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No et Moi : Rencontre avec la rue, de Vigan

« Mademoiselle Bertignac, je ne vois pas votre nom sur la liste des exposés. » Delphine de Vigan, première phrase de No et Moi

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Enrobage : No et Moi, de Delphine de Vigan
Fève : France / No et Moi
Ecadossage : Elle avait l’air si jeune. En même temps il m’avait semblé qu’elle connaissait vraiment la vie, ou plutôt qu’elle connaissait de la vie quelque chose qui faisait peur. D. V.
Adolescente surdouée, Lou Bertignac rêve d’amour, observe les gens, collectionne les mots, multiplie les expériences domestiques et les théories fantaisistes. Jusqu’au jour où elle rencontre No, une jeune fille à peine plus âgée qu’elle. No, ses vêtements sales, son visage fatigué, No dont la solitude et l’errance questionnent le monde. Pour la sauver, Lou se lance alors dans une expérience de grande envergure menée contre le destin. Mais nul n’est à l’abri…
Ganache : Roman / Réaliste, Poétique
Tempérage :  250 pages /1,1 cm / Le Livre de Poche / 6€

On est capable d’envoyer des avions supersoniques et des fusées dans l’espace, d’identifier un criminel à partir d’un cheveu ou d’une minuscule particule de peau , de créer une tomate qui reste trois semaines au réfrigérateur sans prendre une ride , de faire tenir dans une puce microscopique des milliards d’informations . On est capable de laisser mourir des gens dans la rue.

Vous connaissez la poésie en prose ? Ce livre est un bon exemple.

Si l’histoire n’a rien d’exceptionnelle, même si elle est touchante, ce livre mérite tout de même d’être lu : au moins pour le plume de Delphine de Vigan et pour sa magnifique dénonciation : on fait des  choses extraordinaires comme envoyer des hommes dans l’espace mais on est pas capable de sauver une personne de la rue, de lui tendre la main, de vouloir l’aider.

No-et-moi-Delphine-de-Vigan

Couverture de mon édition de No et Moi

Avec une Pépite (surnom de la narratrice) très attachante et pleine de grand théorie sur le monde, on passe un moment excellent en essayant de sauver No, une sdf elle aussi attachante.
Et malgré l’histoire d’amour trop prévisible (l’intello et le bad boy), le roman est une pépite (sans mauvais jeu de mot) qu’il faut lire d’urgence ! Parce que l’écriture est magnifique et les personnages attachants et suffisamment réalistes : c’est à 13 ans qu’on veut sauver le monde, quand nos moyens sont les plus restreints…

Couverture : 2/3 => Une couverture qui représente bien le début du livre mais qui n’est pas plus belle que ça…
Ecriture : 6/6 => Une magnifique écriture poétique et belle : Delphine de Vigan a une plume exceptionnelle !
Personnages : 4,5/6 => Des petits personnages attachants et réalistes.
Histoire : 4/5 => Une histoire simple mais belle et qui donne une touche d’espoir au monde.

Bilan :  17/20=> Chocolat noir Supplément orange !
Supplément noisette de même les sorcières lisent

¿ Et vous, vous en avez pensé quoi ?

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Wonder : Ne t’arrête pas, de Palacio

« Je ne suis pas un garçon de dix ans ordinaire, c’est certain. » R.J. Palacio, première phrase de Wonder

Il ne suffit pas d’être amical, gentil. Il faut être un ami.

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Enrobage : Wonder, de R.J. Palacio
Fève : Etats-Unis / Wonder
Ecadossage : Ne jugez pas un livre garçon sur sa couverture son apparence.
« 
Je m’appelle August. Je ne me décrirai pas. Quoi que vous imaginiez, c’est sans doute pire. »
Né avec une malformation faciale, August, dix ans, n’est jamais allé à l’école. Aujourd’hui, pour la première fois, ses parents l’envoient au collège… Pourra-t-il convaincre les élèves qu’il est comme eux ?
Ganache : Roman / Réaliste
Tempérage :  408 pages /3,3 cm / Pocket Junior / 17€90

Alors, l’univers est-il un loto géant ? Vous achetez un ticket à la naissance . Et que vous ayez un bon ticket ou pas, c’est juste une question de hasard. 
À force, la tête me tourne, puis d’autres pensées surgissent et m’apaisent , comme pour arranger les choses. Non, non , tout n’est pas la faute du hasard. Si c’était le cas, l’univers nous abandonnerait complètement. Alors il prend soin de ses créations les plus précieuses par des moyens invisibles à nos yeux. Comme des parents qui vous aiment aveuglément. Une grande soeur qui se sent coupable de chercher à vivre en dehors de vous. Un gamin à la voix rauque qui a renoncé à ses amis pour être votre ami. Même une fille aux cheveux roses qui garde une photo de vous dans son portefeuille . 
Peut être que c’est une grande loterie, mais l’univers, en fin de compte, se charge de rétablir l’équilibre. L’univers prend soin de tous ses oisillons.

Il y a de ces romans qui vous touchent profondément. Wonder fait parti de ceux-là.

Courage. Gentillesse. Amitié. Caractère. Ce sont les qualités qui nous définissent comme humain, et nous propulsent, parfois, vers la grandeur (de l’âme).

Wonder est de ces romans qui vous rend honteux : tout le long du roman, j’ai ris, j’ai souris mais j’avais honte, j’étais gênée de rire d’un tel sujet. Et pourtant, j’ai adoré. Complètement. Premièrement parce qu’August est très attachant et que lui même riant de lui, il nous fait déculpabiliser.
August est de ces personnages qu’on n’oublie pas simplement, déjà parce qu’il est attachant mais aussi parce qu’il est courageux, déterminé, drôle, gentil… C’est vraiment quelqu’un de bien, on le sent, le ressent.
Summer est, elle aussi, quelqu’un de bien. Première amie d’August : elle s’est jeté à l’eau pour découvrir cette magnifique (intérieurement, on est d’accord…) personne.
Mais mon personnage favori, celui qui a fait que ce roman est un réel coup de cœur, c’est Jack. Pourquoi diriez-vous ? Vous avez raison, il n’est pas extraordinaire mais je me suis retrouvée parfaitement, exactement en lui. J’ai eu l’impression d’être lui. Vraiment. Je me suis déjà mis à la place de personnages, j’ai déjà eu l’impression de les comprendre, qu’ils me comprennent… mais jamais autant qu’avec Jack. Parce que Jack, c’est exactement moi.

Si je devais pointer un bémol, (et c’est le seul et unique que j’ai trouvé) c’est Justin qui écrit sans majuscule. C’est vraiment très stressant…
Justin, en plus d’être le petit ami de Via, la sieur d’Auggie (surnom d’August), est aussi le personnage que j’ai le moins aimé… à cause de sa façon d’écrire. Ça m’a gênée…

Ce roman est magnifique. Superbement écrit (si on fait l’impasse sur Justin), il nous livre de magnifiques émotions et ne sonne pas tragique par son humour léger et appréciable qui rythme toute l’histoire.

Je fais une petite dédicace toute particulière à M. Browne, professeur d’anglais, et à ses préceptes dont je citerais le premier « Lorsqu’on a le choix entre être juste et être bon, il faut choisir la bonté » (Dr. Wayne W. Dyer) sur lequel je vous laisse méditer.

Wonder, de R.J. Palacio. J'ai trouvé ce livre réellement magnifique. C'est un véritable coup de cœur.

Couverture de mon édition de Wonder

Couverture : 2,5/3 => Je trouve cette couverture simple mais très belle.
Ecriture : 4,75/6 => Très bien écrit, malgré Justin…
Personnages : 5,5/6 => Les personnages sont beaux, puissants, attachants. Et Jack… jamais vu un personnage qui me ressemble autant (oui, j’assume même ses mauvais choix).
Histoire : 4/5 => L’histoire est belle, magnifique même. Puissante et touchante, elle fait réfléchir (du moins qu’en on se sent aussi touché que moi…)

Bilan :  16,75/20=> Chocolat noir Supplément orange !

¿ Et vous, vous en avez pensé quoi ?

PS : Keep calm and don’t be a Julian*

*Reste calme et ne sois pas un Juian

Le Petit Prince : Dessine-moi un mouton, de Saint-Exupéry

« Lorsque j’avais six ans j’ai vu, une fois, une magnifique image, dans un livre sur la forêt vierge qui s’appelait Histoires vécues. » Antoine de Saint-Exupéry, première phrase de Le Petit Prince

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Enrobage : Le Petit Prince, de Antoine de Saint-Exupéry
Fève : France / Le Petit Prince
Ecadossage : Rencontre avec la poésie de l’enfance…
Ganache : Conte / Poésie, Philosophie
Tempérage :  97 pages /0,6 cm / folio / 6€80

Et si je connais, moi, une fleur unique au monde, qui n’existe nulle part sauf dans ma planète, et qu’un petit mouton peut l’anéantir d’un seul coup, comme ça, un matin, sans se rendre compte de ce qu’il fait, ce n’est pas important ça !

Les grandes personnes aiment les chiffres. Quand vous leur parlez d’un nouvel ami, elles ne vous questionnent jamais sur l’essentiel. Elles ne vous disent jamais : « Quel est le son de sa voix ? Quels sont les jeux qu’il préfère ? Est-ce qu’il collectionne les papillons ? » Elles vous demandent : « Quel âge a-t-il ? Combien a-t-il de frères ? Combien pèse-t-il ? Combien gagne son père ? » Alors seulement elles croient le connaître. 

Quand la poésie rencontre le désert.

Je ne vous apprends rien en vous disant que ce livre est magnifique. Quand on le lit, on se rend compte qu’on est devenu une grande personne. Ces gens incompréhensible, qui ne comprennent rien à la poésie du monde.

Je ne sais même pas pourquoi je fais une critique de ce livre, parce qu’il est incriticable. Il a une âme d’enfant si mignonne, une puissance, une poésie… Ce livre c’est un peu un rêve. Et on ne critique pas les rêves… Alors je vais vous laissez le lire, sans rien en dire.

petit prince

Couverture de mon édition de Le Petit Prince

Couverture : 2/3 => Comme tout le livre : simple, beau et poétique.

Ecriture : 5/6 => C’est super bien écrit; une poésie de prose !
Personnages : 5/6 => Le petit prince est très attachant et le narrateur bien sympathique…
Histoire : 4/5 => Une jolie histoire simple, mais qui fait réfléchir, et qui me rappelle mon beau voyage au désert !

Bilan :  16/20=> Chocolat noir Supplément orange ! (Comme le gâteau que j’ai fait hier…)

¿ Et vous, vous en avez pensé quoi ?

Nos étoiles contraires : I will be here, de Green

« L’année de mes dix-sept ans, vers la fin de l’hiver, ma mère a décrété que je faisais une dépression. » John Green, première phrase de Nos étoiles contraires

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Enrobage :Nos étoiles contraires, de John Green
Fève : Etats-Unis / The fault in our stars
Ecadossage : Entre rire et larmes, le destin bouleversant de deux amoureux de la vie.
Hazel, 16 ans, est atteinte d’un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l’évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu’elle s’y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d’autres jeunes malades.
C’est là qu’elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature. Entre les deux adolescents, l’attirance est immédiate.
Et malgré les réticences d’Hazel, qui a peur de s’impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d’amour commence… les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie.
Ganache : Roman / Romance, Pathétique (Qui provoque des émotions)
Tempérage :  327 pages /2,2 cm / Nathan / 16€90
P’tit plus : Le film devrait bientôt sortir au cinémas !

-Balançoire atrocement seule recherche maison accueillante.
-Balançoire seule, un brin pédophilique, recherche derrières d’enfants, ai-dit.
Il a ri.
-Voilà pourquoi.
-Quoi ?
– Voilà pourquoi tu me plais. Est-ce que tu te rend compte à quel point c’est rare de tomber sur une fille canon capable d’inventer un adjectif avec « pédophile » ? Tu es trop occupée à être toi-même, tu ne réalises pas que tu es exceptionnelle.

.

« – Tant qu’on ne l’allume pas, la cigarette ne tue pas, a-t-il déclaré, quand maman est arrivée à ma hauteur. Et je n’en ai jamais allumé une seule de ma vie. C’est une sorte de métaphore. Tu glisses le truc qui tue entre tes lèvres, mais tu ne lui donnes pas le pouvoir de te tuer. »

.

 – Les gens n’ont pas conscience du poids des promesses qu’ils font au moment ou ils le font.
Isaac m’a jeté un regard assassin.
– Oui, bien sur. Ça n’empêche pas de les tenir quoi qu’il arrive. C’est ça, l’amour. C’est tenir sa promesse quoi qu’il arrive. Tu ne crois pas au grand amour ? »

 

Émouvant, touchant, pourquoi ?

(Ne me demandez pas pourquoi j’ai mis cette chanson, elle me fait trop penser à ce livre.)

Beau et douloureux.
« Sans souffrance, comment connaître la joie ? »

Nos étoiles contraires, oui, ce livre est un étoile. Un joyaux de la littérature. Un royaume.
Comme dit le Time Magazine, « ça frôle le génie », c’est extraordinaire. On ne peut pas en parler. C’est triste mais si beau. C’est la joie des pleurs. Pour citer Markus Zusak, un auteur que j’adore, « on pleure, et on en redemande », parce que c’est excellent. L’auteur joue de nos sentiments, nous fait vivre un vrai voyage. En ces quelques trois cents pages, on vit un quantité d’émotions : c’est magnifique comme on passe de l’une à l’autre.

On a l’impression d’une sorte de journal intime, ou même, plus intime encore, d’être dans les pensées de l’héroïne. On ressent sa maladie, son combat, son amour. On vit, pour quelques instants, entre la vie et la mort. Parce que c’est plus qu' »une fille qui a le cancer, qui rencontre un gars qui avait le cancer », c’est « un roman sur la vie, la mort et les gens qui se retrouvent coincés entre les deux. »

Comme ça, à voir le nombre de guillemets, on peut penser que je n’ai pas d’avis, mais tant de gens ont donné un avis si juste, et mes mots sont si faible…

Hazel, l’héroïne, est si attachante malgré qu’elle veuille que sa mort touche le moins de monde possible : elle ne veut pas faire souffrir, elle a l’impression d’être une « grenade ».
Augustus, le Gus, le survivant, l’énergique. Si attachant, je l’adore. /!\ Spoiler /!\ On ne peut que le pleurer, /!\ Spoiler /!\ avec ces façons, ces prévisions, ses préfunérailles.
Et Isaac, si fort lui aussi, j’aurais vraiment voulu l’avoir en ami. C’est quelqu’un d’immense.
En fait, tous les personnages sont terriblement attachants.

Ce livre est vraiment magnifique. Sous son allure simple, il est complexe est magnifique (je me répète, je sais…). L’écriture peut paraître enfantine au premier abord, mais en réalité, on ne pouvais pas l’écrire différemment : il faut cette écriture pour s’attacher à ce point aux personnages. Parce qu’elle nous permet d’être vraiment prêt d’eux, au plus près.
John Green a signé un roman éblouissant, magnifique, magique. On ne peut que vivre après ça.

Si je devais résumer Nos étoiles contraires en une phrase, je dirais : « C’est l’histoire d’une jeune cancéreuse et d’un jeune en rémission qui se battent pour la vie, même si les chances de survie sont faible, qui se battent pour le bonheur. »
Si je devais qualifier Nos étoiles contraires en trois mots, je dirais : « Magnifique, émouvant, puissant. »
Si je devais tirer une morale de Nos étoiles contraire, je dirais : « Il ne faut jamais cesser de se battre, le bonheur est tout près. »
Finalement, ce que je vais dire c’est ; « Lisez Nos étoiles contraires, tant qu’on ne l’a pas lu, on ne peut pas comprendre. »

Couverture de la version anglaise. La couverture de mon édition est la même, en français !

Couverture : 2,9/3 => Simple, magnifique. Que voulez-vous de plus ?
Ecriture : 5/6 => C’est l’écriture qu’il faut. Même si elle est simple, elle nous fait nous sentir près des personnages.
Personnages : 5,5/6 => Vivant, même s’ils sont entre la vie et la mort, ils sont si vivants !
Histoire : 4,7/5 => Magnifique ! Excellent ! Comment ne veux-tu pas pleurer avec ça ?

Bilan :  18,2/20=> Chocolat noir Supplément orange !
Supplément noisette de Phebusa

¿ Et vous, vous en avez pensé quoi ?

 

-OK.
-OK.

Pour parler de la bande-annonce, je sais pas si tout le film est comme ça, mais si oui, ça me convient, je la trouve assez fidèle au livre, même s’il y a des différences, il y aura toujours des différences…

Pause Movie du 05/03/2014

Hello everybody !

Aujourd’hui, pour la Pause Movie je vous propose un film coréen (dédicace à ma meilleure amie <3) nommé 200 Pounds Beauty.

Ce film est un magnifique film sur la discrimination à cause du physique : on refuse à une chanteuse à la voix magnifique la scène et on l’oblige à chanter pour une autre car elle est trop grosse… L’histoire est magnifique et a une vraie morale dans notre monde du toujours plus fin, toujours plus beau, toujours plus riche.

Le film est en coréen sous-titré français, et ça ne m’a pas dérangé même si je déteste les sous-titres. Vous pouvez le regarder sans risque, sauf celui de laisser couler une larme… Une histoire touchante, magnifique et tellement probable ! A voir de toute urgence !