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Les deux messieurs de Bruxelles : x, de x

« Le jour où un trentenaire en costume bleu sonna à son palier en lui demandant si elle était bien la Genevièvre […] » Eric-Emanuel Schmitt, première phrase de Les deux messieurs de Bruxelles

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Enrobage : Les deux messieurs de Bruxelles, de Eric-Emanuel Schmitt
Fève : France / Les deux messieurs de Bruxelles
Ecadossage : Un recueil de 5 nouvelles sur le mystère des sentiments inavoués. Souvent, l’architecture d’une vie est composée de passions invisibles, qui ne se diront jamais, que personne ne devinera, inaccessibles parfois même à celui qui les éprouve. Et pourtant, quoiqu’obscurs, ces sentiments sont réels ; mieux, ils construisent la réalité d’un destin. Avec délicatesse, Eric-Emmanuel Schmitt dévoile les secrets de plusieurs âmes. Une femme entretenue et gâtée par deux hommes qu’elle ne connaît pas. Un héros qui se tue à la mort de son chien. Une mère généreuse qui se met à haïr un enfant. Un couple dont le bonheur repose sur un meurtre. Un mari qui rappelle constamment sa nouvelle femme au respect de l’époux précédent… «En amour, on croit être deux alors qu’on est trois.»
Ganache : Anthologie / Nouvelle, Contemporain
Tempérage :  257 pages /x cm / Le Livre de Poche / 6€90

x

Recueil de cinq nouvelles de même auteur autour du thème de l’amour dans toute sa grandeur, ce livre nous propose une lecture rapide, plaisante et fluide accompagnée d’une belle plume très sympathique à lire : c’est donc une petite anthologie à lire sur le pouce mais qui est aboutie et plaisante.

Les deux messieurs de Bruxelles : Première nouvelle de recueil, elle nous présente la raison du pourquoi une dame reçoit un héritage considérable d’une personne qui lui est inconnue. C’est l’une de mes préférées du recueil : elle nous présente de bons personnages et une histoire originale. Le format est très bon, bien dosé et la sorte de retour en arrière plaisante.

Le chien : Pour moi, la moins bonne nouvelle. Elle est très bonne tout de même, mais il est vrai que j’ai un peu de mal avec le thème développé ici depuis que j’ai lu Si c’est un homme de Primo Levi. De plus, je l’ai trouvée légèrement trop longue…

Ménage à trois : Si tout au long de ma lecture, j’ai trouvé la nouvelle bien, sympa mais sans plus, la fin m’a très franchement laissé sur le cul : la chute est excellente ! Je ne m’y attendais pas du tout et j’ai trouvé que c’était une excellente idée !

Un cœur sous la cendre : Sûrement ma nouvelle favorite. On découvre une femme qui suite à un événement horrible se met à haïr un enfant. La nouvelle tourne beaucoup autour de cette femme qui est un personnage extrêmement développé pour une nouvelle. J’ai adoré découvrir comment tout ce mettait en place et finissais et l’histoire m’a totalement emportée. Surtout qu’elle est, comme toutes les autres, très réalistes, très bien écrite : tout, dans celle-là, m’a fait passer un bon moment !

L’enfant fantôme : Cette nouvelle aborde le débat de l’avortement. Elle reste tout de même très sympa à lire et assez courte. J’ai bien aimé les personnages mais j’ai surtout adiré la chute qui est pour moi excellente même si assez horrible en soi pour les personnages principaux…

Ainsi, vous l’aurez compris, j’ai beaucoup aimé ce recueil qui a été une très bonne découverte et je compte lire un autre livre de l’auteur dès que possible !

Issu d’un tableau de Magritte

Couverture : 1,5/2 => Elle représente plutôt bien la première nouvelle…
Ecriture : 3/3 => Une très belle plume.
Personnages : 4/5 => Des personnages très sympathiques
Histoire : 4/5 => De plutôt bonnes histoires.
Ma note : 3/5 => De bonnes lectures

Bilan :  15,5/20=> Chocolat noir !

¿ Et vous, vous en avez pensé quoi ?

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Critique rapide : Les chiots, de Mario Vargas Llosa

Coucou !

Je continu avec mes critiques rapides car j’ai vraiment énormément de retard dans mes critiques et que je n’aurais jamais le tant pour vous faire une critique de chaque livre lu…

Les chiots
Mario Vargas Llosa

Photo Ibid / Sipa Press.

Nouvelle
84 pages / Folio 2 / 2€00

L’histoire ?

Les chiots, ce sont ces jeunes garçons turbulents de la banlieue de Lima qui tentent de s’affirmer, de devenir adultes. Parmi eux, Cuéllar, cruellement surnommé Petit-Zizi dans un monde où règne le mythe de la virilité. En grandissant, les différences se font plus sensibles, les jeux plus violents et Cuéllar se retrouve en marge. Son innocence est broyée par les rouages implacables de la société péruvienne.

Les plus

  • La plume très spéciale de l’auteur qui est très originale, mélange de première et troisième personne :

Quand les fêtes d’anniversaire devinrent des fêtes mixtes, ils restaient dans les jardins en faisant semblant de jouer à tu l’as, mère qu’as-tu dit ou à chat perché j’t’ai touché ! alors que nous n’avions d’yeux, nous n’avions d’oreilles que pour ce qui se passait au salon, que fabriquaient ces filles avec ces espèces de grands gars, les veinards, qui savaient déjà danser ?

  • La façon spéciale qu’à l’auteur de conter, en ajoutant des onomatopées ou autres mots que l’on écrit rarement :

Quand les fêtes d’anniversaire devinrent des fêtes mixtes, ils restaient dans les jardins en faisant semblant de jouer à tu l’as, mère qu’as-tu dit ou à chat perché j’t’ai touché ! alors que nous n’avions d’yeux, nous n’avions d’oreilles que pour ce qui se passait au salon, que fabriquaient ces filles avec ces espèces de grands gars, les veinards, qui savaient déjà danser ?

  • La publication chez Folio 2€ qui permet de découvrir cet auteur (prix Nobel de Littérature et chef de file de la littérature latino-américaine) pour un prix dérisoire.
  • Les personnages attachants, réalistes, vivants :

À mesure que passaient les jours, Cuéllar devenait plus ours avec les filles, plus laconique et plus distant. Plus fou aussi : il gâcha l’anniversaire de Pusy en jetant un tas de pétards par la fenêtre, elle se mit à pleurer et Marlou se fâcha, il alla le chercher, ils se bagarrèrent, Petit-Zizi le frappa.

Les moins

  • La plume qui ne pourra plaire à tout le monde, car très spéciale.

Bilan

Un tout petit roman, une nouvelle même, mais avec une vraie force et une plume à découvrir car sublime et très original.

Je lui ai mis 3/5 : chocolat au lait !

Oui, encore une fois quatre plus et un moins, mais c’est un hasard…

Kisses !