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L’appel de l’ange, de Guillaume Musso

Ce truc aurait dû être publié il y a à peu près douze mille cinq cent ans. Mais, allez savoir pourquoi, cette jolie critique s’est perdue dans les tréfonds des brouillons… Je vous laisse donc le plaisir de la découvrir !

Couverture de L’appel de l’ange, de Guillaume Musso aux éditions XO

Titre original : L’appel de l’ange
Auteur : Guillaume Musso
Version originale : Français (France)
Éditeur : XO

New York. Aéroport Kennedy.

Dans la salle d’embarquement bondée, un homme et une femme se télescopent. Dispute anodine, et chacun reprend sa route.
Madeline et Jonathan ne s’étaient jamais rencontrés, ils n’auraient jamais dû se revoir. Mais en ramassant leurs affaires, ils ont échangé leurs téléphones portables. Lorsqu’ils s’aperçoivent de leur méprise, ils sont séparés par 10 000 kilomètres : elle est fleuriste à Paris, il tient un restaurant à San Francisco. Cédant à la curiosité, chacun explore le contenu du téléphone de l’autre. Une double indiscrétion et une révélation : leurs vies sont liées par un secret qu’ils pensaient enterré à jamais…

2 étoiles

Quand tu aimes quelqu’un, tu le prends en entier, avec toutes ses attaches, toutes ses obligations. Tu prends son histoire, son passé et son présent.
Tu prends tout ou rien du tout.

Je n’avais jamais lu de livre de Musso. Pourtant, on m’en avais dit beaucoup de bien ! Et puis bon, le fait qu’il soit l’un des auteurs français encore en vie les plus lus dans le monde ne présageait rien de mauvais. Et comme ce livre était dans ma P.A.L. Depuis six mois environ… Je me suis laissée tenter.

– Je peux vous aider ?
– Je… euh… oui, je voudrais acheter des fleurs, expliqua-t-il en posant le flight case de sa guitare sur une chaise.
– Ca tombe bien. Vous m’auriez demandé des croissants, j’aurais eu plus de mal.

Rapidement, l’histoire portée par un style fluide m’a emporté. Le passé flou des deux protagonistes me plaisait : je voulais en savoir plus !
Les personnages, justement, sont assez restreint : la plus part on de l’importance dans le passé de nos protagonistes mais ne sont pas s’y important que ça aujourd’hui. L’auteur les a tout de même bien amené, tout comme la rencontre de nos personnages principaux.
Malgré les côtés étranges et pas très probables de la rencontre (une coïncidence comme cela ? Impossible!), on l’accepte vite car malgré tout, le romancier nous donne quelques raisons (et notamment la curiosité).

J’avais un ennemi redoutable à affronter : moi-même. L’ennemi ultime. Le plus dangereux.

Sauf que, je ne peux pas faire que des éloges à ce roman : la fin (mi-deuxième partie et troisième partie) m’a déçue. Bien qu’elle soit excellente, je trouve que l’on est parti trop loin : l’auteur l’amène très bien, mais moi, je souhaitais, au vu du début, autre chose. Quelque chose de moins « course poursuite », de moins épique… Juste résoudre le mystère du passé sans partir aussi loin…
C’est malgré tout une très bonne fin ; et ce serais mentir que de dire que je ne l’ai pas aimé : elle prend une tournure pleine d’action avec les complications et les idées que l’on peut attendre d’un gentil thriller, sauf que, moi justement, en venant de finir deux thrillers, j’en voulais pas d’un troisième : et le côté énigme du passé du début était vraiment excellent et ne me rappelait pas de trop mes deux précédentes lectures tout en restant tout de mêle un léger thriller…

On a tous un avis sur le suicide. Acte de courage ou de lâcheté? Ni l’un ou l’autre sans doute. Juste une décision désespérée lorsqu’on se retrouve dans une impasse. Le dernier recours pour sortir de sa vie et échapper à l’insupportable.

Vous l’aurez compris, j’ai bien aimé ma lecture mais j’aurais préféré que l’enquête reste au niveau du passé des personnages plutôt qu’elle ne les rattrape…
C’est tout de même une plutôt bonne lecture que je ne peux que recommander !

Les plus belles années d’une vie sont celles que l’on n’a pas encore vécues.

[Aujourd’hui] Bref, avec le recul d’aujourd’hui (parce qu’avec près de six mois d’écouler, oui, on prend un peu de recul) je mettrais 13/20 à ce roman qui m’avait fait passer un bon moment, m’avait bien accrochée mais ne m’avait pas non plus transcender…
C’est donc un chocolat au lait pour mon premier Musso…

[Avis BD] Le bleu est une couleur chaude, de Julie Maroh

Rares sont mes lectures de BDs. Je lis déjà peu de mangas et d’albums, et les BDs sont encore plus à la ramasse. Alors, mes coups de coeur BD on ne les compte même pas sur les doigts d’une main. En réalité, ils étaient plutôt inexistant… Mais il y avait une petite BD sur ma wish-list depuis bien longtemps. La seule. Une amie m’en avait dit plutôt du mal depuis, et du coup ce n’était plus vraiment une urgence. Mais en allant à la bibliothèque et en farfouillant les rayons, je suis tombée dessus. Alors, je l’ai prise. Tentons !

Le bleu est une couleur chaude
de Julie Maroh

Couverture de Julie Maroh

J’ai ouvert cette BD en début de soirée et j’ai tout de suite été happée par les dessins : j’ai complètement accroché à ce style, en couleur pour le présent, en noir, blanc et bleu pour les souvenirs (plus grosse partie de l’histoire). Avec son trait sûr, ses multiples nuances de gris et ses petites touches de bleu pleine d’espoir, de vitamines et d’amour, cette BD nous emmène sur le chemin des souvenirs laissés dans des carnets de Clémentine.

Extrait

Le message de la BD est un très beau message : message d’amour sans limite, quoique non éternel. Un message qui se veut contre l’homophobie d’une façon belle et merveilleuse. Avec les difficultés, le dénis, le bonheur… Et le tout bien dosé sur une centaine et demi de pages… J’en aurais bien pris plus… Non pas qu’il en faille plus (c’est parfait pour raconter l’histoire) mais parce que j’ai tellement apprécié ma lecture que j’y serais bien restée un petit peu plus longtemps…

Planche

L’histoire en elle-même est belle, elle m’a même arrachée la petite larme (pas courant pour une BD…) : je crois qu’en très peu de pages, je me suis beaucoup attachée aux protagonistes; Clémentine, à la recherche de soi-même, Valentin, le meilleur ami de Clémentine (celui qui reste malgré l’adversité) et Emma, aux cheveux bleus.

Emma en rêves.

Emma, c’est le bleu du roman : elle attire l’œil dans les nuances de gris et, implacablement, on s’accroche à elle tout comme Clémentine.

Les dialogues sont biens gérés, ni trop nombreux, ni pas assez, et des petites indications (extraits de journal intime) viennent complétées le tout. Au final, on a toute l’histoire, on est pas perdu, mais il n’y a pas non plus trop à lire.

Quelques petits passages à garder en tête ?

-Et je crois que c’est tes soit disant amies qui ont un problème.
-Quand je pense qu’on m’a traitée de détraquée sexuelle parce que je suis partie avec toi…
-MAIS ARRÊTE DE PARLER DES HOMOS DE CETTE MANIÈRE!!! ILS T’ONT FAIT UN LAVAGE DE CERVEAU OU QUOI?!
-T’as jamais eu honte d’être comme ça ?
-Il n’y a que l’amour pour sauver le monde. Pourquoi j’aurais honte d’aimer ?

L’amour s’enflamme, trépasse, se brise, nous brise, se ranime… : nous ranime. L’amour n’est peut-être pas éternel mais nous, il nous rend éternels…

Au final, cette BD m’a emportée, m’a touchée, m’a faite pleurer… Bref, c’est un coup de coeur !
Et pour vous ? 

Pleins de kisses !

Will Grayson Will Grayson, de John Green et David Levithan

Lecture VO anglais #6
Lire en… Anglais #9

Will Grayson Will Grayson

David Levithan
John Green

Langue : Anglais
Titre FR : Will & Will
Nmb pages : 308
Éditeur : Penguin books
Épaisseur : 2cm

Je voulais découvrir David Levithan depuis longtemps mais absolument en anglais (une de mes lubies…). Bon, comme peu de ces romans sont traduits, ce n’était pas trop dur…
Je voulais aussi redécouvrir John Green, mais en anglais.
J’avais entendu que ces deux auteurs étaient plutôt simple à lire dans la langue de Shakespeare (ce qui est la pure vérité !)
Ce livre me faisait de l’œil pour la simple et unique raison (complètement superficiel) que la première fois que j’en avais entendu parler, il était en rupture de stock partout et plus publié.

Bilan ? Co-écrit par deux auteurs que je voulais découvrir en anglais, couverture d’un violet sublime, livre dans ma wish depuis longtemps… Quand il est arrivé le temps de ma commande de lectures VO anglais, je n’ai pas beaucoup hésité : je l’ai pris. Puis dévoré. Juste après l’avoir reçu…

Quand je l’ai reçu…

Bon, du coup, j’en ai pensé quoi ?
Et bien, je suis tombée complètement amoureuse de ce bouquin…

Les personnages sont géniaux, je les ai adorés et tout particulièrement Tiny Cooper qui est extraordinaire.

Tiny Cooper is not the world’s gayest person, and he is not the world’s largest person, but I believe he may be the world’s largest person who is really, really gay, and also the world’s gayest person who is really, really large.

Tiny Cooper est de ces personnages remplis de défauts mais qui sont aussi à mourir de gentillesse et qu’on ne peut qu’adorer. Il monte une comédie musicale sur lui-même et ça magnifique vie amoureuse (avec dix-huits ex…). Même s’il n’a pas sont nom dans le titre, c’est l’un des trois personnages principaux (avec les deux Will) et il lie ces deux derniers.

Et même si je n’imagines pas vraiment les deux Will comme cela, je trouve que ça les résume assez bien…

En ce qui concerne l’histoire, je veux bien avouer que c’est légèrement tirer par les cheveux… Mais c’est tellement drôle, émouvant et beau ! L’histoire parle d’adolescence et de s’assumer avec un humour ! On a peut-être le droit à des personnages un peu extrêmes (surtout Tiny Cooper) mais dans l’histoire ils font réalistes et on s’attache à eux.

J’ai juste complètement adoré l’histoire. Oui, l’histoire d’amour est visible à mille kilomètres, mais pour une fois, ça ne me dérange pas. Parce que ce n’était pas le fin mot de l’histoire, ou peut-être parce qu’ils sont justes trop mignons… Ou peut-être parce que la rencontre est hilarante… J’en sais rien, mais j’ai l’impression que tout passe dans ce roman… En fait, on ouvre le livre, on passe un bon moment en souriant, riant et ayant son petit coeur qui se sert : pas parce que c’est particulièrement triste, mais parce que c’est mignon, et que parfois, on a juste envie de tuer certains personnages… Jusqu’à ce que Tiny arrive !

En réalité, je crois que c’est mon John Green préféré… Je ne sais pas… Ce livre n’a pas une originalité du tonnerre, il n’a rien de véritablement extraordinaire… mais, mais  je l’adore ! Je suis tombée complètement sous le charme des personnages, leur histoire est mignonne, drôle, simple, belle et complètement emportante (j’invente des mots…), et puis le style des deux auteurs est hyper plaisant à lire. C’est simple et fluide.

Il faut juste lire ce roman qui amène avec fraîcheur le sujet de l’homosexualité dans la littérature adolescente. Tout vas bien, ou presque, et la bonne humeur de Tiny est communicative alors autant en profiter !

Un roman dont on ressort avec le sourire ! Pour moi, ce sera un 18/20 !

3 étoiles

Oh, et juste un détail : All is about falling !

Séance de rattrapage #3 : La voleuse de livres, de Markus Zusak

Hello  ecerybody !

Aujourd’hui, une séance de rattrapage spéciale relecture ! C’est parti !

C’est quoi ?

La voleuse de livres est un roman de Markus Zusak, un auteur australien. Ce roman conte l’histoire de Liesel, une jeune fille  vivant dans une famille d’accueil en Allemagne nazie : on a une vue de la seconde guerre mondiale depuis l’intérieur, sans jamais allé jusqu’au front.

Le monde bouillonnait en elle tandis qu’elle était là, parmi les jolis livres aux titres bien nets. Elle sentait ce grand brassage tandis qu’elle parcourait les pages aux ventres pleins à ras bord de paragraphes et de mots.
Petits salauds, pensait-elle.
Jolis petits salauds.
Ne me rendez pas heureuse. Surtout ne venez pas me remplir pour que je croie que quelque chose de bon peut sortir de tout cela. Regardez mes meurtrissures. Regardez cette écorchure. Voyez-vous l’écorchure que j’ai à l’intérieur? La voyez-vous s’étendre sous vos yeux et me ronger?

La grande originalité de ce roman vient de son point de vue : en effet, le narrateur n’est autre que la mort !

Quelques petites vérités:
Je n’ai pas de faux, ni de faucille. Je ne porte une robe noire à capuche que lorsqu’il fait froid. Et je n’ai pas cette tête de squelette que vous semblez prendre plaisir à m’attribuer. Vous voulez savoir à quoi je ressemble vraiment? Je vais vous aider. Allez vous chercher un miroir pendant que je vous poursuis.

C’est comment ?

Vous le savez déjà, ce livre est une relecture pour moi. Coup de coeur l’an dernier, je me suis fait un plaisir de me relancer dedans.

On découvre une plume sympathique; une histoire prenante, touchante, drôle parfois, émouvante mais aussi révoltante, et le tout avec des personnages attachants, amicaux. De plus, l’histoire nous propose un point de vue atypique (autant au niveau du narrateur que de la vie en Allemagne nazie qui nous ai rarement conté par une jeune fille qui n’est pas juive…)

Enfin, ce livre nous prouve que les mots, même simples, ont une véritable puissance.

Et deux autres petits détails : le roman est constamment plongé dans un certain humour noir dû à la mort qui ne se prive pas pour nous spoiler la fin…

Evidemment, c’est très impoli de ma part. Je suis en train de gâcher non seulement le dénouement du livre, mais la fin de ce passage particulier. Je vous ai annoncé deux événements, parce que mon but n’est pas de créer un suspense. Le mystère m’ennuie. Il m’assomme. Je sais ce qui se passe, du coup vous aussi. Non, ce qui m’agace, me trouble, m’intéresse et me
stupéfie, ce sont les intrigues qui nous y conduisent.

Evidemment, c’est encore une fois un coup de coeur auquel je mets de bonne grâce un 18/20 !

 

 

 

 

 

Séance de rattrapage #1 : Boys don’t cry, de Malorie Blackman

On continue toujours…

Editions Milan

C’est quoi ?

Boys don’t cry est le roman d’une talentueuse auteure (dont je n’ai rien lu d’autres…) nommée Malorie Blackman. On suit l’histoire de Dante, un jeune homme de 17 ans qui découvre en quelques heures qu’il est père et va devoir s’occuper de sa fille.

-C’est qui ce bébé ? Une petite cousine ? Une nièce ?
A ce moment, le bébé s’est mis à pleurnicher. Bon sang ! ça avait l’air parti pour durer.
-Sa couche est sale, a dit Mélanie. Prends Emma une minute.
[…] Je tenais le bébé à bout de bras en reculant ma tête comme une tortue pour mettre un maximum de distance entre lui et moi. J’ai entendue Mélanie ouvrir le robinet et la poubelle s’ouvrir et se fermer. J’étais concentré sur chaque bruit en attendant qu’elle revienne et reprenne cette chose.
[…] J’essayais encore d’intégrer que Mélanie était mère quand elle a pris une grande inspiration, puis une autre.
-Dante, c’est toi le père. Emma est ta fille.

Chapitre 1, Point de vue de Dante.

/Léger spoil\ On suit aussi l’histoire de son frère, Adam qui assume son homosexualité et essaye de la faire accepter. /Fin\ Les chapitres alternent les points de vue des deux frères, avec chacun leurs problèmes.

Il n’étais même pas capable de voir la beauté de sa fille – un miracle vu le père !
Et sa tête quand je lui ai dit que je ne serais jamais père. Je ne cache pas ce que je suis, mais ma famille ne m’encourage pas vraiment à être ouvert sur le sujet.

En blanc, le léger spoil.
Chapitre 14, Point de vue d’Adam.

C’est comment ?

On parle là de mon premier coup de coeur de l’année. Enfin, mon premier gros coup de coeur. Très franchement, je pense qu’il fera parti de mon top à la fin de l’année… Parce que c’est une meilleure lecture que Le Monde de Charlie de Stephen Chbosky (et donc que Nos étoiles contraires de John Green)…

Ce livre est extrêmement émouvant. J’ai été très très très touchée par ce roman, à tel point que j’étais incapable d’en parler. De plus, il traite de sujets plus ou moins difficiles et reste réaliste.

Un autre très bon point pour ce roman, c’est l’importance qu’il donne à la famille. En refermant ce roman, j’avais envie de passer du temps avec toute ma famille et de leur dire à tous que je les aime.

Bref, au final, et vous l’aurez compris, j’ai adoré ce roman. C’est un coup de coeur phénoménal, j’ai pleuré, j’ai ri, j’ai eu envie d’hurler, de tuer certains personnages, de faire un gros câlins à d’autres... En fait, j’ai juste envie d’oublier toute l’histoire pour pouvoir le redécouvrir la tout de suite maintenant, parce que c’était une superbe découverte. Et que, bien sûr, je le relirais.

Et du coup, 19/20.

 

 

 

Séance de rattrapage #1 : L’enfant Océan, de Jean-Claude Mourlevat

On continue…

Couverture illustrée par Jean-Noël Rochut

C’est quoi ?

L’enfant Océan est un roman de Jean-Claude Mourlevat. On suit le périple de sept enfants, tous jumeaux sauf Yann, qui décide de fuir de chez eux pour aller voir la mer.
Réécriture du conte du Petit Poucet, ce roman est conté de différents point de vue, tantôt ceux des frères de Yann, tantôt ceux des gens qu’ils croisent sur le chemin.

Le temps que je réfléchisse à tout ça, que je pèse le pour et le contre, figurez-vous que ça s’était tout endormi d’un coup, hop là. La vie est bizarre, me dites pas le contraire. Un quart d’heure avant, j’étais tout seul dans mon bahut à écouter RTL et voilà que d’un coup on était huit là-dedans. Sept qui dormaient et un qui rigolait : moi.

Chapitre 5, Point de vue de Daniel Sanz.

C’est comment ?

J’ai pas vraiment accroché plus que ça. Le style a une certaine oralité qui n’est pas déplaisante, mais à laquelle je n’ai pas accroché. Les personnages ne m’ont pas particulièrement émus…

Au final, il n’y a pas vraiment de gros points positifs (pour moi) à ce roman. Néanmoins, il n’y a pas non plus de gros points négatifs et il se lit plutôt bien. Je lui ai mis 13/20.

 

 

 

Séance de rattrapage #1 : L’étranger, d’Albert Camus

Hi !

Vous avez dû le remarquer, depuis mi-février je suis pas mal absente. Quelques urgences, des petits problèmes, un amoncellement de fatigue et deux ou trois autres petits trucs sont sûrement la version la plus courte de l’explication. Même si, j’avoue, la vue du retard énorme (seize en oubliant l’année précédente) que j’ai côté critiques ne m’a pas vraiment aidé à me motiver… Donc, voici une séance de rattrapage pour parler de quelques uns de ces livres !

Photo de Gérard Rondeau / Agence Vu (détail).

C’est quoi ?

L’étranger est le premier roman d’Albert Camus qui raconte l’histoire du narrateur-personnage Mersault, un homme qui vit en Algérie au XXe siècle. Ce personnage semble insensible, étranger à sa propre vie ce qui conduit plus ou moins directement à sa mort. Cette absence d’empathie vient en partie du style utilisé, créant une distance entre les faits que nous raconte le personnage et sa vie :

Aujourd’hui maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. J’ai reçu un télégramme de l’asile : « Mère décédée. Enterrement demain. Sentiments distingués. » Cela ne veut rien dire. C’était peut-être hier.
[…] Pour le moment, c’est un peu comme si maman n’était pas morte. Après l’enterrement, au contraire, ce sera une affaire classée et tout aura revêtu une allure plus officielle.

Partie I, Chapitre 1

Ce roman propose une critique de la société, avec un personnage en marge sans qu’il ne chercher à l’être. Il illustre aussi la philosophie de l’absurde de l’auteur.

C’est comment ?

Personnellement, j’ai bien accroché. Si le style peut paraître étrange au premier abord, il devient rapidement fluide et facile à lire tout en étant un indéniable exercice de style plein d’originalité. Il marque le roman.
Côté personnage, le côté « détaché » de Meursault rend compliquer toute identification ou appréciation des personnages. Pourtant, on se rend compte en fermant le roman, que ces personnages ce sont fait appréciés, et bien plus qu’on ne l’imaginait.

Au final, c’est une très bonne lecture. Je n’ai franchement rien à lui reprocher et lui met aujourd’hui une jolie note de 17/20 même si en le terminant, je ne lui avait donner « que » 15.

 

 

 

 

La fin de l’innocence : Bascule, de Abbott

« Elle, entraperçue du coin de l’oeil, vive comme l’éclair. » Megan Abbott, première phrase de La fin de l’innocence

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Enrobage : La fin de l’innocence, de Megan Abbott
Fève : Etats-Unis / The End of Everything
Ecadossage : Les années 1980. Lizzie, 13 ans, et sa voisine Evie Verver sont inséparables. Un jour, Evie disparaît. Le seul indice : la voiture que Lizzie a aperçue plus tôt dans la journée. Evie aurait-elle pu monter de son plein gré dans la voiture d’un homme ? Lizzie, rongée par la curiosité et le désir de sauver les Verver de l’anéantissement, essaie de comprendre ce qui a pu arriver. Elle passe ses journées avec M. Verver, sous le choc, et ses nuits à arpenter le quartier pour trouver des indices. Hantée par la disparition d’Evie, émoustillée par la place centrale qu’elle occupe dans les recherches, Lizzie découvre qu’elle est loin de tout savoir sur sa meilleure amie.
Ganache : Roman / Thriller
Tempérage :  330 pages /1,2 cm / Le Livre de Poche/ 7€10

Et là, soutenant la porte d’une main pour éviter qu’elle ne tombe, il ouvre le dépose-lait.
Mon coeur s’affole, et je plaque ma main dessus.
C’est ouvert.

2 étoiles

Je crois qu’il va falloir que je relise ce livre.
Parce que la fin apporte un tel éclairage qu’elle change tout.
Ou, du moins, les plus grandes lignes de l’histoire.
Et surtout, l’avis que l’on a pu se faire sur les personnages.
Sûrement qu’il y avait des indices disséminés partout.
Il y en avait, maintenant que j’y réfléchi…
Mais je ne les ai pas vu sur le moment.
Alors, forcément, ça a tout bouleverser.

Ce thriller, tout court, ne me promettais rien. Bon, il était bien dit que les héroïnes ne seraient pas niaises mais quand on attend que cela d’un bouquin, je crois que l’on peut dire qu’on en attendais rien. Je n’attendais donc rien de ce roman. Je me suis lancée dedans comme ça. Parce qu’il me faisait de la peine, sur le haut de ma P.A.L. depuis trop de temps…
Et tout ce que je peux dire, c’est que j’ai été agréablement surprise.

L’histoire est prenante, surtout que jusqu’à la fin, on ne sait pas vraiment ce qu’il sait passer. Plein de scénarios peuvent nous passer par la tête, au fur et à mesure que l’enquête progresse.
Pour les personnages, je vous le dit, ils ne sont pas niais !!! Absolument pas ! Donc, promesse tenue ! Personnellement, j’ai bien aimé l’héroïne et me suis attachée à plus ou moins tout les personnages. J’ai par contre très rapidement détesté Dusty jusqu’à ce que la fin vienne tout bouleverser. Maintenant que j’ai terminé le roman, tout ce que je peux dire c’est que Dusty est mon personnage préféré. Oui.
Pour l’écriture, sans être extraordinaire, elle reste très sympa : fluide et plaisante à lire. Si on y ajoute le fait que l’histoire est prenante et le livre plutôt court, on obtient un livre qui se lit vite et presque tout seul !

Bilan, très sincèrement, c’était vraiment une bonne lecture : j’ai passé un très très bon moment et ne m’attendais vraiment pas à cette fin. Même si, à certains moments, elle m’a paru plausible, je me disait toujours que non, ça ne pourrait pas être ça. Elle est tout de même excellente et l’auteur l’amène très bien !

Couverture : 1/2 => J’ai vu mieux, j’ai vu pire…
Ecriture : 2/3 => Une bonne écriture
Personnages : 3/5 => Et de bons personnages
Histoire : 4/5 => Je ne m’attendais absolument pas à cette fin… Enfin si, un peu mais en même temps non…
Ma note : 3/5 => Un bon thriller

Bilan :  13/20=> Chocolat au lait !

¿ Et vous, vous en avez pensé quoi ?

Le Cirque des Rêves : Magie de Noël, de Morgenstern

« Le cirque arrive sans crier gare. » Erin Morgenstern, première phrase de Le Cirque des Rêves

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Enrobage : Le Cirques de Rêves, d’Erin Morgenstern
Fève : Etats-Unis / The Night Circus
Ecadossage : « Le cirque arrive sans crier gare. Aucune annonce ne précède sa venue, aucune affiche sur les révèrbères, aucune publicité dans les journaux. Il est simplement là, alors qu’hier il ne l’était pas. »
Sous les chapiteaux rayés de noir et de blanc, c’est une expérience unique, une fête pour les sens où chaque visiteur peut se perdre avec délice dans un dédale de nuages, flâner dans un luxuriant jardin de glace, s’émerveiller et se laisser enivrer…
BIENVENUE AU CIRQUE DES RÊVES !
Ganache : Roman / Fantastique
Tempérage :  496 pages /3,3 cm / Flammarion / 21€00

Vous pouvez raconter une histoire qui va s’ancrer dans l’âme de quelqu’un, devenir son sang, son être, sa raison de vivre. Cette histoire va l’émouvoir, le galvaniser, qui sait ce dont il sera capable grâce à elle, grâce à vos paroles. C’est votre rôle, votre don. Il se peut que votre sœur sache lire l’avenir, mais vous , vous avez le pouvoir de le façonner mon garçon. Ne l’oubliez jamais.

3 étoiles

Je ne suis pas Her Thiessen, je ne suis sûrement qu’une modeste petite rêveuse arrivée récemment; ma plume ne retranscrira sûrement pas exactement le Cirque des Rêves. Alors, je vais commencer comme je peux, en disant que son nom, il ne l’a pas volé : véritable rêve éveillé qu’est ce cirque, et plus largement ce roman !

Il m’a fallu pas mal de temps pour lire ce livre. Non pas par ennuie ou une quelconque flemme. Non, seulement il était trop… c’est légèrement indicible…
En fait, c’est un voyage tellement magnifique que je ne voulais pas le finir. Je voulais en profiter. Observer les petits recoins du cirque, apprécier l’histoire de sa création, découvrir la magie qui y règne… Je ne voulais pas quitter ce roman.

Très sincèrement, ce livre est magnifique. Tant au niveau du livre-objet que de l’histoire. L’histoire nous apporte avec douceur à la rencontre de personnages très attachants et le tout à partir d’une plume poétique et magnifique.

Pour tout vous dire, j’ai beaucoup de mal à faire cette critique. Parce que ce lire est vraiment spécial, il a vraiment une certaine magie, une certaine poésie, une certaine ambiance… Un tout qui confère à ce roman une aura spéciale.
Très très franchement, je ne sais pas trop quoi en dire… L’histoire n’est pas particulièrement excellente mais elle est prenante et originale. Les personnages sont attachants. L’idée de mener deux « intrigues » en parallèle à eux époques différentes est très bonne. Mais, je n’arrive pas à écrire sur ce roman. La réalité est que cette critique traîne depuis longtemps et que j’ai beau me casser la tête dessus, je trouve rien à dire. Alors plutôt que de me forcer à parler, je crois que je vais me taire et juste vous conseiller de découvrir cette petite pépite. Plutôt au moment de Noël, je dirais, car il y règne vraiment une ambiance de Noël, mais je ne vous en voudrais pas si vous décidez de le découvrir en été.

Couverture : 2/2 => Une très belle couverture, sombre mais magnifique !
Ecriture : 2,5/3 => Une écriture poétique…
Personnages : 4/5 => Des personnages attachants.
Histoire : 3,5/5 => Une très sympathique histoire qui nous emmène dans un univers plein de rêves, de magies et de bonnes odeurs…
Ma note : 5/5 => Coup de coeur

Bilan :  17/20=> Chocolat noir Supplément orange !

¿ Et vous, vous en avez pensé quoi ?

Les deux messieurs de Bruxelles : x, de x

« Le jour où un trentenaire en costume bleu sonna à son palier en lui demandant si elle était bien la Genevièvre […] » Eric-Emanuel Schmitt, première phrase de Les deux messieurs de Bruxelles

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Enrobage : Les deux messieurs de Bruxelles, de Eric-Emanuel Schmitt
Fève : France / Les deux messieurs de Bruxelles
Ecadossage : Un recueil de 5 nouvelles sur le mystère des sentiments inavoués. Souvent, l’architecture d’une vie est composée de passions invisibles, qui ne se diront jamais, que personne ne devinera, inaccessibles parfois même à celui qui les éprouve. Et pourtant, quoiqu’obscurs, ces sentiments sont réels ; mieux, ils construisent la réalité d’un destin. Avec délicatesse, Eric-Emmanuel Schmitt dévoile les secrets de plusieurs âmes. Une femme entretenue et gâtée par deux hommes qu’elle ne connaît pas. Un héros qui se tue à la mort de son chien. Une mère généreuse qui se met à haïr un enfant. Un couple dont le bonheur repose sur un meurtre. Un mari qui rappelle constamment sa nouvelle femme au respect de l’époux précédent… «En amour, on croit être deux alors qu’on est trois.»
Ganache : Anthologie / Nouvelle, Contemporain
Tempérage :  257 pages /x cm / Le Livre de Poche / 6€90

x

Recueil de cinq nouvelles de même auteur autour du thème de l’amour dans toute sa grandeur, ce livre nous propose une lecture rapide, plaisante et fluide accompagnée d’une belle plume très sympathique à lire : c’est donc une petite anthologie à lire sur le pouce mais qui est aboutie et plaisante.

Les deux messieurs de Bruxelles : Première nouvelle de recueil, elle nous présente la raison du pourquoi une dame reçoit un héritage considérable d’une personne qui lui est inconnue. C’est l’une de mes préférées du recueil : elle nous présente de bons personnages et une histoire originale. Le format est très bon, bien dosé et la sorte de retour en arrière plaisante.

Le chien : Pour moi, la moins bonne nouvelle. Elle est très bonne tout de même, mais il est vrai que j’ai un peu de mal avec le thème développé ici depuis que j’ai lu Si c’est un homme de Primo Levi. De plus, je l’ai trouvée légèrement trop longue…

Ménage à trois : Si tout au long de ma lecture, j’ai trouvé la nouvelle bien, sympa mais sans plus, la fin m’a très franchement laissé sur le cul : la chute est excellente ! Je ne m’y attendais pas du tout et j’ai trouvé que c’était une excellente idée !

Un cœur sous la cendre : Sûrement ma nouvelle favorite. On découvre une femme qui suite à un événement horrible se met à haïr un enfant. La nouvelle tourne beaucoup autour de cette femme qui est un personnage extrêmement développé pour une nouvelle. J’ai adoré découvrir comment tout ce mettait en place et finissais et l’histoire m’a totalement emportée. Surtout qu’elle est, comme toutes les autres, très réalistes, très bien écrite : tout, dans celle-là, m’a fait passer un bon moment !

L’enfant fantôme : Cette nouvelle aborde le débat de l’avortement. Elle reste tout de même très sympa à lire et assez courte. J’ai bien aimé les personnages mais j’ai surtout adiré la chute qui est pour moi excellente même si assez horrible en soi pour les personnages principaux…

Ainsi, vous l’aurez compris, j’ai beaucoup aimé ce recueil qui a été une très bonne découverte et je compte lire un autre livre de l’auteur dès que possible !

Issu d’un tableau de Magritte

Couverture : 1,5/2 => Elle représente plutôt bien la première nouvelle…
Ecriture : 3/3 => Une très belle plume.
Personnages : 4/5 => Des personnages très sympathiques
Histoire : 4/5 => De plutôt bonnes histoires.
Ma note : 3/5 => De bonnes lectures

Bilan :  15,5/20=> Chocolat noir !

¿ Et vous, vous en avez pensé quoi ?