. Pour le meilleur livre de 2014.
L’histoire est toujours aussi belle et parfaitement respectée. Les citations mythiques sont légèrement modifiée mais, surtout, pour faire plus « vrai ». Parce qu’on ne parle pas comme on écrit.

Putain, que ce film est magnifique. Putain que je suis contente de l’avoir vu. Sublime. Je l’ai déjà dit, je sais. Et je sais aussi que l’on sait de quel film je parle. Nos étoiles contraires. Quel autre film pourrait avoir un tel descriptif ?! Oui, il manque deux scènes « majeures » (avec de très très gros guillemets): celle de la balançoire (l’annonce de vente) et les deux des jeux vidéos (celle avec Gus qui se « suicide » et celle avec Isaac), ce qui fait un total de trois, tant pis ! Mais, putain, on s’en fou ! On ne voit pas passer les deux heures tellement c’est génial! Et fidèle, surtout ! Parce que j’ai toujours peur quand je vais voir un film tiré d’un livre que j’ai lu…
En plus, j’avais de tellement grosses attentes pour ce film-là. Putain, elles n’ont pas été déçues ! Le film est génial !

Les plus extraordinaire dans tout ça, c’est que le film m’a fait pleurer. J’en connais peu des films qui m’ont fait pleure. Surtout des films adaptés de livres (que j’ai lu), là aucun : aucun film ne m’a fait pleurer, encore moins quand le livre m’a arraché des larmes, jusqu’à celui-là.

Les critiques disent que c’est une claque. Oui, c’est une claque, tout comme le livre.

Finalement, il n’y a plus qu’une chose à faire : dévorer le livre et courir voir le film (oui, cela fait deux, mais sinon, je n’ai aucun problème avec les maths…).

C’est un peu, beaucoup même, mon coup de cœur de l’année.

Nos étoiles contraires, de Josh Boone, sur le roman de John Green.

Et vous, vous l’avez vu ce film ? Vous en avez penser quoi ?

La voleuse de livre : Ne jamais sous-estimer la puissance des mots, par Zusak

« D’abord les couleurs. Ensuite les humains. c’est comme ça que je vois les choses, d’habitude. Ou que j’essai, du moins. » Markus Zusak, début de La voleuse de livres

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Enrobage : La voleuse de livres, de Markus Zusak
Fève : Australie / The Book Thief
Ecadossage : C’est la Mort elle-même qui raconte cette histoire. Dotée d’un humour noir, sarcastique, mais compatissant, elle est témoin de la folie des hommes. Parmi eux, une rencontre va éveiller sa curiosité, celle de Liesel Meminger.
Trois fois cette fillette a croisé la Mort et trois fois la Mort s’est arrêtée.
Est-ce son destin d’orpheline dans l’Allemagne nazie qui lui a valu cet intérêt inhabituel ? Ou bien sa force extraordinaire face aux événements ? A moins que ce ne soit son secret… Celui qui l’a aidé à survivre. Celui qui a même inspiré à la Mort un bien joli surnom :  » la voleuse de livres »…
Ganache : Roman historique / Réaliste, Dramatique
Tempérage : 558 pages / 3,3 cm / Pocket Jeunesse / 19€90
P’tit + : Le film est sorti depuis le 5 février 2013 en France !

Que s’était-il passé au cours des quatre ou cinq mois précédant pour susciter un tel sentiment ?

Pour faire court, la réponse part de la rue Himmel et y revient en passant par le Führer et l’endroit introuvable où était sa vraie mère.

Comme beaucoup de malheurs, cela commença par l’apparence du bonheur.

Un livre juste, simple et tellement puissant. On sait tout à l’avance, mais on ne devine rien. On hurle de bonheur, on laisse couler quelques larmes. Jamais, ce livre ne laisse pas indifférant.

On découvre une bataille contre l’empire allemand, contre le Fürher avec, comme chef de guerre, Liesel, une jeune allemande naïve qui s’est armée de mots. Et l’originalité de l’histoire est là : raconté par la Mort, on ne suit pas l’histoire d’un juif mais d’une jeune allemande qui apprend peu à peu que c’est la guerre.

Dès le début, la Mort nous raconte tout, il n’y a pas vraiment de suspens mais quand les événements arrivent vraiment, on pleure, on laisse couler une larme… tout doucement… En fait, c’est un livre sans suspens mais tellement surprenant. La Mort revient souvent sur ses mots, au point qu’on ne veut plus croire les éléments tristes, même quand ils sont irréfutables.
Et pourtant, parmi ces refus, ces larmes, on trouve la force d’esquisser un sourire, signe d’un petit fait drôle, d’un petit mot comique. La Mort a beau être la narratrice, tout n’est pas noir, et comme elle dit, le ciel est beau quand il est chocolat.

C’est un livre tout en couleur, un tableau triste, sombre, avec des touches roses, bleus ciels, verts, jaunes. Un tableau avec un soleil jaune dégoulinant, un long nuage comme un fil et deux personnages qui marchent dessus.

Couverture de mon édition de La voleuse de livres

Couverture de mon édition de La voleuse de livres

Couverture : 2.5/3 => J’adore cette couverture. C’est l’affiche du film, mais je trouve qu’elle représente parfaitement le livre. Elle représente le second vol de livre, le premier acte de « rébellion » avers cette Allemagne aux conditions si étranges.
Ecriture : 5/6 => L’idée que ce soit la Mort qui raconte et elle qui écrit… excellente. Les petits « pauses » pour traduire, expliquer, détailler… Vraiment, un très bon style.
Personnages : 5/6 => Des personnages vivants auxquels on s’attache sans mal, à notre grand dam. Ils nous arrachent des émotions.
Histoire : 4.5/5 => Une très belle histoire, écrit d’un point de vue inattendue : celui de l’allemande et non du juif.

Bilan : 17/20 => Chocolat noir Supplément orange !

¿ Et vous, vous en avez  pensé quoi ?