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L’appel de l’ange, de Guillaume Musso

Ce truc aurait dû être publié il y a à peu près douze mille cinq cent ans. Mais, allez savoir pourquoi, cette jolie critique s’est perdue dans les tréfonds des brouillons… Je vous laisse donc le plaisir de la découvrir !

Couverture de L’appel de l’ange, de Guillaume Musso aux éditions XO

Titre original : L’appel de l’ange
Auteur : Guillaume Musso
Version originale : Français (France)
Éditeur : XO

New York. Aéroport Kennedy.

Dans la salle d’embarquement bondée, un homme et une femme se télescopent. Dispute anodine, et chacun reprend sa route.
Madeline et Jonathan ne s’étaient jamais rencontrés, ils n’auraient jamais dû se revoir. Mais en ramassant leurs affaires, ils ont échangé leurs téléphones portables. Lorsqu’ils s’aperçoivent de leur méprise, ils sont séparés par 10 000 kilomètres : elle est fleuriste à Paris, il tient un restaurant à San Francisco. Cédant à la curiosité, chacun explore le contenu du téléphone de l’autre. Une double indiscrétion et une révélation : leurs vies sont liées par un secret qu’ils pensaient enterré à jamais…

2 étoiles

Quand tu aimes quelqu’un, tu le prends en entier, avec toutes ses attaches, toutes ses obligations. Tu prends son histoire, son passé et son présent.
Tu prends tout ou rien du tout.

Je n’avais jamais lu de livre de Musso. Pourtant, on m’en avais dit beaucoup de bien ! Et puis bon, le fait qu’il soit l’un des auteurs français encore en vie les plus lus dans le monde ne présageait rien de mauvais. Et comme ce livre était dans ma P.A.L. Depuis six mois environ… Je me suis laissée tenter.

– Je peux vous aider ?
– Je… euh… oui, je voudrais acheter des fleurs, expliqua-t-il en posant le flight case de sa guitare sur une chaise.
– Ca tombe bien. Vous m’auriez demandé des croissants, j’aurais eu plus de mal.

Rapidement, l’histoire portée par un style fluide m’a emporté. Le passé flou des deux protagonistes me plaisait : je voulais en savoir plus !
Les personnages, justement, sont assez restreint : la plus part on de l’importance dans le passé de nos protagonistes mais ne sont pas s’y important que ça aujourd’hui. L’auteur les a tout de même bien amené, tout comme la rencontre de nos personnages principaux.
Malgré les côtés étranges et pas très probables de la rencontre (une coïncidence comme cela ? Impossible!), on l’accepte vite car malgré tout, le romancier nous donne quelques raisons (et notamment la curiosité).

J’avais un ennemi redoutable à affronter : moi-même. L’ennemi ultime. Le plus dangereux.

Sauf que, je ne peux pas faire que des éloges à ce roman : la fin (mi-deuxième partie et troisième partie) m’a déçue. Bien qu’elle soit excellente, je trouve que l’on est parti trop loin : l’auteur l’amène très bien, mais moi, je souhaitais, au vu du début, autre chose. Quelque chose de moins « course poursuite », de moins épique… Juste résoudre le mystère du passé sans partir aussi loin…
C’est malgré tout une très bonne fin ; et ce serais mentir que de dire que je ne l’ai pas aimé : elle prend une tournure pleine d’action avec les complications et les idées que l’on peut attendre d’un gentil thriller, sauf que, moi justement, en venant de finir deux thrillers, j’en voulais pas d’un troisième : et le côté énigme du passé du début était vraiment excellent et ne me rappelait pas de trop mes deux précédentes lectures tout en restant tout de mêle un léger thriller…

On a tous un avis sur le suicide. Acte de courage ou de lâcheté? Ni l’un ou l’autre sans doute. Juste une décision désespérée lorsqu’on se retrouve dans une impasse. Le dernier recours pour sortir de sa vie et échapper à l’insupportable.

Vous l’aurez compris, j’ai bien aimé ma lecture mais j’aurais préféré que l’enquête reste au niveau du passé des personnages plutôt qu’elle ne les rattrape…
C’est tout de même une plutôt bonne lecture que je ne peux que recommander !

Les plus belles années d’une vie sont celles que l’on n’a pas encore vécues.

[Aujourd’hui] Bref, avec le recul d’aujourd’hui (parce qu’avec près de six mois d’écouler, oui, on prend un peu de recul) je mettrais 13/20 à ce roman qui m’avait fait passer un bon moment, m’avait bien accrochée mais ne m’avait pas non plus transcender…
C’est donc un chocolat au lait pour mon premier Musso…

Half Bad, Tome 2 : Nuit Rouge, de Sally Green

Lire en… Anglais #10

Ce livre sort aujourd’hui en français (le 20 mai) et je l’ai lu en anglais fin avril.

« a crossbill calls »
Première phrase de l’édition anglaise

Couverture de mon édition

Le livre

Titre original : Half Wild
Auteur : Sally Green
Nationalité : Anglaise

Mon édition

Edition : Penguin Book
Langue : Anglais
Nombre de pages : 400
Épaisseur : 2,3 cm
Prix : £7.99

Résumé 

Nathan apprend à dompter son nouveau pouvoir. Il se retrouve face à un choix impossible : pour ne pas perdre Annalise, son amour secret, il doit tuer Marcus, son père.

Avis

3 étoiles

_J’attendais ce tome 2 avec impatience, ayant adoré le tome 1. J’ai donc pas trop trop tardé à le lire et avait prévu de vous faire une petite critique pour lorsque le tome 2 sortirais.
_Pour ceux qui n’aurais pas encore lu le tome 1 : foncez ! Je sais qu’on entend beaucoup d’avis mitigé sur la blogosphère, mais je pense que si vous aimez les histoires de magie, le côté intime avec les personnages, et les écritures originales, je vois pas ce qu’il y a à perdre… L’anglais est peut-être un peu plus dur à lire que d’autres, je ne recommanderais pas de commencer la VO avec, mais l’histoire est géniale, publiée en français et le tome 3 sort dans un an…

_Alors, ce tome 2 ? Côté personnage, on retrouve bien évidemment notre Nathan qui doit apprendre à gérer son pouvoir. Comme dans le tome 1, j’ai adoré ce personnage qui commence à s’ouvrir un peu plus aux autres. J’ai parfois l’impression que sa vision du monde, de sa magie, offre une petite métaphore de l’adolescence…
_On retrouve aussi pas mal d’autres personnages comme Mercury ou Gabriel ainsi que bien d’autres mais je ne voudrais pas spoiler. Il y a bien évidemment aussi de nouveaux personnages; et le fait que Nathan s’ouvre plus, face un peu plus confiance nous offre plus de proximité avec les autres personnages auxquels on s’attache (ou non) bien plus que dans le premier : on apprend à en apprécié certain, à douter d’autres…

_Pour l’histoire, je vais en parler en deux parties. D’abord le triangle amoureux (ceux qui ont lu le tome 1 voit de quoi je parles) et ensuite l’histoire en générale avec son action et touti touti.
_Donc côté amour d’abord. Vous le savez peut-être, ou peut-être pas, mais je ne suis pas particulièrement fane des triangles amoureux. Surtout que j’ai le don pour toujours préféré le couple qui ne sera pas choisi à la fin (Un petit exemple ? Je haîs Peeta. C’est pas ma faute, mais je peux pas le voir en peinture…). Du coup, on peut se dire : « bah, elle aime pas… » et justement, j’adore ce triangle. Parce qu’il y a un petit côté « amour impossible » (un peu à la Roméo et Juliette) d’un côté (certains diront aussi de l’autre) et un côté LGBT+ (bon, ok, juste GB mais déjà qu’avec le terme complet je suis pas sûre que tout le monde comprenne alors avec GB… J’ai pas envie qu’on me demande pourquoi il y a un petit côté Grande-Bretagne dans un des couple possibles…) de l’autre. Donc bon, vous imaginez bien que je préfère l’un des deux couples potentiels de ce triangle et je vous dirais pas lequel. Mais, sachez que au niveau de triangle (et comme à tous les autres niveaux) j’ai adoré ce tome. Je vous laisse le lire et devinez.
_Et pour la partie « action » de ce tome maintenant : la aussi, j’ai adoré. On a un bon mélange de temps pleins et de temps plus lents. Et surtout pas mal de retournements de situation auxquels je ne m’attendais absolument pas. (Voir la fin par exemple, ou même le « début » avec Mercury… Ou encore plein d’autres…). Je me suis fait surprendre plusieurs fois, et ça fait du bien ! De plus, le côté manichéen reste toujours aussi flou que dans le tome 1 : il n’y a pas vraiment de gentils ni de méchants même si on peut mettre certains personnages dans une case « gentil » et d’autres dans une case « méchant ». Néanmoins, quand on essaye de voir les choses du point de vue de tout et chacun, bah on se rend compte que c’est comme dans la vraie vie : les méchants et les gentils… bah, c’est les même en fait… Je résumerais en « tuer pour le bien » (soit le mal pour le bien et le bien pour le mal).

_Pour ce qui est de la plume de l’auteur, j’ai été un peu déçue de ne pas retrouver plus de passage à la deuxième personne du singulier mais j’apprécie tout de même beaucoup la plume de l’auteur (que je trouve toujours aussi dure à lire en anglais…). Elle utilise pas mal de vocabulaire que je ne comprends pas, mais bon, ça passe ! (Merci la contexte !) Et pour ceux qui voudrez, to dive = plonger.

_Bilan ? Le tome 2 est au moins aussi excellent que le tome 1 ! J’adore complètement cette série et je surveille déjà la sortie du tome 3 (pour mars 2016… trop long…) : j’adore l’univers que l’auteur à créer, les personnages, les idées de pouvoirs et la façon de les recevoir… Les avantages et les inconvénients de chaque camps, le fait que Nathan nous soit pas « parfait »…. Mais surtout, j’ai hâte de voir quelles possibilités offertes par ce tome 2 vont être utilisées dans le troisième et dernier tome. J’ai fini ce deuxième tome sur un « merde, mais ça peut pas s’arrêter là !! » ce qui m’arrive rarement et je crois que je suis vraiment accro à cette série.
_Qu’une seule chose à vous dire : lisez cette série, elle en vaut la peine ! A l’heure d’aujourd’hui, j’aurais du mal à dire qu’elle est mon histoire de sorciers favorite. Deux sagas se disputent la première place, et je pense qque je n’ai pas besoin de vous indiquer les deux quelles. (Un sorcier à lunette avec une cicatrice en éclair / Un sorcier avec des tatouages B0.5 un peut partout)

18/20
Chocolat noir Supplément orange !

Will Grayson Will Grayson, de John Green et David Levithan

Lecture VO anglais #6
Lire en… Anglais #9

Will Grayson Will Grayson

David Levithan
John Green

Langue : Anglais
Titre FR : Will & Will
Nmb pages : 308
Éditeur : Penguin books
Épaisseur : 2cm

Je voulais découvrir David Levithan depuis longtemps mais absolument en anglais (une de mes lubies…). Bon, comme peu de ces romans sont traduits, ce n’était pas trop dur…
Je voulais aussi redécouvrir John Green, mais en anglais.
J’avais entendu que ces deux auteurs étaient plutôt simple à lire dans la langue de Shakespeare (ce qui est la pure vérité !)
Ce livre me faisait de l’œil pour la simple et unique raison (complètement superficiel) que la première fois que j’en avais entendu parler, il était en rupture de stock partout et plus publié.

Bilan ? Co-écrit par deux auteurs que je voulais découvrir en anglais, couverture d’un violet sublime, livre dans ma wish depuis longtemps… Quand il est arrivé le temps de ma commande de lectures VO anglais, je n’ai pas beaucoup hésité : je l’ai pris. Puis dévoré. Juste après l’avoir reçu…

Quand je l’ai reçu…

Bon, du coup, j’en ai pensé quoi ?
Et bien, je suis tombée complètement amoureuse de ce bouquin…

Les personnages sont géniaux, je les ai adorés et tout particulièrement Tiny Cooper qui est extraordinaire.

Tiny Cooper is not the world’s gayest person, and he is not the world’s largest person, but I believe he may be the world’s largest person who is really, really gay, and also the world’s gayest person who is really, really large.

Tiny Cooper est de ces personnages remplis de défauts mais qui sont aussi à mourir de gentillesse et qu’on ne peut qu’adorer. Il monte une comédie musicale sur lui-même et ça magnifique vie amoureuse (avec dix-huits ex…). Même s’il n’a pas sont nom dans le titre, c’est l’un des trois personnages principaux (avec les deux Will) et il lie ces deux derniers.

Et même si je n’imagines pas vraiment les deux Will comme cela, je trouve que ça les résume assez bien…

En ce qui concerne l’histoire, je veux bien avouer que c’est légèrement tirer par les cheveux… Mais c’est tellement drôle, émouvant et beau ! L’histoire parle d’adolescence et de s’assumer avec un humour ! On a peut-être le droit à des personnages un peu extrêmes (surtout Tiny Cooper) mais dans l’histoire ils font réalistes et on s’attache à eux.

J’ai juste complètement adoré l’histoire. Oui, l’histoire d’amour est visible à mille kilomètres, mais pour une fois, ça ne me dérange pas. Parce que ce n’était pas le fin mot de l’histoire, ou peut-être parce qu’ils sont justes trop mignons… Ou peut-être parce que la rencontre est hilarante… J’en sais rien, mais j’ai l’impression que tout passe dans ce roman… En fait, on ouvre le livre, on passe un bon moment en souriant, riant et ayant son petit coeur qui se sert : pas parce que c’est particulièrement triste, mais parce que c’est mignon, et que parfois, on a juste envie de tuer certains personnages… Jusqu’à ce que Tiny arrive !

En réalité, je crois que c’est mon John Green préféré… Je ne sais pas… Ce livre n’a pas une originalité du tonnerre, il n’a rien de véritablement extraordinaire… mais, mais  je l’adore ! Je suis tombée complètement sous le charme des personnages, leur histoire est mignonne, drôle, simple, belle et complètement emportante (j’invente des mots…), et puis le style des deux auteurs est hyper plaisant à lire. C’est simple et fluide.

Il faut juste lire ce roman qui amène avec fraîcheur le sujet de l’homosexualité dans la littérature adolescente. Tout vas bien, ou presque, et la bonne humeur de Tiny est communicative alors autant en profiter !

Un roman dont on ressort avec le sourire ! Pour moi, ce sera un 18/20 !

3 étoiles

Oh, et juste un détail : All is about falling !

Les fiancés de l’hiver : Hiver ailleur, de Dabos

« Au commencement nous étions un. » Christelle Dabos, première phrase de Les fiancés de l’hiver

Bannière

Enrobage : La Passe-Miroir, Tome 1 : Les fiancés de l’hiver, de Christelle Dabos
Fève : France / La Passe-Miroir, Tome 1 : Les fiancés de l’hiver
Ecadossage : Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l’Arche d’Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d’un complot mortel.
Ganache : Roman / Fantasy, Jeunesse
Tempérage : 519 pages /3,9 cm / Gallimard Jeunesse / 18€00

– Vous sentez-vous capable d’endurer cela?
Reposant la théière d’un geste sec, la tante Roseline se redressa dans toute sa dignité.
– Si c’est dans l’intérêt de ma nièce, je me sentirai même capable de récurer votre pot de chambre.
Ophélie mordit le sourire qui lui vint aux lèvres. La tante avait une façon très personnelle de remettre les gens à leur place.

Passer les miroirs, ça demande de s’affronter soi-même, avait dit le grand-oncle. Ceux qui se voilent la face, ceux qui se mentent à eux-mêmes, ceux qui se voient mieux qu’ils sont, ils pourront jamais.

(Cette critique a été rédigé il y a environ deux mois. Je m’excuse de ne pas l’avoir publié plus tôt…)

Ce livre a fait pas mal de bruit il y a quelques temps maintenant. Et pour tout vous dire, c’était un livre qui ne me faisait pas plus envie que ça mais qui s’est tout de même retrouvé sur ma wish-list de Noël.
C’était aussi ma première lecture de l’année (ce qui veut dire que je n’ai pas du tout du tout de retard sur mes critiques…).

Ce livre a été un coup de coeur pour pas mal de monde. Personnellement, je ne le placerais pas à ce niveau-là mais j’ai tout de même adoré. De plus, énormément de monde a l’air de penser que ce tome 1 ce termine sur un énorme cliffhanger et personnellement j’ai eu l’impression qu’on pourrait presque s’arrêter à ce tome 1. Bon, j’avoue que j’aime peut-être bien les fins ouvertes…
N’empêche que j’ai tout de même l’impression que ce termine avec une vraie fin : on a une Ophélie de départ et une Ophélie de fin. Toutes deux sont un personnages complet et on sens qu’on a fini une part de l’évolution de ce personnage principal. En fait, j’ai eu l’impression que ce tome était très centré sur l’évolution d’Ophélie. Et c’est très plaisant car cela faisait longtemps que je n’avais pas lu de livre avec un personnage dont l’évolution est aussi travaillé et aussi au centre du roman.
De plus, Ophélie est vraiment ce qu’elle dit être : elle se dit timide et on a réellement un personnage timide. Elle ne s’intègre pas trop vite dans sa nouvelle cité, nouvelle vie.

Pour les autres personnages, je les ai tous plutôt apprécié dans leur rôle de personnage même si je n’ai jamais réussi à avoir confiance en Thorn et sa tante… Je ne les sens pas… Tout comme la plupart des personnages en fait : je les aime beaucoup, ce sont de superbes personnages, mais personnellement, je n’ai pas confiance…

En ce qui concerne l’histoire, elle est plutôt centrée sur les personnages, la découverte de l’univers et la mise en place d’un complot. Cette mise en place est excellente et j’ai complètement adoré la découvrir.
L’univers, quand à lui, est magnifique, très original et plutôt développé : c’est un univers super sympa à découvrir, surtout en hiver vu qu’il y fait très froid !

Le dernier point à aborder est la plume de l’auteur et elle ne gâche absolument rien : c’est une plume très fluide mais aussi magnifique et extrêmement plaisante à lire.

Illustration : Laurent Gapaillard

Couverture : 2/2 => La couverture est réellement magnifique…
Ecriture : 2,5/3 => Une plume magnifique !
Personnages : 4,75/5 => De très bons personnages.
Histoire : 4,5/5 => Prenante, avec un univers magnifique et tout ce qu’il faut !
Ma note : 4,5/5 => J’ai adoré !

Bilan :  18,25/20=> Chocolat noir !

¿ Et vous, vous en avez pensé quoi ?

Séance de rattrapage #3 : Harry Potter et la Coupe de Feu, de J.K. Rowling

On continue les relectures…

C’est quoi ?

Harry Potter et la Coupe de Feu est le quatrième tome de la célèbre saga Harry Potter écrite par J.K. Rowling. On retrouve le célèbre sorcier pour une nouvelle année à Poudlard au programme, coupe du monde de quidditch et tournoi des trois sorciers !

Harry se retourna dans son lit. Des images étourdissantes défilaient dans sa tête… Il avait réussi à faire croire au juge impartial qu’il avait dix-sept ans… Il était devenu le champion de Poudlard… Les bras relevés en signe de triomphe, il était acclamé par toute l’école réunie dans le parc… Il venait de remporter le tournoi des Trois Sorciers… Dans la foule indistincte, le visage de Cho lui apparaissait nettement, le regard brillant d’admiration…

Chapitre 12

C’est comment ?

Bon, je me répète, mais là aussi, c’était une relecture… Donc une valeur sûre !

Encore une fois, j’ai été complètement emportée dans le monde magique que J.K. Rowling a su créé. Malgré tout, j’avais un souvenir du tome 4 comme mon préféré… Et bah, c’est pas vraiment le cas… J’ai adoré, oui, mais je préfère le trois et même le deux au quatre… En fait, j’ai trouvé certains passages un peu long… Peut-être parce que m’a dernière relecture de ce tome remonté à moins de six mois et que l’histoire été donc encore très fraîche dans ma tête…
Néanmoins, je me suis fait un plaisir de retrouver nos attachants sorciers, et de voyager à Poudlard ! Je lui ai mis 16/20 !

4/7

 

 

 

 

 

Séance de rattrapage #3 : La voleuse de livres, de Markus Zusak

Hello  ecerybody !

Aujourd’hui, une séance de rattrapage spéciale relecture ! C’est parti !

C’est quoi ?

La voleuse de livres est un roman de Markus Zusak, un auteur australien. Ce roman conte l’histoire de Liesel, une jeune fille  vivant dans une famille d’accueil en Allemagne nazie : on a une vue de la seconde guerre mondiale depuis l’intérieur, sans jamais allé jusqu’au front.

Le monde bouillonnait en elle tandis qu’elle était là, parmi les jolis livres aux titres bien nets. Elle sentait ce grand brassage tandis qu’elle parcourait les pages aux ventres pleins à ras bord de paragraphes et de mots.
Petits salauds, pensait-elle.
Jolis petits salauds.
Ne me rendez pas heureuse. Surtout ne venez pas me remplir pour que je croie que quelque chose de bon peut sortir de tout cela. Regardez mes meurtrissures. Regardez cette écorchure. Voyez-vous l’écorchure que j’ai à l’intérieur? La voyez-vous s’étendre sous vos yeux et me ronger?

La grande originalité de ce roman vient de son point de vue : en effet, le narrateur n’est autre que la mort !

Quelques petites vérités:
Je n’ai pas de faux, ni de faucille. Je ne porte une robe noire à capuche que lorsqu’il fait froid. Et je n’ai pas cette tête de squelette que vous semblez prendre plaisir à m’attribuer. Vous voulez savoir à quoi je ressemble vraiment? Je vais vous aider. Allez vous chercher un miroir pendant que je vous poursuis.

C’est comment ?

Vous le savez déjà, ce livre est une relecture pour moi. Coup de coeur l’an dernier, je me suis fait un plaisir de me relancer dedans.

On découvre une plume sympathique; une histoire prenante, touchante, drôle parfois, émouvante mais aussi révoltante, et le tout avec des personnages attachants, amicaux. De plus, l’histoire nous propose un point de vue atypique (autant au niveau du narrateur que de la vie en Allemagne nazie qui nous ai rarement conté par une jeune fille qui n’est pas juive…)

Enfin, ce livre nous prouve que les mots, même simples, ont une véritable puissance.

Et deux autres petits détails : le roman est constamment plongé dans un certain humour noir dû à la mort qui ne se prive pas pour nous spoiler la fin…

Evidemment, c’est très impoli de ma part. Je suis en train de gâcher non seulement le dénouement du livre, mais la fin de ce passage particulier. Je vous ai annoncé deux événements, parce que mon but n’est pas de créer un suspense. Le mystère m’ennuie. Il m’assomme. Je sais ce qui se passe, du coup vous aussi. Non, ce qui m’agace, me trouble, m’intéresse et me
stupéfie, ce sont les intrigues qui nous y conduisent.

Evidemment, c’est encore une fois un coup de coeur auquel je mets de bonne grâce un 18/20 !

 

 

 

 

 

Séance de rattrapage #2 : Le destin de Satchi, d’Hugo Verlomme

Et on continue…

Illustration de Davide Nadalin

C’est quoi ?

Le destin de Satchi est le tome 1 de la série Samouraï Océan d’Hugo Verlomme dans laquelle on suit les aventures de Satchi. C’est le genre de saga qui, au premier abord, se destine à un public plutôt jeune masculin, mais qui finalement peut-être lu par tous et toutes. En effet, l’histoire conte les aventures d’un personnage sans âge précis (Satchi) qui vit sur la mer.

La mer, c’est le commencement et la fin, songeait Satchi en glissant sur la houle. Juché sur sa planche, le jeune homme laissait un sillage d’écume phosphorescente derrière lui. La brise ainsi que la mer de plus en plus creuse le propulsaient vers son objectif : les trois chalutiers signalés par Mona. À force de voyager nuit et jour au grand large, Satchi finissait par imaginer des formes étranges dans les reflets de l’eau ; parfois même il croyait y lire des présages. Cette fois, les arabesques firent apparaître une tête de mort couleur de lune ; ce signe fugace lui glaça le sang.
Satchi aimait l’inégalable sensation de vitesse et de légèreté que lui procurait son minuscule vaisseau. Après un long mois de solitude aux Quatre Récifs, il retrouvait avec bonheur la vitesse de la haute mer. Quelques jours plus tôt, le message de Mona l’avait tiré de sa retraite d’ermite : des navires de pêche se livraient à de curieuses manœuvres dans un secteur proche de la Plateforme.

Chapitre 1

Ce roman propose aussi une sensibilisation à l’importance de l’océan.

C’est comment ?

J’ai adoré. Déjà parce que l’écriture est fluide mais pas simpliste, l’histoire est prenante, les personnages attachants, le tome 2 pas indispensable… Mais aussi, et surtout, pour des raisons plus « précises » : une sorte de futur « apocalyptique » nous est proposé. Mais le genre de futur probable, dû à la montée des eaux.
De plus, le personnage principal n’a pas d’âge précis, mais on sait tout de même que c’est un adulte (ainsi que la plupart des autres personnages). Ce qui rend l’histoire bien plus probable. Parce que, sauver le monde à 12 ans, c’est bien beau, mais on me sortira pas de la tête qu’à, ne serais-ce, 20 ans c’est déjà beaucoup plus simple. Et puis, quand en plus, tu te contentes d’essayer de sauver l’océan, ça donne un truc plutôt probable (toujours en comparaison avec le sauvetage du monde à 12 ans) !
Enfin, le livre délivre un message sur la sauvegarde des océans. Et en amoureuse de la mer, ça n’a pour moi pas de prix !

Alors oui, un grand bravo à l’auteur qui m’a charmée avec une histoire en apparence simple, mais en fait originale, prenante et qui s’occupe de l’avenir de l’océan !

Je lui met un 16/20 sans beaucoup d’hésitation !

 

 

 

 

Séance de rattrapage #1 : Boys don’t cry, de Malorie Blackman

On continue toujours…

Editions Milan

C’est quoi ?

Boys don’t cry est le roman d’une talentueuse auteure (dont je n’ai rien lu d’autres…) nommée Malorie Blackman. On suit l’histoire de Dante, un jeune homme de 17 ans qui découvre en quelques heures qu’il est père et va devoir s’occuper de sa fille.

-C’est qui ce bébé ? Une petite cousine ? Une nièce ?
A ce moment, le bébé s’est mis à pleurnicher. Bon sang ! ça avait l’air parti pour durer.
-Sa couche est sale, a dit Mélanie. Prends Emma une minute.
[…] Je tenais le bébé à bout de bras en reculant ma tête comme une tortue pour mettre un maximum de distance entre lui et moi. J’ai entendue Mélanie ouvrir le robinet et la poubelle s’ouvrir et se fermer. J’étais concentré sur chaque bruit en attendant qu’elle revienne et reprenne cette chose.
[…] J’essayais encore d’intégrer que Mélanie était mère quand elle a pris une grande inspiration, puis une autre.
-Dante, c’est toi le père. Emma est ta fille.

Chapitre 1, Point de vue de Dante.

/Léger spoil\ On suit aussi l’histoire de son frère, Adam qui assume son homosexualité et essaye de la faire accepter. /Fin\ Les chapitres alternent les points de vue des deux frères, avec chacun leurs problèmes.

Il n’étais même pas capable de voir la beauté de sa fille – un miracle vu le père !
Et sa tête quand je lui ai dit que je ne serais jamais père. Je ne cache pas ce que je suis, mais ma famille ne m’encourage pas vraiment à être ouvert sur le sujet.

En blanc, le léger spoil.
Chapitre 14, Point de vue d’Adam.

C’est comment ?

On parle là de mon premier coup de coeur de l’année. Enfin, mon premier gros coup de coeur. Très franchement, je pense qu’il fera parti de mon top à la fin de l’année… Parce que c’est une meilleure lecture que Le Monde de Charlie de Stephen Chbosky (et donc que Nos étoiles contraires de John Green)…

Ce livre est extrêmement émouvant. J’ai été très très très touchée par ce roman, à tel point que j’étais incapable d’en parler. De plus, il traite de sujets plus ou moins difficiles et reste réaliste.

Un autre très bon point pour ce roman, c’est l’importance qu’il donne à la famille. En refermant ce roman, j’avais envie de passer du temps avec toute ma famille et de leur dire à tous que je les aime.

Bref, au final, et vous l’aurez compris, j’ai adoré ce roman. C’est un coup de coeur phénoménal, j’ai pleuré, j’ai ri, j’ai eu envie d’hurler, de tuer certains personnages, de faire un gros câlins à d’autres... En fait, j’ai juste envie d’oublier toute l’histoire pour pouvoir le redécouvrir la tout de suite maintenant, parce que c’était une superbe découverte. Et que, bien sûr, je le relirais.

Et du coup, 19/20.

 

 

 

Séance de rattrapage #1 : L’enfant Océan, de Jean-Claude Mourlevat

On continue…

Couverture illustrée par Jean-Noël Rochut

C’est quoi ?

L’enfant Océan est un roman de Jean-Claude Mourlevat. On suit le périple de sept enfants, tous jumeaux sauf Yann, qui décide de fuir de chez eux pour aller voir la mer.
Réécriture du conte du Petit Poucet, ce roman est conté de différents point de vue, tantôt ceux des frères de Yann, tantôt ceux des gens qu’ils croisent sur le chemin.

Le temps que je réfléchisse à tout ça, que je pèse le pour et le contre, figurez-vous que ça s’était tout endormi d’un coup, hop là. La vie est bizarre, me dites pas le contraire. Un quart d’heure avant, j’étais tout seul dans mon bahut à écouter RTL et voilà que d’un coup on était huit là-dedans. Sept qui dormaient et un qui rigolait : moi.

Chapitre 5, Point de vue de Daniel Sanz.

C’est comment ?

J’ai pas vraiment accroché plus que ça. Le style a une certaine oralité qui n’est pas déplaisante, mais à laquelle je n’ai pas accroché. Les personnages ne m’ont pas particulièrement émus…

Au final, il n’y a pas vraiment de gros points positifs (pour moi) à ce roman. Néanmoins, il n’y a pas non plus de gros points négatifs et il se lit plutôt bien. Je lui ai mis 13/20.

 

 

 

Séance de rattrapage #1 : L’étranger, d’Albert Camus

Hi !

Vous avez dû le remarquer, depuis mi-février je suis pas mal absente. Quelques urgences, des petits problèmes, un amoncellement de fatigue et deux ou trois autres petits trucs sont sûrement la version la plus courte de l’explication. Même si, j’avoue, la vue du retard énorme (seize en oubliant l’année précédente) que j’ai côté critiques ne m’a pas vraiment aidé à me motiver… Donc, voici une séance de rattrapage pour parler de quelques uns de ces livres !

Photo de Gérard Rondeau / Agence Vu (détail).

C’est quoi ?

L’étranger est le premier roman d’Albert Camus qui raconte l’histoire du narrateur-personnage Mersault, un homme qui vit en Algérie au XXe siècle. Ce personnage semble insensible, étranger à sa propre vie ce qui conduit plus ou moins directement à sa mort. Cette absence d’empathie vient en partie du style utilisé, créant une distance entre les faits que nous raconte le personnage et sa vie :

Aujourd’hui maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. J’ai reçu un télégramme de l’asile : « Mère décédée. Enterrement demain. Sentiments distingués. » Cela ne veut rien dire. C’était peut-être hier.
[…] Pour le moment, c’est un peu comme si maman n’était pas morte. Après l’enterrement, au contraire, ce sera une affaire classée et tout aura revêtu une allure plus officielle.

Partie I, Chapitre 1

Ce roman propose une critique de la société, avec un personnage en marge sans qu’il ne chercher à l’être. Il illustre aussi la philosophie de l’absurde de l’auteur.

C’est comment ?

Personnellement, j’ai bien accroché. Si le style peut paraître étrange au premier abord, il devient rapidement fluide et facile à lire tout en étant un indéniable exercice de style plein d’originalité. Il marque le roman.
Côté personnage, le côté « détaché » de Meursault rend compliquer toute identification ou appréciation des personnages. Pourtant, on se rend compte en fermant le roman, que ces personnages ce sont fait appréciés, et bien plus qu’on ne l’imaginait.

Au final, c’est une très bonne lecture. Je n’ai franchement rien à lui reprocher et lui met aujourd’hui une jolie note de 17/20 même si en le terminant, je ne lui avait donner « que » 15.