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Mangez-le si vous voulez : Horribles atrocités humaines, de Teulé

« -Une bien belle journée !… » Jean Teulé, première phrase de Mangez-le si vous voulez

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Enrobage : Mangez-le si vous voulez, de Jean Teulé
Fève : France / Mangez-le si vous voulez
Ecadossage : Nul n’est à l’abri de l’abominable. Nous sommes tous capable du pire!
Le mardi 16 août 1870, Alain de Monéys, jeune Périgourdin intelligent et aimable, sort du domicile de ses parents pour se rendre à la foire de Hautefaye, le village voisin.
Il arrive à destination à quatorze heures. Deux heures plus tard, la foule devenue folle l’aura lynché, torturé, brûlé vif et même mangé.
Pourquoi une telle horreur est-elle possible? Comment une foule paisible peut-elle être saisie en quelques minutes par une frénésie aussi barbare?Jean Teulé a reconstitué avec une précision redoutable chaque étape de cet atroce chemin de croix qui constitue l’une des anecdotes les plus honteuses de l’histoire du XIXe siècle en France.
Ganache : Roman / Historique
Tempérage :  114 pages /0,6 cm / Pocket / 5€30

L’engourdissement à gagné les cigales. Il baisse les paupières. La Belle au bois dormant dort. Cendrillon sommeille. Madame Barbe-Bleue ? Elle attend ses frères. Et le Petit Poucet, loin de l’ogre si laid, se repose sur l’herbe.

Mangez-le si vous voulez, un livre qui ne vous laisseras pas de marbre.

Ce petit livre très court nous propose l’horrible histoire d’Alain de Monéys, d’autant plus horrible qu’elle est inspirée de faits réels.
On rencontre donc Alain de Monéys qui, à cause d’un horrible quiproquo, va se faire mettre à mort par ses voisins. Mais sa mort n’est pas jolie et simple : pleine de détails horribles, c’est à qui ferra le pire : coup, jet de pierre, écartèlement…

Ce qui rend le roman encore plus dur à lire est l’écriture : écrit avec un style assez particulier qui fait franchement penser à l’époque où se déroule le roman (1870, guerre entre la Prusse et la France, empire de Napoléon III) et qui, en plus, nous propose des descriptions assez poétiques des horreurs engendrées.
De plus, les détails font que si vous avez l’habitude de vous imaginer les scènes et de les ressentir vous risquez de vous faire douloureusement mal psychologiquement.

Ce roman rend vraiment compte de l’horreur humaine : il montre jusqu’à quel point les atrocités peuvent monter. Le plus douloureux est de se rendre compte que l’effet de foule peut entraîner n’importe qui dans ces horreurs et peut prendre comme victime même des personnes que l’on connaît depuis toujours…

Vous l’aurez compris, ce livre est assez dur à lire et ne peut pas laisser de marbre : dégoût, pitié, souffrance… Ce ne seras pas forcément des émotions très positives mais je le recommande tout de même très franchement car en une centaine de pages il rend compte d’énormément de choses et de à quel point un mot mal interprété peut avoir des conséquences énormes.

Au final, ce petit roman se lit très vite (deux heures environ pour moi) et on a bien du mal à le lâcher grâce à une certaine plume plutôt bonne et qui malgré un effet « vieillot » se montre très moderne. Par contre, je ne le répéterais jamais assez, l’histoire est vraiment horrible, âme sensible s’abstenir !
Sinon, lisez-le, vous en ressortirez marquer !

Couverture de mon édition de Mangez-le si vous voulez, de Jean Teulé. Illustration de Frédéric Poincelet.

Couverture : 1,5/3 => Ce n’est pas la plus belle couverture du monde mais elle représente plutôt bien le roman.
Ecriture : 5,5/6 => Une écriture à la fois poétique, moderne et avec un effet d’époque ! J’ai adoré le style de l’auteur.
Personnages : 4,5/6 => Il n’y a pas réellement de personnages à part Alain. Il y a bien des noms qui ressortent de temps à autres mais on suit surtout une foule en délire et l’effet de foule est très bien mené.
Histoire : 4,5/5 => Horrible mais excellente

Bilan :  16/20=> Chocolat noir !
Je n’ai franchement rien à lui reprocher…

¿ Et vous, vous en avez pensé quoi ?

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Journal d’une Princesse : Et si vous en étiez une ? signé Cabot

« Parfois, j’ai l’impression que je passe ma vie à mentir. » Meg Cabot, première phrase de Journal d’une Princesse

Carré Journal d'un princesse

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Enrobage : Journal d’une Princesse (Tome 1), de Meg Cabot
Fève : Etats-Unis / The Princess Diaries
Ecadossage : A quatorze ans, bientôt quinze, Mia est une collégienne new-yorkaise comme les autres. Elle a une meilleure copine, est amoureuse en secret du plus beau garçon de l’école, déteste les maths et tient son journal où elle raconte tout. Mais le jour où elle apprend que son père, qui vit en Europe, est en réalité le prince de Genovia, une petite principauté au bord de la Méditerranée, les choses se gâtent… Voilà Mia princesse héritière ! Et ça ne lui plaît pas du tout…
Ganache : Roman / Journal intime, Romantique
Tempérage :  319 pages /1,7 cm / Hachette Jeunesse / 8€

Carré Journal d'un princesse

Ma mère sort avec mon prof de maths, je suis nulle en maths, ma meilleure amie me déteste ; j’ai quatorze ans et je ne suis encore jamais sortie avec un garçon ; je suis plate comme une limande et – ah oui, j’allais l’oublier- je viens de découvrir que j’étais la princesse de Genovia.

Carré Journal d'un princesse

Ma première impression : l’envie à la fois d’abandonner ce livre et de le continuer. J’ai opté pour la seconde situation et l’ai donc lu en entier et même assez rapidement.

Je n’attendais rien de ce livre (il ne m’appartient pas, mais est à une personne bien plus jeune de ma famille qui ne la pas lu soi-disant qu’il était trop long) donc je n’ai pas été déçu, mais tout de même, c’est loin d’une lecture mémorable et le type d’écriture m’a choqué au début.

Si le titre en dit long (Journal d’une Princesse, donc le journal intime d’une fille née d’un roi), il nous trompe sur beaucoup : oui, c’est un journal intime mais pas vraiment d’une princesse puisque l’héroïne le découvre pendant l’histoire et refuse dans être une.

De plus, l’effet journal intime ne m’a pas vraiment plu, je n’ai pas l’habitude de lire ce type de roman et ça peut faire très étrange au début. On ne sait que ce que le personnage principale sait et veut nous dire et la lecture est parsemée de « pause » pour nous dire ce qu’il faut ABSOLUMENT qu’elle achète, quels sont les meilleurs façons d’être une princesse… On n’a donc pas seulement l’histoire mais aussi du surplus. Et le plus dérangeant la-dedans, c’est que les « conseils de princesse » vient ce greffer en plein milieu d’un passage, la phrase n’est pas fini mais c’est pas grave, les lecteurs ne vont y voir que du feu, ils sont cons les lecteurs ! (C’est un peu l’impression que j’ai eu, qu’on nous prenait pour des cons!)

Ensuite, les personnages sont plats, ils ont très peu de caractères, font des choses on-se-demande-pourquoi et l’héroïne est extrêmement énervante à nous rappeler à longueur de journée (car le livre est divisé en jour) qu’elle ne veut pas être une princesse et que sa grand-mère est horrible.

Pour le moment, je n’ai dit que du négatif, mais il est vrai que ce livre ne m’a pas vraiment plu, je ne lirais surement pas les tomes suivants. Malgré tout, on pense un moment correcte et il nous arrive de sourire, pas de rire à gorge déployer mais tout de même, certains passages ont un petit côté comique.

Au final, même si je n’ai pas adoré ce livre, je vous conseille tout de même de le lire si vous l’avez dans votre P.A.L mais ce n’est pas un investissement obligatoire selon moi : c’est un livre correct, avec un bonne trame de fond mais qui manque d’un petit truc !

Couverture de mon édition de Journal d’une Princesse

Couverture : 1,5/3 => C’est celle que je préfère de toutes les éditions qu’il existe, mais franchement, elle est pas terrible non plus…
Ecriture : 3,5/6 => Le type d’écriture m’a choqué au début, et j’ai dû m’accrocher pour ne pas le laisser en plan. Une fois la première impression passée, on accepte mieux ce type d’écriture, mais il faut lire un peu du livre…
Personnages : 4/6 => Mia est énervante et les personnages n’ont pas vraiment de caractères… Pourquoi fait-il cela ? Pourquoi ne se doute-t-elle pas de ceci ?
Histoire : 3,5/5 => L’histoire est basique, elle n’a rien d’exceptionnelle mais est tout de même sympathique.

Bilan : 12,5/20=>Chocolat au lait !

¿ Et vous, vous en avez pensé quoi ?